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Chapitre xi ii

Dès sa jeunesse, le duc d’Aumale s’était plu à baptiser les avenues de ce parc de noms célèbres en Afrique ou dans sa famille. Le jeune prince aimait particulièrement la chasse à tir, il y était habile, comme aux autres exercices de ce genre; Chantilly les lui offrait tous, et son père se plaisait à les lui procurer.

Le 1 5 janvier 1872, le château retrouva quelque animation; la princesse Marguerite, fille du duc de Nemours, épousait le prince Ladislas Czartorysky. Après la bénédiction nuptiale donnée en l’église paroissiale par le vénéré et grand évêque d’Orléans, Mgr Dupanloup, l’ami si fidèle de la famille royale, une réception eut lieu au château. Pour la première fois depuis leur rentrée en France, tous les princes se trouvaient réunis, à l’exception du duc de Chartres, retenu par le service en Algérie. C’est aussi pour cette circonstance que les tableaux de la galerie des Batailles revinrent d’Angleterre et reprirent leur place, la galerie étant à ce moment le seul appartement en état de recevoir cette nombreuse réunion.

Au printemps de cette année, le prince de Galles fît une première visite à Chantilly ; dans la suite , ce prince reviendra souvent .

Hélas ! ces jours d’apaisement passèrent trop rapidement ; une épreuve qui renouvelait toutes les autres était

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encore réservée au duc d’Aumale ; son fils unique, le duc de Guise, atteint à Paris de la fièvre typhoïde, lui est enlevé en quelques jours. Il meurt à dix-huit ans, ayant fait à Dieu le sacrifice de sa jeune vie, ne regrettant, ainsi qu’il l'a dit, que son père qu’il laissait dans un abîme de douleur. L’âme de cet enfant béni était trop blanche et trop parfaite pour ce triste monde; elle y eût souffert; Dieu ne le permit pas !

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