LA NUIT
N'ai-je pas goûté le repos?
Vainement les feux du tonnerre A mes pieds venaient e'clater :
Quel est ce pâle luminaire Qu'un fantôme semble agiter?
Quand ton, glaive sur le rivage , Rivallon , répandait la mort , * De ton bras rouge de carnage M'a-t-on vu redouter l'effort?
M'a-t-ori ,vu de ton cri de guerre,
Faible soldat, m'e'pouvanter?
Eh quoi ! cet oiseau funéraire Ne cessera-t-il de chanter?
1 Seul , appuyé contre U pierre, MtrhaUh , qui courre tes os .
Dumarbalab , nom d'une ancienne famille du Morbihan.
* Quand ton glaive sur le rivage , Ri vallon, répandait la mort.
Rivallon , c'est le même que Murmazon ou-Ur-Maz-Han. Voir d' Argentré , Ht. h, p. 134b
U%ubt.
La nuit «'enfuit ; l'aube naissante, A chaque instant plus éclatante , Dore les champs d'Amenesoux ; * Le soleil luit ; le ciel est doux ; Amis, éveillezr-vous.
EntendWvous la voix légère De la fauvette de Cledère Qui dit un dernier chant d'amour?
Il va cesser ; voici le jour :
L'ajnant est de retour.
• # Le spectre a diqparu. Tout, jusqu'à la mort même,
Recule devant le guerrier.
iB.