C II A P I T R E X V I
président de la République (y mars 1889), ouvre à l’exilé les portes de la France ; sa joie fut grande ! Le duc d’Aumale rentra à Paris après trente-deux mois et demi d’absence, le 9 mars ; il se rendit d’abord à l’Élysée pour remercier le président, et le fit en quelques paroles dont M. Carnot se montra aussi ému que le prince letait luimême.
De toutes parts on témoigna à l’exilé les sentiments que son retour inspirait ; Chantilly le reçut avec allégresse, la population entière l’entoura, et le conduisit jusqu’aux portes du château : il y rentra avec une émotion que comprendront ceux qui ont subi les tristesses de l’exil.
En mémoire de ce retour, les habitants de Chantilly, au moyen d'une souscription où chacun voulut apporter sa part, firent frapper une très belle médaille : d’un côté une figure assise contemplant la France dans le lointain, et le mot Spes; de l’autre, une figure debout, les bras élevés, tient dans sa main droite une branche d’olivier ; à ses pieds la population de Chantilly et le château ; puis l'inscription : « A S. A. R. Monseigneur le duc d’Aumale en souvenir du 1 1 mars 1889 r, les habitants de Chantilly reconnaissants ». La médaille est signée : A. Patey.
Le prince donna aussitôt les ordres nécessaires au retour
1 Le prince était arrivé en France le 9 mars, il rentra à Chantilly le 1 1.
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de tout ce qui avait été transporté, soit dans sa maison d’Angleterre, soit dans celle qu’il habitait à Bruxelles ; les livres, les tableaux, les dessins précieux revinrent donc bientôt reprendre leur ancienne place.