I. A FAISANE, transporlco
Du blanc sur le clicmin!
CIIANTECLER.
Du bleu sui- la rivière!
LA FAISANE, dans un grand cri.
Le soleil! Le soleil!
Il est là! je le a ois!
Mais il faut l'arracher de derrière ce bois!
Et tous les deux, reculant ensemble, ont l'air de tirer à eux et d'arracher. Chanlcclcr, allongeant son chant coniTne pour haler le soleil :
Co...
LA FAISANE, criant sur le chaut du Coq.
Il vient!
CHANTECLEn.
...co...
LA FAISANE
Voici...
CHANTECLEU.
,..ri...
...qu'il sort...
CUAKTECLER.
...co!
LA FAISANE
...de VoTmeî
CIIANTECLER, dans un dernier cri sec et désespéré.
Cocorico !
Us chancellent tous deux, inondés brusquement de lumièra.
Enfin! c'est fait!
Il dit avec satisfaction :
Il est énorme!
Et vient tomber épuisé contre iin talus. LA FAISANE, courant à lui, tandis que tout achève de s'illuminer.
Un chant pour saluer le beau soleil levant!
CHANTECLER, tout bas.
ISon! je n'ai plus de voix. Je l'ai donnée avant.
El conimo tous les coqs clmnlent dans la plaine, il ajoute doucement :
Ça ue fait rien. Il a les fanfares des autres.
LA FAISANE, surprise.
Comment! quand il paraît il n'entend pas les vôtres?
Non, jamais.
LA FAISANE, se rd voilant.
Mais alors, il croit peutclre bien Que c'est eux qui l'ont fait lever?...
CHANTECLEft.
Ça ne fait rien!
LA FAISANE
Mais...
CIIANTECLER.
Chut! Viens sur mon cœur, que je te remercie. L'aurore n'a jamais été plus réussie.
LA FAISANE
Mais par quoi serez-vous payé de votre mal?
CIIANTECLER.
Par les bruits de réveil qui montent de ce val!
En effel, les rumeurs de la vie commencent à monter.
Dis-les-moi. Je n'ai plus la force de les suivre.
LA FAISANE, qui court se penciier au bord du promontoire, et écoule.
J'entends un doigt qui frappe au bord du ciel de cuivre.,
G U .A N T E C L E n , les yeux fermés.
L'Angélus.
LA FAISANE
D'autres coups qui semblent être un peu Un Angélus de l'homme après celui de Dieu...
La forge.
LA FAISANE
Un meuglement, puis un chant...
La charrue.