‹ Chants armoricains, ou Souvenirs de Basse-BretagneChapitre 65 sur 79 · LE DESESPOIR · texte numérisé non relu

LE DESESPOIR

La lueur de l'e'pe'e et sa trace vermeille

Ne me guideront plus au milieu des hasards,

Et je n'entendrai plus frémir à mon oreille ,

Dans le champ des combats, fe sifflement des dards.

Mon coursier délaisse' , paissant dans la prairie , Hennira vainement au signal belliqueux ; L'e'cho repondra seul j la vieillesse ennemie Tristement l'atteindra dans ce repos honteux.

Mes limiers inquiets chercheront dans la plaine Celui qui leur livrait le sanglier mourant ; En vain , au moindre bruit retenant leur haleine , Ils interrogeront les rives du torrent.

Il faut pe'rir ici , succomber sans combattre ; ' Le puissant tombera loin des yeux des héros ;

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