‹ Chants & chansons populairesChapitre 12 sur 88 · LE BEAU MATELOT · texte numérisé non relu

LE BEAU MATELOT

Modérément.

Me pro - me - liant des - sur le bord de l’eau,

J’ai t a - per - çu un char-mant ma - te - lot. Me pro - me¬

nant, des - sur le bord de l’i - le, M’a bien pri - é’ d’en - trer

dans son na - vire.

Variantes :

(1) Quelques chanteurs intercalent ici ce

couplet :

Beau marinier, beau marinier,

Voici mon pèr’ qui vient m’chereher.

— Ni ton pôr* ni tes p'tits enfants.

Je n’suis plus le maître du vent...

(2) La lille d'un officier.

[La Mac] âne).

La lille du chancelier.

(3) Je voudrais, pour mon anneau d’or, Que l’marinier soit plongé dans l’eau.

Je prendrais son petit chapeau,

Je m’en irais flottant sur l’eau.

El l’on dirait, entrant au port :

Voilà le maître du vaisseau !

(Dompierre).

Ces variantes sont de :

Fiacre Morloi, Clamecy, 1818 ; Pierre Hisquin, Do mp ierre-sur-Nièv re, 1881 ; P. Bouchard , Nevers , 188. ; Clémentine Boizot , Ncvers , 1800; Augustine Mil lot, femme Clairet, La Machine, 184.

SUJETS IMAGINAIRES OU ROMANESQUES

Me promenant dessur le bord de l’eau,

J’ai t-aperçu un charmant matelot.

Me promenant dessur le bord de file (1)

M’a bien priée d’entrer dans son navire.

Je l’ai trouvé si beau et si charmant (2)

J’ai mis le pied dans son beau bâtiment.

Tout aussitôt il lâche le cordage,

La voile au vent a bientôt pris du large.

— Beau matelot, jetez l’ancre dans l’eau,

Pour arrêter votre joli vaisseau !...

La belle, ell’ pleure, elle se désespère (3)

De s’voir emm’ner loin des bords de la terre.

Le matelot en la voyant pleurer.

Ne sait que fair’ pour la reconsoler ;

— N’pleurez pas tant, ma tant joli’ maîtresse,

En peu tardant, nous mettrons pied à terre.

— Qu’est-c’ que vont dir’ les gens de mon pays (4)

D’avoir été sept ans sans revenir ?

Oh ! ils vont dire, et mon père et ma mère,

Que j’ai perdu mon honneur et ma gloire !

( Veuve Mirault, Chantenay , 1802).

Variantes :

(\) Beau marinier qui revenez des îles,

Permettez que je metl’ le pied dans votre asile,

(2; La belle a vu le marinier si beau.

A mis le pied dans son joli vaisseau.

(3) Cessez vos pleurs, vos larmes téméraires,

Par la grâce de Dieu, nous reviendrons sur terre.

(4) Que vont donc dir’ tous mes parents

De voir que j’suis aussi longtemps absent’ ?

Que vont donc dir ma sœur aussi mon frère,

De me voir emmener loin des bords de la terre ?

(Eticne Duvernoy, Arleuf , 1860),

CHANSONS ANECDOTIQUES

La Fille du Marinier

J’ai fait u - ne mai-tres - se, La filP d’un ma -ri-

mm m

1'" lois

fois

zp=izt=i

nier.

J’ai

nier. Mais pour al - 1er la voir

TT

faut pas- ser la me - r(<?). Ah! quel bon heur pour moi, Si je pou¬

vais l’a - voi - r(e).

J’ai fait une maîtresse,

La flll* d’un marinier.

Mais pour aller la voir,

11 faut passer la mer(e). (1) Ah ! quel bonheur pour moi Si je pouvais l’avoir(e) !

Oh ! j’aperçois la belle, (2) Là haut, sur ces coteaux.

— Allons nous promener,

Si vous voulez, la belle, Allons nous promener Tout le long de ces îles.

bis .

bis.

Ne fut point sur la mer, (3)

E1P se mit à pleurer.

— Qu’avez-vous donc, la belle, Que la mine vous change ? (4) Avez-vous peur ici Que les amants vous manquent ?

bis .

— Si lesamants me manquent, (5) J Non, je n’en ai point peur. ) Ub Je pleur’ ma très chèr’ mère Qui me fait de la peine :

Je n’ia reverrai plus,

La chose en est certaine.

(1) Je traverse la mer.

Hélas ! bonheur pour moi,

Si je peux la revoir.

( Héry , Semelay ).

Si je pouvais le faire.

( Gouloux ).

(2) J’aperçois ma maîtresse,

Là-bas, dans ces vallons.

(Gouloux).

