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têtes de nègre, qui s'accordent mal avec la décoration Louis XV de l'appartement. Ce sont détails dont le duc d'Aumale n'avait guère le temps de s'occuper; s'il passa en France toute l’année 1845, il retourna en Afrique en 1846, fit un dernier séjour à Chantilly en 1547, et, nommé gouverneur général de l'Algérie, partit à la fin de septembre pour exercer ces hautes fonctions, où il allait se révéler administrateur de premier ordre. La duchesse le rejoignit avec son jeune fils le 9 novembre; elle ne devait plus revoir ce charmant Chantilly où elle avait connu le plus pur bonheur. Tout semblait sourire au duc d'Aumale, lorsque se produisit le coup de foudre du 2, février 1848. On sait avec quelle dignité, quelle abnégation patriotique, le brillant général remit ses pouvoirs aux commissaires du nouveau gouvernement et prit le chemin de l'exil. Cette fois, Chantilly ne fut pas confisqué, mais les décrets de janvier 1852 en prononcèrent l’aliénation forcée dans un bref délai, à peine de confiscation ; le duc d'Aumale trouva des acquéreurs pour ses biens, dont le retour éventuel lui fut assuré par des arrangements secrets. L'habitation du château fut louée à l’embassadeur d'Angleterre, lord Cowley, puis au comte Duchâtel et à son gendre, le duc de La Trémoille.
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