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que par les revues des journaux. Je vois que le succès a été grand, et je m'en réjouis de tout mon cœur. Votre lettre a devancé votre comédie, que j'ai grande hâte de lire. Hélas ! j'aimerais mieux encore l'entendre ; je suis incurable à cet égard, même au moment où l’on vient, au bout de vingt ans (vingt ans, grand Dieu!) d'ajouter une nouvelle pierre à la barrière de mon exil.
Mais les destins et les flots sont changeants…
On sait encore son Béranger, et surtout on aime toujours les vieux amis ». Les destins, en effet, allaient bientôt changer. La guerre est déclarée. L'Empire tombe. Le duc d’Aumale, ses frères et ses neveux, brûülent de se battre. On sait que le prince de Joinville et le duc de Chartres purent seuls, en cachant leur nom, prendre part à la défense du sol sacré de la patrie. Le duc d’Aumale était trop connu pour pouvoir suivre leur exemple héroïque. Repoussé de partout, il doit repasser la frontière, et il contemple impuissant l’agonie de la France. Il ne put rentrer librement à Paris qu'au mois de juin 1871.