UE PETIT VALENTIN
Allegro non Iroppo.
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C’est le pc-til Va-len - lin,
Ke - ve - nant du
la -bou-
PS— fc - .
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U- J JV
II a trou - vé sa femme au lit, Sa mai¬
son plein* de gen - dar - mes, Tra - la - dé - ri ,
va, Tra - dé - ri - dé - ra ,
Hé - la
JÊtZ
Ion
C’est le petit Valentin,
Revenant du labourage.
Il a trouvé sa femme au lit,
Sa maison plein’ de gendarmes.
Traladéri , déridera , Tradéridera , héla lonla.
L’a trouvé sa femme au lit,
Sa maison plein’ de gendarmes :
— Qui m’a donné tous ces gens-là, Qui brisont tout mon ménage ?
Traladéri , etc.
Qui m’a donné tous ces gens-là Qui brisont tout mon ménage *?
— Tais-toi donc, petit Valentin, Nous t’en frons bien davantage.
Traladéri, etc.
Tais-toi donc, p’tit Valentin,
Nous t’en frons bien davantage.
Nous coucherons dans ton blanc lit, Nous badinerons ta femme.
Traladéri , etc.
( Françoise fi
Nous couclvrons dans ton blanc lit, Nous badinerons ta femme.
Nous t’ferons cadeau d’un poupon Qui saura tirer les armes.
Traladéri , etc.
Nous t’f’rons cadeau d’un poupon Qui saura tirer les armes.
Le fils du roi, passant par là,
Le verra dans la campagne.
Traladéri , etc.
L’ fils du roi, passant par là,
Le verra dans la campagne :
— A qui donc ce p'tit garçon-là Qui sait bien tirer les armes ?
Traladéri, etc.
A qui donc ce p’tit garçon-là Qui sait bien tirer les armes ?
— C’est le garçon à Valentin,
Ou le garçon à sa femme.
Traladéri, déridéra, Tradéridera , héla lonla.
lot, veuve Carroué , Murlin , 1833).
GUERRE ET GARNISON
Le Petit Marin
Allegro moderato e fiero
JV
Moi, pe - tit
ma - rin que je suis, Je m’en vais
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z*=wz
yo'- guer dans les In - des; Je m en vais vo-guei dans les
/ -iV H: ^ pfe
— y - pi — y
In -des, De-main fau - dra nous em -bar - quer. Il n’y au-
ra ni
i roi, ni rei - ne, Rien qui pour - ra m’en em- pê - cher.
Moi, petit marin que je suis,
Je m’en vais voguer dans les Indes, Je m’en vais voguer dans les Indes, Demain faudra nous embarquer.
Il n’y aura ni roi ni reine,
Rien qui pourra m’en empêcher.
Quand nous fûmes en pleine mer, Environ six cents lieues au large, J’ai aperçu un gros navire Qui portait le pavillon blanc ; J’savais pas si c’était les Turc (ques) Ou bien un batiment marchand.
Mon capitain’ qui monte en haut, Qui regarde à sa longue vue,
11 dit : Enfants, prenez courage, C’est les Anglais assurément ;
Nous banderons tous nos cordages, Nous batterons gaillardement.
(P. Bourdicr , Bcaimont-la-Ferrière , 1827).
CHANSONS ANECDOTIQUES
Combat en Mer
(Fragment)
{L'air n'a pu être noté).
Le capitain’ qui nous commande,
Il est venu nous commander :
— Allons, enfants, faut lever l’ancre Et promptement nous en aller.
Il lui disait : Viens-y toi-méme ; Puisque tu veux nous visiter.
Tu trouveras dans mon navire Ce que le roi nous a donné.
Le capitain’ qui nous commande, Il a saisi son porte-voix.
11 a crié pour lui répondre,
Il a crié deux ou trois fois.
— La marchandise que je porte, C’est cent vingt pièces de canon...
— Ça ne faisait que feu et flamme On les a mis à la raison...
[Jeanne Dupuy, veuve Gobillot, Nevers, 1806).
