‹ Chants & chansons populairesChapitre 13 sur 88 · SPE · texte numérisé non relu

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tant trop court de tail - le, Chez lui il est res - té, Croy

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ant d’ê-tre tran-quil - le, Sans -è - tre rap-pe - lé.

Récitons l’aventure (2) C’est d’un jeune écolier.

Pour complaire à son père, 11 voulut s’engager.

Etant trop court de taille, Chez lui il est resté, Croyant d’être tranquille Sans être rappelé.

(1) C’est sur cet air que s’appliquent les paroles de la Sensible Claire, mentionnée page 183 du premier volume.

Variante :

(2) Ecoulez l'aventure,

A la lleur de son âge,

A voulu s’engager.

Mais n’ayant pas la taille,

Chez lui il est resté,

Croyant d'être tranquille Et vivre en liberté.

(• Bulcy ).

C’est d’un jeune guerrier, Pour déplaire à son père.

Il n’était pas de taille,

Il(e; fut renvoyé.

[Prémer y).

Qui veut savoir l’histoire D’un jeune grenadier ?

11 a pris une femme,

N’a pas quinze ans passés.

{La Cclle-sur-Nièvre) .

SUJETS IMAGINAI RÉS OU ROMANESQUES

SI

Pour complaire à son père, Voulut se marier Avec un* jeune fille De son même quartier.

Trois jours après ses noces (1) Vient un commandement,

Qu'il faut prendre les armes, Rejoindr’ le régiment.

Mais la jeune épousée Ne fait que de pleurer : (2)

— Pourquoi donc pas me dire Que tu t’es engagé ?

Pour notre mariage,

On l’aurait retardé.

Ton père aussi ma mère (3)

Ils t’auraient racheté.

La voyant fondre en larmes, Lui dit en soupirant :

— Belle, on dit que la guerre Ne dur’ra pas longtemps.

Ne pleur’ donc point, la belle, Oh ! ne pleure pas tant,

Je serai de retour Avant qu’il soit un an.

La campagn’ fut bien longue,

A bien duré sept ans (4)

Sans donner d'ses nouvelles A femm’ ni à parents.

— Quand la paix ell* fut faite,

Je reviens au pays ;

Le jour(e) que j’arrive,

Ma lemm’ prend un mari.

Je m’en fus à sa porte,

Je demande à loger,

De la même manière Qu’un soldat étranger.

M’ont dit : — Brave gendarme (5) Nous n’pouvons vous loger,

Nous somm’ des gens de noce, Nous somm’ embarrassés.

Je m’en fus chez sa mère (6)

Que mon cœur aime tant :

— Bonjour, madam’ l’hôtesse, Log'rez-vous un passant ?

Voici bien ma valise,

Mon or et mon argent ..

M'a dit : — Brave gendarme, Vous logerez céans.

Varia nies :

(1) Le jour de ses noces.

(Prémery).

Lendemain de ses noces.

( Parigny ).

Bon nombre de chanteurs ( Saint - Benin-d'Azy , etc), refondent les deux premiers couplets en un seul, le suivant :

Récitons l’aventure,

C’est d’un jeune écolier Pour complaire à son père,

S’est voulu marier.

Le soir e) de ses noces Arrive un mandement Qu'il faut partir en guerre,

Servir le roi le grand.

(2; De voir son bien aimé S’en aller à l’armée.

( Prémery )

(3) Mon père, aussi ma mère Ils t’auraient rejeté.

(Prémery).

2e VOL.

(i) Dix ans.

Douze ans.

(Divers).

(5) Non, mon ami, dit-elle.

(Prémery).

Non, mon joli gendarme.

La belf, sans me r’connaître,

KIP me l’a refusé.

(Saint-Malo).

Ça m’fait bien de la peine De vous le refuser :

Tous les gens de la noce Chez nous doivent coucher.

(La Machine).

(G) Il s’en va chez sa mère Que son cœur aime tant.

(La Charité).

Au château de son beau-père.

(Arleuf).

CHANSONS A N EC t)OTl Q C ES

Entrez, brave gendarme, Reposez-vous ici.

Je m’en vais à la cave,

C’est pour vous rafraîchir.

Tous les gens de la noce M’ont s’monnu au souper,

Moi, qui étais bien aise,

Point ne l’ai refusé.

Tout en étant à table (1)

Au milieu du souper,

J’ai demandé des cartes,

Des cartes pour jouer :

— Je veux jouer aux cartes Avec le marié,

Lequel aura la belle,

Ce soir, à son coucher. (2)

Tous les gens de la noce M’avont tous regardé ;

Tous les gens de la noce Se sont mis à parler :

— Tout beau, tout beau gendar- Ne vous y trompez pas, [me (3)] Notre jeune mariée

Ne vous appartient pas.

— T’en souviens-tu la belle, Voilà passé sept ans,

Que j’achetai des bagues, Aussi de beaux diamants,

La veille de tes noces,

Voilà passé sept ans ?

J’te les donnai pour gage,

La belle, en t’épousant.

