LE SACRIFICE
D'un cri sinistre , ou d'un sanglgt funeste , Garde-toi bien d'effrayer les vivans ; Tu dois mourir ; que l'instant qui te reste Soit digne encor du regurd des vaillans.
Ne trouble pas la pompe du myslère :
Songe qu'un peuple entoure cet autel ; Il te contemple à ton heure dernière ; Salue Armore et la terre et le ciel.
Je vois frapper, que la trompette sonne ; Aiguisez tous la pointe de vos traits :
De cris joyeux que la forêt resonne ; il tombe , il meurt, les dieux sont satisfaits.
1 L'astre d'Emis resplendit à vos yeux.
Esus, divinité druidique : on lui sacrifiait comme à Teulalès des victimes humaines. (Caps, de Bell, GalUc., lih. vi, ohap. xiv et xvi. Pline, 1. xxx. Diod. Sic, 1, v. Pomp. Mêla, 1. m. Strah. 1. iv.) Esus était le premier des dieux gaulois, peut-être le même que Zens, la divinité par excellence des Grecs. Sous la domination romaine , Jupiter prit la place d'Esus.
* Guerriers , voici l'heure du sacrifice.
Les sacrifices humains faisaient partie du culte druidique, et ce culte parait avoir pris son origine en Bretagne. Disciplina in Britarmia reperta , inde in Galliam translata esse existimatur. Caesar, lib. vi. Camhry, page 34, Monument celtiques.
5 Et la faucille a touché le rameau.
Le gui était coupé avec une faucille d'or. Le sixième jour de la lune on le recevait dans un sagutn (manteau blanc). L'eau dans laquelle on le faisait tremper rendait féconds tous les animaux qui en buvaient. Pline.
a* tut
Le veut est bon , Tonde est brûlante , Le chef est là , paix sous la tente !
Levez-vous tous, éteignez les brasiers, Le timon flotte et la voile frissonne ; Levez-vous tous ; victoire aux nautoniers > Et qu'au destin le nocher s'abandonne.
Dans ce grand jour, au bruit des avirons, Nous chanterons l'hymne de l'espe'rance , Et sur la poupe , enfin , nous redirons ; Voici le jour, le jour de la vengeance.
Le Goëland s'abaisse sur les flots j
Du vieux Myrdhin j'entends le cri sauvage. l
L'ombre d'Artur, avide de sanglots,