‹ Chants armoricains, ou Souvenirs de Basse-BretagneChapitre 67 sur 79 · LA MERE · texte numérisé non relu

LA MERE

Voilà donc le vaillant, eeiut dont ]$ murage

Défiait même le destin ; Son front décoloré , courbé devant l'orage ,

Tombe brisé par le chagrin.

Tout ce qui peut charmer une une généreuse , Noble Celtos , est devant toi ;

L'avenir t'appartient et ta mère est heureuse ; Et fri ne dis pas : je suis roi.

As-tu donc oublie la glaive, Et tes exploita et ta valeirr?

Au souvenir de la victoire , TSe sees-tu paa brâler ton cœur?

Un vain fantôme peut abattre La tête altière du géant ,

Et déjà , vain tu »itu» combattre , Il cherche la paix du néant.

Ah! u'est-il pas d'autre courage Que celui qui donne la mort?

he plu» heureux , c'est le phu Mge , Et le plus Mge est le plus fort.

Vainement la douleur cruelle A ses lois voudrait l'asservir; Le Wroa ne peut pas mourir; Ami, la gloire est éternelle.

J'ai réveille Gehos , couche près du sillon ;

Il allait rouler dans l'abîme ; Le soleil pâlissait, et le dernier rayon

Ornait le front de la victime.

Je lui dis : « Fils d'Hoèl , que fais-tu dans ces lieux?

Ton amante est dans le bocage ; La guïmile s'éveille et monte vers les cieux,

Et Thermine fuit sous l'ombrage, »

Tu dors, helasî Ar-Marff s'agite à ton côté, Ar-Marff, qui jamais ne pardonne , *

A te saisir, Celtos , son bras s'est apprêté ; Elle avait brisé ta couronne.

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