— Tu es resté en guerre Pendant plus de sept ans, Sans donner d’tes nouvelles A femm’ ni à parents.

Je t’ai fait dir’ des messes, Ton deuil, je l’ai porté,

J’ai fait dir’ des services Par des prètr’, et chantés.

Hélas ! quelle nouvelle,

Queir nouvelle est ceci !

Hier soir soir j’étais veuve,

Ce soir, j’ai deux maris !

Permettez-moi que j’aille Demeurer au couvent.

— Non, non, restez, la belle, Nous aurons jugement.

Messieurs de la Justice (4) Eurent bientôt jugé,

De remettre la femme Au premier marié ;

De remettre les gages Au pauvre infortuné,

Et qu’il en cherche une autre, 11 est en liberté.

Variantes :

(1) Quand le jeun’ militaire Eut bien bu, bien mangé...

(2) Ce soir à son côté...

(. Prémèry ).

(3) Mon brave militaire,

Ne vous entêtez pas,

La mariée nouvelle...

(La Machine ).

Tous les gens de la noce Sont en grand entretien,

Disant que la mariée Ne lui appartient point.

— Brave soldat de guerre, Promptement descendez,

Nous somm’ dans les affaires,

Et vous nous empêchez.

( Prémery ).

(4) A la première audience Le procès fut jugé.

(La Machine).

SUJETS IMAGINAIRES OU ROMANESQUES

Vous autr’ garçons, jeunesses (1)

Qui êtes à marier,

Sur moi prenez exemple,

Pour n’êtr’ pas attrapés.

Ne prenez pas de veuves ;

Pour être en sûreté,

Prenez des jeunes filles,

Toujours vous les aurez.

(François Yannereau , Clamecy , J S 10).

Certains chanteurs remplacent les derniers couplets par ceux-ci :

— Pour que je puisse croire Que vous êt’ mon mari, Pouvez-vous bien me dire, Quel jour nous fùm’ bénits ?

— Nous fùm’ bénits, la belle, Le lundi au matin.

Ton père, aussi le mien(ne), Te menaient par la main.

— Pour que je puisse croire Que vous êt’ mon mari, Pouvez-vous bien me dire Quelf robe j’avais pris ?

— T’avais une rob’, la belle, Un’ rob’ de satin blanc.

Ton nom aussi le mien(ne), Etaient écrits dedans

— Pour que je puisse croire Que vous êt’ mon mari, Pouvez- vous bien me dire Ce qu’arriva la nuit ?

— Est arrivé, la belle,

Qu’ton anneau d’or rompit,

J’ai la moitié, toi l’autre,

La mienne, la voici.

Desus l’banc ell’ se lève,

Elle se jette à lui,

Un doux baiser lui porte, Disant : — Mon bon ami, Crand Dieu ! que je suis aise De ce qui s'passe aujourd’hui !

Hier soir, j’étais seule.

Et voilà mon mari !

Variante :

(1) Jeunes garçons, vous autres,

•Ne fait’ pas comme moi :

Ne prenez pas un’ veuve,

Danger d’être attrapé.

Prenez un’ jeune fille,

S’rez sûrs que vous l’aurez.

(Prémer y).

Ces variantes sont de :

Jeanne Chandillon , femme Bonnard , Bulcy , 1X30 ; Pierre Bernard , Prémery , 1X3. ; il/. Massé, La Celle-sur-Nièvre, 185. ;Jcan Lasne , Parigny-lcs-Vaux , 18*22 ; Louis Martin, Saint-Benin-d’ Azy , 1821 ; Louise Malville, veuve Martin , Saint- Malo, 1817 ; Laurent Dubois , La Machine, 1831 ; Eugénie Perroy , La Charité , 1800 ; Louise J oubert, Arleuf, 1807.

E-cou-tez l’a - ven - tu - re, C’est d’un jeune é - co-

m : ; rfciPlii-V v .1 .•

lier; Pour complaire à son pè - re A vou-lu sen-ga-ger.

Il n’a-vait pas la

LLzzfel

S’est vou - lu ma - ri - er, S’est vou - lu ma - li¬

er

. Tra - la - la la - la - la , S’est vou - lu ma - ri - er.

Ecoutez l’aventure,

C’est d’un jeune écolier.

Pour complaire à son père, A voulu s’engager.

Il n’avait pas la taille,

A été renvoyé.

Croyant d’étre bien sûr(c), S’est voulu marier, {bis) Tralala lalalaf S’est voulu marier.

Le jour(c) de ses noces Arrive un mandement Qu’il faut prendre les armes, Rejoindr’ son régiment.

Sa femme se désole,

Ne fait que de pleurer.

— Console-toi, ma belle,

Bientôt je reviendrai (bis)

Tralala lalala ,

Bientôt je reviendrai, etc.

(Jean Vincent , Varennes-les Nevers, 1820).

SUJETS IMAGINAIRES OU ROMANESQUES

Allegro non troppo

C’est un jeu - ne gen - dar - me, Un gen-dar - me du

ÏZZt--

roi. He - ve- liant de la guer-re, S’est vou- lu ma - ri - er.

