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Chapitre x

les tableaux furent replacés dans la galerie des batailles. Nous verrons plus tard vitraux et boiseries, merveilles de la Renaissance, orner Chantilly reconstruit.

Dès la rentrée en France de Mme la duchesse de Bourbon, le duc son mari se présenta chez elle, malgré les conseils qui lui étaient prodigués pour l’engager à divorcer. La princesse Louise de Condé, sa sœur, le dissuada d’écouter ces avis, que blâmaient ses sentiments religieux ; elle parla à son frère au nom de l’inaltérable affection qu’elle lui portait, de la dignité de leur nom qu’elle avait tant à cœur, du souvenir si cher de son fils, enfin de l’amitié sincère qu’elle conservait pour sa belle-sœur. La princesse fut écoutée, le duc repoussa toute idée de divorce.

Mme la duchesse de Bourbon sut toutes les intrigues qui se nouaient à ce sujet ; elle eut la sagesse de n’en rien laisser paraître. M. le prince de Condé, son beau-père, l’avait revue avec plaisir ; la princesse Louise était restée son amie ; et son mari en vint à lui demander d’oublier le passé, maintenant que pour l’un et l’autre l’âge était venu, la priant de rentrer dans sa demeure qui lui était ouverte et où elle trouverait tout le respect, toutes les attentions qui lui étaient dus. Malheureusement pour le duc, ce projet n’eut pas de suite, et il resta livré à de néfastes influences.

Louise-Marie-Thérèse-Bathilde d'Orléans, duchesse de Bourbon, mourut presque subitement le io janvier 1822, à Sainte-Geneviève, où elle assistait à la neuvaine annuelle eu 1 honneur de la patronne de Paris. Pendant qu elle priait, la duchesse s’évanouit ; on la transporta à la Sorbonne, où elle cessa de vivre sans avoir repris connaissance.

Le duc de Bourbon n’était pas à Paris ; il ne put arriver que dans la nuit; le duc d’Orléans, neveu très aimé de la princesse, accouru en toute hâte, ne put recueillir que son dernier soupir.

Mme la duchesse de Bourbon avait demandé à reposer au milieu des siens; cette volonté fut respectée ; le duc d Orléans conduisit son corps à Dreux, sépulture de sa maison; elle y est, suivant son désir, au milieu de ceux de son nom.

Le duc d Orléans rentra à Paris après les funérailles de sa tante, le 16 janvier à 8 heures du soir; à 9 heures, naissait le cinquième de ses fils ; ce fils s’appela Henri- Eugène-Philippe-Louis d Orléans, duc d’Aumale. L’enfant fut présenté au baptême par Son Altesse Sérénissime Louis- Henri-Joseph de Bourbon, duc de Bourbon, prince de Condé, duc d’Enghien, duc de Guise, comte de Clermont, etc., etc., son grand-oncle, et par Mme la princesse

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