L'AMANTE
Souffrir et ne gue'rir jamais?
Je voudrais résister encore A ce mal affreux; c'est en vain, He'las ! il brûle , il me dévore ; Ami, presse-moi sur ton sein.
Il me semble que ton haleine
Apaise ce tourment cruel ;
Lorsque ta main touche la mienne,
Il ne me paraît plus mortel.
Je sens, lorsque ton bras m'enlace,
Dans mon cœur un calme soudain.
Approche, presse-moi, de grâce,
Ami, presse-moi sur ton sein.
1 Une fée , iin mauvais génie , Président- ils à mon destin?
Fc'e y fat) en celtique ; en \aûn,Jaàuz. Les fées sont d'origine bretonne ; la croyance aux génies , aux magiciens , est encore répandue dans toute la Basse -Bretagne. L'on tient le pouce élevé lorsque Ton craint l'approche d'un sorcier, et Ton met dans la manche des enfans un morceau de pain de seigle.
L'on croit que tel individu peut prendre la force d'un cheval , d'un taureau ; et tout le temps qu'il la conserve , l'animal à qui il Ta enlevée reste sur la litière souffrant , épuisé, haletant, et il ne retrouve son état naturel que lorsque le sorcier redevient lui-même.
Les chats noirs sont grandement redoutés , ceux qui les possèdent sont l'objet de la méfiance de leurs voisins. Chaque chat noir a un seul poil blanc , celui qui le trouve acquiert une grande puissance.
L'approche de la maladie esl annoncée par l'apparition d'une jeune fille ordinairement vêtue de jaune.
Au treizième ou au quatorzième siècle , une peste ravagea la Bretagne. Dans les anciens actes on la nomme pesas /lava, et en breton quai ve lien, peste jaune.
%t Bruit,
Les chênes de Penmarh aujourd'hui retentissent j ' A la voix des forêts joignons nos cris joyeux. Que de nos fiers accords les cavernes mugissent, Et qu'ils soient entendus des hommes et des dieux !
Appelez au vallon les fils de la montagne ;
Qu'ils viennent, l'étranger s'avance dans nos champs :
Sous son bouclier noir disparaît la campagne ,
Et le bruit de ses pas e'touffe vos accens.
Redoublons nos efforts ; qu'aux musettes d' Armore , Qu'à leur» chants belliqueux repondent les clairons ; *