LE CHEF
Vient demander le tribut du carnage.
L'esprit des mers, lui que nourrit la mort, Sort affame de sa retraite obscure ; Il se souvient que notre glaive est fort,
Que sur nos pas il trouve sa pâture.
Dans ce grand jour, favoris du destin , Ou nous vivrons pour étonner la terre, Ou , transportés dans le palais d'airain , Nous sourirons à l'urne funéraire.
Ah! du héros, que l'avenir est doux ï De tout côté le bonheur l'environne.
Vainqueur, il vit honoré parmi nous , Et s'il succombe, il trouve la couronne.
Levez-vous tous, éteignez les brasiers ; Levez-vous tous, c'est le jour des guerriers.
4fi
srovi.
1 Le Goéland s'abaisse sur les flots ;
Du vieux Myrdhin j'enleiids le cri sauvage.
L'ombre d'Artur, avide de sanglots, Vient demander le tribut du carnage.
Le barde Myrdhin, dont nous avons fait l'enchanteur Merlin, était Breton; le roi Artur, chef de la table ronde, était également né dans l'Armorique. Hisl. de Bretagne, Daru, t. I er , p. 21.
ILŒLmmtt.
Ami, pourquoi donc ta présence Fait-elle palpiter mon cœur?
Pourquoi ces jours sans espérance, Ces nuits d'attente et de douleur?
Une fe'e, un mauvais génie Président-ils à mon destin? « Ah! sauve-moi de leur furie, Ami, presse-moi sur ton sein.
Contre cette fièvre brûlante , Dis-moi , n'est-il pas de secrets?
Faudra-t-il, toujours languissante,