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Chapitre v

sur les jardins et de l’autre sur une grande pelouse qui borde la forêt ; près de ce cabinet, on en trouve deux autres de moindres dimensions *, dont l’un donne entrée dans une galerie éclairée par cinq fenêtres, vis-à-vis desquelles sont placées des tables des plus beaux marbres, montées sur des pieds de sculpture dorée. M. le Prince a consacré ce lieu à la mémoire de monsieur son père et a commencé à y faire mettre des tableaux qui représentent les actions de ce prince1 2. » Puis vient la description des parterres avec leurs ornements, des cascades, de l’Orangerie, de la Ménagerie, et surtout de Sylvie : « C’est une espèce de petit château qui n’est composé que d’un appartement bas de quatre pièces... On voit au delà un fort beau jeu de mail et un de longue paume ; au deçà, un grand manège, et à côté sont les jeux de l’arquebuse et de l’arbalète, avec de grands portiques d’architecture au milieu de grandes allées... Le labyrinthe est si rempli de détours qu’il est presque impossible de ne s’y pas égarer; il est aussi ingénieusement imaginé que tout le reste de Chantilly . ».

Chacun des jours de la visite du Dauphin à Chantilly

1 De ces deux cabinets on a fait plus tard le salon des Singes, ou grande Singerie.

2 Nous retrouvons actuellement, à peu de chose prés, cette galerie comme elle est décrite ici.

fut rempli par les divertissements les plus variés, les mieux imaginés, les plus magnifiquement exécutés. Les chasses, de tout temps un des attraits de ce lieu, y tinrent une grande place ; le Dauphin fut courre le loup jusqu’à Merlou (Mello).

Henri-Jules dépensa à Chantilly des sommes prodigieuses ; tout ce qu’il y créa mérite approbation, excepté les façades extérieures de Mansart ; mais il est rare de ne sacrifier en rien au goût de l’époque à laquelle on appartient.

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