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Chapitre xiii

nir politique de l’Europe en général, de la France en particulier. Suivant avec l’attention d’un esprit éclairé et non

prévenu la marche des événements, il ne se faisait pas illusion sur l’état de la France, qu’il connaissait bien malgré

l'éloignement, ni sur les sentiments des Etats voisins à l’égard de notre pays.

La déclaration de guerre ne le surprit pas, mais rendit son anxiété plus vive, sans pourtant, ainsi qu’il le dit plus tard, concevoir jamais la pensée des désastres sans nom qui accablèrent la pauvre France. 11 espérait que les premiers combats se décideraient en notre faveur, mais se demandait anxieusement ce que serait la fin de cette guerre !

Les princes revinrent aussitôt en Belgique, attendant les premiers engagements. Comment exprimer ce que ressentit cette âme si française, si patriote, à la nouvelle de Sedan 1 Et ce n’était que le commencement du calvaire que la France devait gravir !

Au lendemain de ces premiers désastres, les princes d’Orléans offrirent de servir dans les rangs de l’armée. Cette offre fut déclinée, l’Empire leur opposa la loi de bannissement qui pesait sur eux.

Quelques jours après, l’Empire tombait à son tour. Les princes vinrent alors à Paris réclamer le droit de donner leur vie pour leur pays ; la République, comme l’Empire, leur refusa cette faveur; il fallut donc reprendre le chemin de l’exil.

Le duc d’Aumale retourna en Angleterre, l’âme remplie

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