‹ Chants armoricains, ou Souvenirs de Basse-BretagneChapitre 59 sur 79 · L'AUBE · texte numérisé non relu

L'AUBE

Prends la serpe d'airain, toi, La vierge qu'il aime Coupe le pied du coudrier.

Levés votre tête imposante,' Chênes sacres, bois protecteurs, Et que votre ombre bienfaisante Couvre la terre des vainqueurs.

Que jamais l'insulaire avide Ne puisse aborder ces vallons ; Ou , découvrant son front perfide , Qu'il nous dise enfin : • Combattent. ■

1 Dore les champs d'Amenezoux.

Amenexoux , hameau du pays de Léon.

S/&krou.

« LèvE-toi, Méaga ; j'entends les cris d'alarmes : ' La mort a plané sur nos champs ,

La colline a redit le cliquetis des armes , Albin ramène ses enfans.

Monte sur le coteau , cherche sous le feuillage

Un abri contre leur fureur.

Nos bras sont impuissans : que font contre la rage

Et l'espérance et la valeur? »

Ainsi parlait Celtos , Celtos qui fut naguère La force de l'Armoricain.

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