Dans un profond sommeil J’oubliai de lui dire ..

( Gouloux , Pour/ ucs f Semelay).

Nous passerons les eaux,

Nous irons dans ces îles.

(Semelay).

(3) Quand elP fut dans la barque.

(Semelay).

(4) Que la couleur vous change.

{Héry)

Avez- vous peur sur l’eau.

( Sain t-Léger-de-Fougeret) .

(5) Oh ! non, ce lui dit-elle,

Je ne r’grett’ point cela.

(Héry).

SUJETS IMAGINAIRES OU ROMANESQUES

— Ne pleurez point, la belle, Nous la rejoind(e)rons, (1) Mettant les voir au vent, Tourné’ du côté d’elle, Comme un fidèle amant Doit faire à sa maîtresse.

bis .

Nous avons fait cent lieues (2) J Sans pouvoir la trouver. ) ^ts Les grands vents de la mer Reculaient notre barque.

Si je peux débarquer, (3)

Jamais je n’me rembarque !

Arrivant à la porte, ,

Trois petits coups frappés : !

— Ouvrez, la mère, ouvrez (4) La porte à votre fille,

Qui vient d’se promener Tout le long de ces îles !

(Etienne Roussillon, Saint-Siilpice , 180.).

Autres versions musicales sur les memes paroles :

A llegro moderato

l/:7fF V';

irrv' a ^ . j \

ru — n—M—

L J - yt - 1

J’ai fait u - ne mai - très - se, La fllP d’un ma - ri -

nier; Mais pour al - 1er la voir, Il faut pas-ser la

- fK - j -

lw=' — f — gx-

mer - {e). Hé - las ! bon-heur pour moi, Si

-• 'Pf-

je peux la re - voir - (e) !

( Etienne Michot , Semelay , 1816).

Variantes :

(1) Nous la retournerons voir. (3) Si j?mets le pied à terre.

( Gouloux ).

(4) Bonjour vous soit donné !

(2) J’ons bin mis cinq semaines Ouvrez à votre fille.

Pour venir au pays. ( Gouloux ).

Les variantes sont de :

P. Choquet , Hèry, 1830 ; Etienne Michot , Semelay , 1810 ; Claude Beugnon , Gouloux, 1812 ; Mérite Banvicr, Pougues, 1842 ; Louis Mangin, Saint-Léger-dc- Fougeret , 1858.

CHANSONS A N ECDOTI Q L' ES

— j — — ! - EV|- - N

J’ai fait u- ne mai- très -se, La fil - le d’un ma - ri-

nier. J’ai fait u - 11e mai-tres-se, La fil - le d’un ma - ri-

IÜ

nier. Mais pour al - 1er la voir(e), Je Ira - ver - se la

I * 1 * ' I ïï I • 1 *■ |

Ah! quel bon-heur (e) pour moi, Si je

peux la re - voir - ( e ).

{Pierre Choquet, /lérjj, 1830).

AJ

La Visite au Cordelier

A llegretto -OS-',-

Chan-tons un’ clian- son- net - te Bien fai - te ; C’est

le, S’est

/ .fcjff "L S I f\ , h " fri m- m fr | ij ..V.j Pv I

p • ; * I mi 1 1 1 • * I— „ . il

d’un jeune é - co - lier ; Pour Pa-mourd’u - 11e fil

ren - du cor - de - lier.

Posément,, auec le caractère religieux.

Après le 2* couplet 1 0 -

Récita, if

Que vou-lez vous, ma-dame?Est-ceun de vos pa-

renls ?

Il vous faut nous le dit*’, ma-dame, au - pa - n

SUJETS IMAGINAIRES OU ROMANESQUES

Chantons un’ chansonnette, Bien faite,

C’est d’un jeune écolier.

Pour l’amour d une fille, S’est rendu cordelier.

Au bout de six semaines, En peine

De revoir son amant,

La bell’ s’en est allée A la port’ du couvent.

Récitatif :

— Que voulez-vous, madame ? Est-ce un de vos parents Il vous faut nous le dir’, madame, auparavant.

— C’est le plus jeune frère, Mon père,

Il m’avait bien promis,

De m’étr’ toujours fidèle Et d’être mon mari.

Récitatif:

— Frère Eusèbe, mon frèr’, descendez au parloir, Vous trouverez une dam’ qui demande à vous voir. Allez les yeux baissés, marchez modestement. Crainte qu’elle vous tent’ revenez promptement.

— Relève donc, de grâce, Ta face,

Ne me connais-tu pas ?

Est-ce que mon visage Pour toi n’a plus d'appas ?

— C’est donc là les promesses Fidèles,

Ingrat, que tu me fis,

Un dimanche, après vêpres, Devant le crucifix ?