C’est un jeune gendarme, Un gendarme du roi ; Revenant de la guerre, S’est voulu marier.

Lendemain de ses noces, Reçut un mandement Qu’il faut partir en guerre, Servir le roi puissant. (1)

J’ai fait un long voyage Qu’a bien duré sept ans, Sans écrire une lettre A femm’ ni à parents.

Au bout de sept années Je m’en suis revenu ;

Le soir(c) que j’arrive,

Ma femm’ se remarie.

— Bonjour, gens de la noce (2) Pouvez-vous me loger ?

Je suis soldat de guerre,

Je vous récompens’rai.

— Oh ! non, mon gentilhomme, Nous n’pouvons pas loger.

Nous somm’ des gens de noce, Nous somm’ embarrassés.

Variantes :

(1) Servir le roi le grand.

(P rémer y).

(*2) S’en va chez sa bell’ mère Qui tient l’hôtellerie :

— Log’rez-vous militaire Qui pass1 par le pays ?

(Fours).

— Oh ! non, jeun’ militaire,

Ici nous n’couchons pas ;

Nous marions not’ fille,

Nous somm’ dans l’embarras.

(Nolay).

— Je n’demand’ qu’une place Au coin de vot’ foyer,

Pour le pauvre militaire,

Rien las, bien fatigué,

Et là je coucherai.

— Je vous en prie, madame, Donnez- moi logement :

Un coin de votre table Sera bien suffisant.

Avez vous répugnance,

Madame, de mon argent ?

Vous pourriez me connaître,

Je passe assez souvent.

(Fours, P rémer y) Permet tcz-moi, de grâce.

Que je monte un instant :

Un petit coin de table Sera bien suffisant.

— Entrez, jeun’ militaire,

Nous log’rons sûrement...

En entrant dans la salle,

Fait un grand compliment :

— Bonsoir la compagnie !

Excusez l’arrivant.

— Mon jeune militaire,

Que voulez-vous manger ?

Faut-il que je vous serve Bœuf ou chapon lardé ?

(Saint- Aubin), Qu’on apporte un couvert ; Dites-moi votre goût,

Afin que je vous serve De bouilli ou d’ragoût.

(Prémer y).

4ÜII

CHANSONS ANECDOTIQUES

Il s’en fut chez sa tante Que son cœur aime tant ;

11 dépos’ sa valise,

Son or et son argent.

Le plus jeun’ de ses frères S’en vient pour l’inviter ;

Et lui qu’était bien aise,

Ne lui a pas r’fusé.

Voilà le militaire (1)

Au milieu du souper,

Demande un jeu de cartes,

Ou bien un jeu de dés.

— Qu’on apporte des cartes, Ou bien un jeu de dés ;

Voir qu’aura la mariée,

Ce soir, à son coucher. (2)

— O brave militaire,

Ne vous emportez pas î La jeune mariée Ne vous appartient pas.

— Regarde-moi, la belle, Reconnais ton mari.

— Non, je ne peux pas croire Que vous êt’ mon mari.

— T’en sou viens- tu, la belle,

Le lundi au matin,

Ton père, aussi le mien(nc),

Te menait par la main ?

— Tout ça ne m’fait pas croire Que vous êt’ mon mari ; Faites-moi donc accroire

La rob’ que j’avais mis’.

— Tu avais mis, la belle,

Ta rob’ de satin gris,

Doublée de satin rose,

Bordée de cramoisi.

— Tout ça ne m’fait pas croire Que vous êtes mon mari ; Faites-moi donc accroire G’qu’arriva dans la nuit.

— Ce qu’arriva, la belle,

Ton anneau d’or cassa.

T’en avais la moitié,

Et l’autre la voilà. (3)

Qu’on m’apporte ma flûte Et mon tambour joli,

Pour donner des aubades (4)

Aux femmes sans souci !

(Pierre Chariot , Héry, 18îî).

Variantes :

(1) Quand il y fut à table,

A table pour souper...

(2) Au premier coup de cartes Le soldat a gagné.

Tous les gens de la noce Se sont mis à parler.

[P rémer y).

Tout Emonde se prend à dire :

— La belle est au marié.

(Nolay).

(3) — 01» ! c’est toi, mon ami,

Que j’ai toujours chéri î Hier soir j’étais veuve,

Ce soir j’ai deux maris !

(Fours).

(4) Afin que j’donn’ des airs A des gens sans souci.

( Gâcogne ).

Ces variantes sont de :

Femme Bolot, Prémery, 1817 ; Gabriel le Roy, femme Valet, Fours, 1808 ; femme Bled, Nolay. 185. ; Jacques Champeroux, Saint- Aubin-les- Forges, 1818 ; Claude Desbrosses, Gâcogne, 18ô 7.

SUJETS IMAGINAIRES OU ROMANESQUES

Modérément.

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J’ai fait u - ne mai - très - se, Trois jours, y a pas long¬

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