LA NUIT
L'a-t-on vu s'effrayer du nombre , • Pâlir aux cris des combattons?
Que la nuit est terrible et sombre !
Quels sont ces lugubres accens?
Souvent j'ai brave la tempête ;
Des flots j'ai dompte la fureur :
L'aquilon , grondant sur ma tête,
N'a pas fait palpiter mon cœur ;
Jusque dans leur caverne sombre
J'ai suivi les monstres errans ;
« « Ai-je entendu la voix d'une ombre
Où le murmure des torrens?
Seul , appuyé contre la pierre , Marhalah, qui couvre tes os , »
Combien de fois, la nuit entière,