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Danloux, 200 francs. Le prince avait commencé une petite collection de curiosités avec des objets de bronze provenant d’une maison de Pompei déblayée en sa présence en novembre 1843 ; il voulut la continuer par l’adjonction d'objets modernes, et, peu connaisseur encore, ne put ques’en rapporter à la compétence d'Eugène Lami, qui me semble avoir été parfois en défaut. On regardait d’ailleurs de moins près qu'aujourd'hui les objets, peutêtre authentiques, mais plus ou moins « retapés », qui encombraient les boutiques des marchands de curiosités, et surtout on ne s’inquiétait guère de la provenance. C'est ainsi que Lami acquit pour le prince des armes et pièces d’armure dont l’origine nous inquiète; j'avoue qu'une « épée venue d'Allemagne et attribuée au Grand Condé » paraît de nature à inspirer des doutes, bien que la poignée d'ivoire ciselé soit ornée de l’écusson des Condé. Par contre, on est en confiance devant une armure afghane acquise à cette époque, comme devant les fusils albanais et arabes, sabres turcs, armure circassienne donnée par le grand-duc Constantin, poignard enrichi de pierres précieuses, cadeau du bey de Tunis, et surtout devant les trophées de la Smalah, poignard d’Abd-el-Kader orné de perles, etc., etc. Des vases de différentes formes en porcelaine de Chine, bien authentiques, qui furent alors acquis, je ne regretterai que les ornements de cuivre que leur infligèrent les marchands parisiens. Dans la série des porcelaines françaises se glissèrent quelques faux qui furent ensuite écartés de la collection. Complète sécurité pour les belles pendules du xvri° et du xvrr° siècle achetées de 1845 à 1848 et qui ornent aujourd’hui les salons de Chantilly. Sur la grande armoire de Boulle qu'on voit au bout de la galerie des Batailles, Lami fit rapporter des cuivres sur la date desquels on ne peut se tromper. De cette époque aussi, les grandes torchères à