‹ Chants armoricains, ou Souvenirs de Basse-BretagneChapitre 57 sur 79 · LA NUIT · texte numérisé non relu

LA NUIT

L'a-t-on vu s'effrayer du nombre , • Pâlir aux cris des combattons?

Que la nuit est terrible et sombre !

Quels sont ces lugubres accens?

Souvent j'ai brave la tempête ;

Des flots j'ai dompte la fureur :

L'aquilon , grondant sur ma tête,

N'a pas fait palpiter mon cœur ;

Jusque dans leur caverne sombre

J'ai suivi les monstres errans ;

« « Ai-je entendu la voix d'une ombre

Où le murmure des torrens?

Seul , appuyé contre la pierre , Marhalah, qui couvre tes os , »

Combien de fois, la nuit entière,

Page 1