Louise Sourdeau , femme Bled, Prémery , JS4 ).

1 lleqro

gg

De-dans Pa - ris y a t-u - ne bru - ne, fort bru- ne,

Oui a per -du son a - niant;

if : É I : ♦ : : ♦ g i *

De-dans Pa - ris y a t u - ne

bru -ne fort bru - ne, Quia per-du son a - mant; Elle a

— y — j — sri — [y-rfy - - fy-i — — h~r— : —

jzjtf. ■ I

bien en - len - du di - re qu’il é - tait au • cou - vent; Elle a

llü-ii

bien en - ten - du di - re qu’il é - tait au cou - vent.

chansons anecdotiques

Dedans Paris y a-t-une brune, (1) Fort brune,

Qui a perdu son amant.

Elle a bien entendu dire Qu’il était au couvent.

Voilà la belle partie,

Bien vite,

A la port’ du couvent.

— Que désirez-vous, madame, Quelqu’un de vos parents ?

— Oh ! c’est le frère Etienne,

Cher frère,

Qui était mon ami.

Je désire le voir,

Je veux parler à lui.

— Attendez un quart d’heure,

Sur l’heure,

Nous vous l’amènerons.

11 est dans sa chambrette A sa récréation.

— Descendez, frère Etienne,

Cher frère,

Descendez au parloir.

Il y a un’ jeune dame Qui demande à vous voir.

bis.

bis.

bis .

bis.

bis.

bis.

bis.

bis .

bis.

— Comment faut-il donc faire,

Cher frère,

Pour aller lui parler ?

— Faut avoir la tête basse Et les deux yeux voilés.

bis.

bis.

— Relève donc ta face,

Volage,

Tu me reconnaîtras !

Est-ce que mon visage (2)

Pour toi n’a plus d’appas ?

— Hélas ! votre visage,

Madame,

Que j’ai souvent baisé,

C’est bien lui qu’est cause Que je suis renfermé.

— Eh bien ! donc, qu’on m’ap- |

bis.

bis.

bis.

bis.

[porte] i bis.

La robe,

La robe du couvent !

Je prendrai la robe noire, Pour tout habillement.

— ■ Dans un couvent de nonnes, Madame,

On n’vous recevra pas.

On ne r’çoit qu'les filles sages Et vous ne l’êtes pas.

bis.

bis.

— Si je ne suis pas sage, Volage,

Ne me l’reproche pas.

C’est bien toi qui est cause Que je ne le suis pas.

bis.

bis.

(Marie Moreau , femme Palet, Prémery , 1817).

Variantes :

(l)'Dans Paris y a-t-un’ brune. (2) Tu verras qu'mon visage

N’a pas changé d’appas.

(Catherine Marqucrot , La Collancelle , 1804)

SUJETS IMAGINAIRES OU ROMANESQUES

La Visite à la Religieuse

And antino

champs, Dis - moi dans ton lau - ga - ge, Ou res -te mon a

mant. Dis- moi s’il est du mon - de, Au pa - ys é - tran-

ger.

Rossignolet sauvage Qui cours parmi ces champs, Dis-moi dans ton langage Où reste mon amant.

Dis-moi s’il est du monde,

Au pays étranger,

Sur la terre ou sur l’onde.

S’il est hors du danger.

— Ton cher amant, la belle,

Il est bien loin d’ici.

11 a donc pris les armes, Servir le roi Louis.

Il est avec son maître,

Voyage nuit et jour.

Dedans ce lieu peut-être iteviendra-t-il un jour.

Au bout de la campagne, L’amant est revenu.

Au logis de son père Du droit il s’est rendu.

Il frappe z-à la porte...

Demande qui est là.

On répondre la sorte :

— C’est votre fils soldat.

’on - de, S’il est hors de dan-

— Hélas ! triste nouvelle Pour toi, mon cher enfant.

Ton aimable maîtresse S’est rendue au couvent.

La bell’ sans plus attendre,

N’ayant rien vu venir,

Sans aucune espérance,

A pris un autr’ parti.

— Charmante Lisabette, Descendez au parloir.

C’est votre amant, la belle,

Qui désire à vous voir.

— Oh ! chose malheureuse,

Chère ami’, pour nous deux !

Tu t'es rendue r’ligieuse,

Que j’ai de peine au cœur !

Je me rendrai ermite, 1

Ermit’ dedans le bois. j ^ 18

Je pleurerai sans cesse Le regret d’nos amours.

C’est pour te dir’, la belle,

Adieu, c’est pour toujours !

(Jean üiot , Saint- André-en- Morvan 9 1832 )■

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Le Retour du Mari

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