Les trois Engagés
C’é - tait trois bons gar- çons, Tous trois jo - lis gen-
dar - mes ; C’é - tait trois bons gar- çons, Tous trois jo - lis gen-
riten. ^ a tempo
l— » 4=f hm
| | z*±zm.
dar - mes, Pour l’a - mour d’u ne
bru -ne, Iis
se sont
ga - gés, Hé - las! La pau - vre fil - le. Qu'elle
a donc
de re - gret.
C'était trois bons garçons, Tous trois jolis gendarmes.
Pour l’amour d’une brune, Ils se sont engagés.
Hélas ! la pauvre fille, Qu’elle a donc de regret !
Quand ils fur’ en Piémont, Prêts à monter la garde,
Le commandant de place Vient pour les commander :
— Enfants, prenez courage, A l’assaut faut monter !
bis.
GUERRE ET GARNISON
Au premier coup de feu Que l’ennemi nous porte, Il m’arrive une balle,
Ma botte elle a percé ; Trois de mes camarades, Ils m’avont emporté.
Ils m’avont emporté ^
De suite à l’hôpital(e) ) 18
— Qu’on m'apporte du baume,
Du baume et du charpi’ ;
Que je retourn’ bien vite Combattre l’ennemi !
(Pierre Marillier, Planche*, 1806).
Allegretto.
Nous sonam’s trois bons gar - çons, Tous trois du înèm vii-
Et
=àr
=fr=t=
se
la-ge; Nous somin’s trois bons gar - çons, Tous trois du mêm’vil-
wÊm
la-ge ; Tour l’a-mour d’u - ne fil - le, Nous nous soram’ en - ga-
rj-fc
— i - tVi-
^EsEI
gés. De -dans la vill’ de Nan -tes, Nous nous somm’s en ai-
tr
lés.
Nous somm’ trois bons garçons, ) $
Tous trois du même village. ) Pour l’amour d’une fille,
Nous nous somm’ engagés.
Dedans la vill’ de Nantes (1)
Nous nous somm’ en allés.
D’abord en arrivant Desur la place d’armes,
Le capitain’ des armes (2) Vient pour nous commander :
— Enfants, prenez les armes, La garde il faut monter.
bis .
M'ont mis en faction ) ^
Proch’ d’une citadelle. {
De quart d’heure en quart d’heure Faut crier : Halte-là ! (3)
C’est la garde française,
Tu n’ia connais donc pas ?
J’entends minuit sonner, Personn’ ne me relève.
— Hé ! caporal de garde,
Viens donc me relever.
V’ià six heur’ que j’suis d’garde, Je suis presque gelé !
bis .
(1) Dedans la vill* de Rennes.
(2) Grand commandant de place.
Variantes : .
(3) Faut crie.' : Qui va là ?
(P. Gilbert , La Ccllc-snr-Niùvre , 1S02.)
CHANSONS ANECDOTIQUES
l Je te l’avais bien dit,
) ^ 18 ’ Mon cher(e) camarade,
Que l’état de soldat Etait bien pitoyable.
11 faut monter la garde,
La pluie, le mauvais temps, Coucher desur la dure (1)
Desur un lit de camp.
[Jeanne Gautier , veuve Gaulon , Mo raches, 1816).
De là j’m’en suis allé Du droit au corps de garde.
— Hé ! mes chers camarades, Fait’ plac’ pour me chauffer.
Je viens de sentinelle,
Je suis presque gelé,
Grenadier contre Dragon
Allegro non troppo.
sein
ble.
hau - le voix.
Nous al - Ions
tous chan-ler la gloi - re D’un gre - »a - dier rem-pli de
rit
^j^EËeÈÊE zÊz -
cœur, Qui a fait voir à ses ca - ma - ra - des, Sa
fc^ÊS=H^ÜÜl
force et sa va - leur.
Variante :
(1) Faisant triste figure
Quand on n’a pas d’argent.
(Gilbert Thomas , Prémer y, 180. , et Françoise Pillin , femme Champeaux , Saint-Benin-des-Bois , 1815).
