‹ Chants & chansons populairesChapitre 14 sur 88 · TI V · texte numérisé non relu

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temps. Le jour que je Yê - pou - se, En guerr' je suisman-

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Il faut pren-dre les

ar-mes, Al -

J’ai fait une maîtresse Trois jours, y a pas longtemps.

Le jour que je l’épouse,

En guerr’ je suis mandé :

11 faut prendre les armes,

Aller servir le roi.

Mais ma petite femme,

EU’ s’est prise à pleurer :

— Ne pleure pas, ma belle, Bell’, ne pleure pas tant, Car ma jolie campagne Ne va durer qu'un an.

Mais sa jolie campagne A bien duré dix ans,

Sans écrire à sa femme,

Ni aucun d’ses parents.

Au bout de la dixième,

Il est bien revenu,

Il a trouvé sa femme Prenait un autr’ mari.

Il s’en va à la porte /

Comme un joli cadet ; {

Comme un brave homm’ de guerre, Il demande à loger.

— 0 mon brave homm’ de guerre | Nous n’pouvons vous loger ; jj 18 Nous marions notre fille,

Nous somm’ embarrassés.

S’en va chez sa grand’mère Où il 'tait bien aimé :

— Serrez-moi ma valise,

Mon or et mon argent,

Et vous m’en tiendrez compte Dans un autre moment.

Le plus jeun’ de ses frères Vient pour le saluer.

Tout le mond’ de la noce L’invitait au souper,

Lui qu’en était bien aise,

11 n’a pas refusé.

A moitié du repas,

Il demande à jouer A ce beau jeu de cartes,

Ace p’tit jeu de dés,

Voir qui aura la belle,

Ce soir, à son coucher.

*Ê®Êk

CHANSONS ANECDOTIQUES

La belle, à ces paroles,

EU’ s’est prise à pleurer :

— Ne pleure pas. la belle (1) Bell’, ne pleure pas tant ;

Où sont ces anneaux d’or(e) Que j’t’ach’tai y a dix ans ?

— Oh ! tes beaux anneaux d’or(e) Je les ai conservés.

Ils sont dans ma chambrette, Dans mon cofTre enfermés.

T’en as la préférence (2)

Oh ! tiens, voici la clef.

— Adieu, chère maîtresse (3) Puisqu’il nous faut quitter.

Je n’en aim’rai jamais d’autres, Je m’souviendrai de toi.

Apportez mes baguettes (4)

Et mon tambour joli,

Que j’batte une complainte Aux enfants sans souci.

bis .

bis.

(Michelle Paulard, veuve Philippe , Corbigny , 1807).

Variantes :

(1) — Te souviens-tu, la belle.

Voilà bientôt dix ans

Je Cachetai croix d’or(e),

Aussi un beau diamant ?

(Va rennes).

— Bell’, lavoù donc ces bagues,

Ces beaux anneaux dorés Que j't’ai donnés, la belle,

Voilà sept ans passés ?

( Varennes ).

— Ils sont dedans ma chambre, Dans mon coffre enfermés.

Si vous êtes le maître,

Tenez, voici la clef.

(Varennes).

(2) Ayez-en l’assurance,

Tenez, voici la clef.

(Arbourse).

Ces variantes sont de

Si vous voulez les prendre...

Si-v’en avez affaire. .

( Varennes) .

Allons-y donc les prendre...

( Treigny ).

(3) — Hélas I quelle tristesse !

Dit le jeune mari ;

J’croyais avoir un’ femme,

Mais elle a deux maris.

(Arbourse).

(4) Qu’on m’apporte bouteille Et le verre à la main ;

Je veux en m’enivrant,

Oublier mon chagrin.

(Treigny).

Jean Vincent , Varcnnes-les-Nevers, 1820; veuve Bernard, Varennes-les-Nevers , 1810 ; veuve Jeannet , Arbourse , 1835 ; Abel Millot , Treigny, 1858.

SUJETS IMAGINAIRES OU ROMANESQUES

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