‹ ChantillyChapitre 103 sur 105 · C H A P 1 T RE XI X · texte numérisé non relu

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plaisir à suivre le travail de la meute appartenant au duc de Chartres. Comme tous ceux de sa race, l’art de la vénerie l’intéressa toujours.

Au commencement de 1896, eurent lieu les fiançailles de la princesse Marguerite, seconde fille de M. le duc et de Mme la duchesse de Chartres. La main de la princesse était accordée à M. de Mac-Mahon, duc de Magenta. Le duc d’Aumale offrit Chantilly pour y célébrer le mariage religieux ; il voulut donner à cette cérémonie toute la solennité possible, par affection pour la princesse sa petitenièce, et heureux de témoigner ainsi à Mme la maréchale de Mac-Mahon et à tous les siens le souvenir qu’il gardait au noble soldat dont le fils allait devenir son neveu. Tous les princes de la maison d’Orléans présents en France, les parents et les amis du fiancé, ainsi que ses camarades de régiment, se trouvèrent à Chantilly, dont ce mariage fut la dernière fête.

A la fin de l’été de cette même année 1896, Sa Majesté la reine des Belges, accompagnée de la princesse Clémentine sa fille, se rendant à l’invitation du duc d’Aumale, vint à Chantilly. Depuis longtemps cette visite était désirée de part et d’autre, il est souvent difficile aux reines de faire leur volonté. Le prince professait pour la reine Marie- Henriette, sa nièce, une grande affection jointe à une

profonde estime. Chaque année, il passait quelques jours auprès de Sa Majesté soit à Spa, soit dans quelque autre des résidences royales de Belgique. La reine voulut voir Chantilly dans tous ses détails et fit aussi une visite à l’hôpital Condé, qu’elle savait être l’objet de la charitable prédilection de son oncle.

Au mois d’octobre, la reine de Portugal s’annonça chez le duc d’Aumale. Il ne l’avait pas revue depuis son mariage, mais rien de ce qui la concernait ne lui était étranger. 11 suivait avec intérêt la vie de la jeune reine ; il savait qu’elle avait conquis son nouveau pays par sa charité, par ses qualités de cœur et d esprit ; enfin il était fier de l’attachement plein de respect qu elle sait inspirer à tous.

La visite de la reine Amélie de Portugal est la dernière des visites royales que reçut Chantilly; les reines, l’une et l’autre, avaient désiré y revenir l’année suivante, Dieu ne le permit pas.

L’hiver venu, le duc d’Aumale ne quitta sa demeure que pour des apparitions à Paris, où I appelaient les séances de 1 Académie française, de l’Académie des Beaux-Arts ou des Sociétés savantes dont il faisait partie; il aimait à se retrouver au milieu d’elles, à connaître leurs travaux, a leur faire part des siens.

En 1897, comme chaque année au printemps, il quitta

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