‹ Chants & chansons populairesChapitre 18 sur 88 · TO H · texte numérisé non relu

TO H

A-dieu, ma

non ! J’ui’en vais dans les dra-

gons. Faut par-tir cet - te fois Ser-vir la na - li - on. A -dieu, ma Na -

non! J’vais dans les dra-gons, Pour y fi-nir mes jours A-dieu, donc ma Na

non, A - dieu c’est pour tou - jours.

Adieu, ma Nanon !

J’m’en vais dans les dragons.

Faut partir cette fois Servir la nation.

J’vais dans les dragons Pour y finir mes jours.

Adieu donc, ma Nanon, Adieu, c’est pour toujours !

— Adieu, mon ami,

Puisqu’il te faut partir !

Souviens-toi bien de moi,

Tu me l’as bien promis.

— Ah ! si tu pouvais Suivre le régiment,

C’est de venir en Flandres, La belle, où nous allons.

La belle attendit Qu’son amant fut parti.

Elle a pris mille écus.

S’en fut à Lille aussi.

S’engage aussitôt Dans le même régiment :

Fillettes d’à présent En feriez-vous autant *?

La voilà dragon,

Cette aimable Nanon, Habillée, équipée Comme un brave guerrier.

Ses habits d’soldat Qui couvrent ses appas ; Boit avec son amant Qui n’ia reconnaît pas.

— Buvons, mon ami,

Buvons à la santé De ta chère Nanon Que tu as tant aimée.

— Hélas ! mon ami,

Ne m’en parle donc pas ; Quand je l’entends nommer, Je suis près du trépas !

— Donne-moi la main,

Cher amant, r’connais-moi !

C’est ta chère Nanon

Que tu as tant aimée !

Voilà de l’argent,

Pour avoir ton congé.

Allons-y promptement Au capitain’ parler.

CHANSONS ANECDOTIQUES

— Vous avez raison,

O ma chère Nanon !

Je vois bien à vos yeux Que vous m’rendrez heureux.

Renouvelons nos vœux, Embrassons-nous tous deux !

Que Pmariage entre nous Nous rende heureux époux !

(Jean

Mais le capitain’

S’trouva bien étonné De voir un’ jeune fille Si bien lui parler.

11 lui a remis La moitié d’son argent,

Pour boire ù. la santé De son très cher amant.

Juste , La Chapelle-Saint- André, 1857).

Celle qui se déguise en Gendarme

Moderato

ly

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