G L'ERRE ET GARNISON
Nous somm’ six bons amis ensemble.
Soyez d’accord avecque moi,
Et nous allons chanter d’ensemble A haute voix ;
Nous allons tous chanter la gloire D’un grenadier rempli de cœur Qui a fait voir à ses camarades Sa force et sa valeur.
Un jour, me promenant à l’ombre, Dessous ces ormeaux, bien au frais (1) Avecque ma charmante blonde A mon côté,
Est venu six dragons sans doute (2) Avec leur sabre bien armés :
— Grenadier, il nous faut ta blonde
De force ou d’amitié !
— Tout doucement, mes camarades (3) Tout doucement, mais halte-là !
Et nous allons, à coups de sabre,
Voir qui l’aura !
Avant d’abandonner ma blonde, J’endurerais mille trépas...
— Oserais-tu bien te défendre ?
Tu ne le pourrais pas.
Voilà le combat qui commence.
Jugez donc quel terrible sort !
Déjà le premier de ces crânes Est tombé mort.
Mais le deuxième a pris sa place.
Je lui ai fait voir sans quartier (4) Qu’un dragon ne fera la barbe Jamais au grenadier.
Voilà Ttroisièm’ qui prend les armes, Tirant comme un désespéré,
Croyant de fair’ rendre les armes Au grenadier.
Mais moi, je ne perds pas la carte Et je redouble mes efforts ;
D’un coup au-d’sus des deux épaules, J’lui mets la tête à bas !
Si vous aviez vu les trois autres, Comme ils filaient dedans le bois, Après avoir tiré les armes,
Six contre moi !
— Tout de suit’ j’appelle ma blonde !
— Approche-toi, tout est fini.
Allons nous promener en ville,
Y prendre nos plaisirs.
[Gilbert Thomas , Prémery , 180.).
Variantes :
(1) A l’ombre dessous ces lauriers.
( Christophe Vincent , Asnois, 1814).
(2) Six gendarmes.
(3) Non, je n’abandonn’ pas ma blonde.
— Oserais-lu donc te défendre Contr’ six gendarmes bien armés ?
(4) Il commence à se signaler.
Va, c’n’est pas toi qui fras la barbe A un bon grenadier.
( Jean Picoche , Cuffy , 1823).
CHANSONS ANECDOTIQUES
Le Conscrit et le Dragon
Modérément.
C’est au - jour - d’hui le cinq a - vril, Que
WÊ
JÊÈLZZ9.
EÊm.
nous de - vous donc tous par - tir,
Par - tir en di - li-
gen - ce, C’est pour ser-vir la Fran - ce. Il faut par
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tir bien prompte - ment, Pour re - join - dre le ré - gi - ment.
C'est aujourd’hui le cinq avril Que nous devons donc tous partir, Partir en diligence,
C’est pour servir la France.
Il faut partir bien promptement Pour rejoindre le régiment.
Tout c’que je regrette en partant, C’est ma maitress’ que j’aime tant.
Elle est fraich’ comm’ la rose Qui sur ses seins repose ;
Elle a toujours les larm’ aux yeux, Sans pouvoir me fair’ ses adieux.
Dedans la vilF nous arrivons.
11 se présente un beau dragon.
Il m’a dit : Jeune barbe,
Viens sur la place d’armes Pour voir ici, en attendant,
Lequel sera ton régiment.
Tout jeun’ conscrit, moi, que je suis, Je lui réponds : Oh ! mon ami,
Que je sois jeune en barbe.
Que tu sois vieux en grade,
Nous allons voir par ta valeur Si tu es bon dragon d’honneur.
Et me voilà donc bien parti Au champ d’honneur avecque lui.
Je me suis mis en garde,
Je pare un coup de sabre.
J’ai démonté un cavalier,
C’est pour m’avoir voulu railler.
(Louis Mangin , Saint-Léger-de-Fougcret , 1858).
GUERRE ET GARNISON
Celle qui rachète son Amant
Py-
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