‹ Chants & chansons populairesChapitre 48 sur 88 · C 1 1 A N SONS AN E( ! D O T I Q I ' ES · texte numérisé non relu

C 1 1 A N SONS AN E( ! D O T I Q I ' ES

— Quand tu gèl’rais, quand tu mour- Je n’ouvre pas ma porte [rais|

Je n’ouvre pas ma porte, (1)

Galant, tu t’es vanté Que j’étais une fille Faite à tes volontés.

Grand Dieu ! queje suis malheureux (2) J ai perdu ma maîtresse.

J’ai perdu ma maîtresse (3)

C’est d’avoir trop causé Non, jamais fille au monde (4)

Ne saura ma pensée.

{Pierrette Coquillon, femme Guillaume, Planchez, 1809),

Variantes :

(1) En passant dans la ville,

Galant tu t’es vanté Que j’étais lille faite

A toutes tes volontés.

( Darnes ).

Va-l’en dedans la rue,

Ou, c’soir. tu t’es vanté...

( Saint-Léger ).

Va-t’en emmi la ville.

(Treigny).

(2) Grand Dieu ! que j'ai donc de malheur.

( La Celle).

(3) J’ai perdu ce que j’aime.

(Dômes).

Oh ! si je l’ai perdue C’est d’avoir mal parlé.

(4) Jamais d’là vie. du monde.

On n 'saura ma pensée.

(Saint-Léger).

Jamais ni brun’ ni blonde.

Ne sauront mon idée.

(La Celle)

Jamais lille ni femme N’sauront ma volonté.

( Treigny -Pougues),

Le couplet suivant est ajouté quelquefois :

Qu’est-c’ qu’a composé la chanson?

C’est trois garçons bons drôles.

En buvant chopinelte.

En mangeant du pâté.

La croule était trop sèche,

A fallu l'arroser.

(Dômes).

Ces variantes sont de :

Louis Mangin, Saint-Léger-de-Fougeret, 1858 ; A. Blin; Bornes, 1817 ; M. Bouvier, Fougues, 1841; Abel Miliot, Treigny, 185 7 ; Cath Mercier, femme Gilbert , La Celle-sur-Nièvre , 184

Autre début

C’est un dimanche au soir que j’allais voir ma blonde, (bis) Que j’allais voir ma blonde, le soir après souper,

En lui disant : la belle, voudriez-vous m’aimer ?

— Ce n’est pointcauneheurepourallervoirsablonde. (bis) Allez, vous reviendrez sur les onze heur’, minuit.

Etc.

(Ch. Gagnepain , Unie g, I829).

A llegretlo.

Ce ma - lin, je me suis le - vé, Plus ma - tin que la

lu - ne. Dans mon clic-min ren-con - Ire Trois gar-çons al - le-

niands Qui s’en vont fair’ l’a - mour A la ri - gueur du

temps

Ce matin, je me suis levé,

Plus matin que la lune.

Dans mon chemin rencontre Trois garçons allemands Qui s’en vont fair’ l’amour A la rigueur du temps.

[Catherine Mercier, femme Gilbert, La Celle -sur-Nièvre, 184.).

2e VOL

G H A N S O N S A N EC : l) OT I Q U ES

Ce matin, je me suis levé Au chant de l’alouette.

Dans mon chemin rencontre Trois bons petits garçons,

S’en vont vers leurs maîtresses A la rigueur du temps

(A. Blin , Dômes , 1817).

Le Frère qui met sa Sœur à l’épreuve

Moderato

r. if— il. - * - - -

/"-fi—

EEEI

Bon jour, ma - man, ma clièr’ ma - inan, Où donc est

-P g-— fcrT: — — ■ |

-As—

rie, El - le est là

lias

is dans ces val - Ions, Sen - le gar-

danl ses blancs mou - Ions.

— Bonjour, maman, ma cher maman, Où donc est ma sœur Madeleine ?

— Elle est là-bas dans la prairie,

Elle est là-bas dans ces vallons,

Seule gardant ses blancs moutons.

Variante:

(1) Quand le soldat r’vient dos armées,

Il s’en va du droit chez sa mère :

— Où donc ma sœur, ma tendre mère?

[AlUyny-Cosne).

Iléla ! ma mèr’, lavoù ma sœur?

Voilà sept ans que je l’ai vue.

( Bulcy ).

SUJETS KAMI El EUS — PETITES AVENTURES

— Ma mèr’, vous n’avez pas raison (1)

De l’envoyer aux champs seulette,

De l’envoyer aux champs seulette,

Où les garçons du roi passont ;

11 s’en trouv’ra qui l’emmèn’ront.

— Oh ! de ta sœur n’aie donc point peur, Quand on lui pari’ d’amour, elle pleure. (2)

— Je frais gageure anc vous, ma mère, (3) Eli’ s'rait à moi si je voulais,

Mais c’est ma sœur, je n’oserais.

Beau cavalier monte à cheval, (4)

S’en va du droit à la prairie :

— Bien le bonjour, belle bergère ;

Combien gardez-vous de moutons,

Si vous voulez, nous les compt’rons.

— Mon beau monsieur, retirez-vous (5) Laissez-moi seul’ dans la prairie.

Voilà la pluie, voilà l’orage,

Voilà le temps qui veut changer ;

Je vous prie de vous retirer.

— La bell’, si tu voulais m’aimer,

J'ai une tant jolie boursctte,

J’ai une tant jolie boursctte,

Un anneau d’or dedans mon doigt.

Si tu veux, ce sera pour toi.

Quand la bergère entend cela,

Eli’ plante là sa quenouillette.

Eli’ plante là sa quenouillette :

— Garde les moutons qui voudra !

Avec mon berger je m’en vas.

Variantes :

(1) Hé! ma mère, à quoi pensez-vous? (4) Le sold.it s’en va promptement.

Vous l’envoyez à l’abandon.

Les garçons la débaucheront.

[Alligny]

Ma sœur y perdra sou honneur

( Montigny-anx-A mognes ).

Ma sœur aura mauvais renom.

(Alligny).

(2) Si l’on pari’ d'amou*', ell* se fâche.

(3) J en fais avec vous la gageure :

Auprès d’elle je m’en vais aller,

Au premier coup j’Ia vas gagner.

( Montiyny ).

Le beau soldat prend ses habits.

(Alligny).

(5) Oh ! d’un berger je n’en veux pas.

Moi. j’ai mon chien et ma houlette Pour garder fort bien mou troupeau ; Allez-vous-en dans voir’ château.

A qui ces moutons qu’vous gardez ?

Mon beau monsieur, c’est à ma mère, A moi et à mon frèr’ Simon Qu’est au régiment d’puis sept ans.

( Montiyny ).

D’un berger je n’en ai que faire.

J’ai un bon chien à mon côté Et qui me vaut bien un berger.

( Bulcy ).

CHANSONS ANECDOTIQUES

KIF ne fut pas milieu des prés,

Voilà sa bonne mèr’ qui l'appelle.

— Ma mèr’, que Dieu la reconsole !

Garde les moutons qui voudra !

Avec mon amant je m’en vas.

Eli’ ne fut pas au coin du bois, (1)

Eli’ s’est assise sur l’herbette :

— Où donc cette jolie boursette,

Get anneau d’or pour mettre au doigt Que vous m’avez promis pour moi ?

— Tiens, la boursette, la voilà,

Et l’anneau d’or, je te les donne,

Tiens, les voilà, je te les donne ;

Tu es à moi, si je voulais,

Mais t’es ma sœur, je n’oserais

— Oh ! si vous êt’ mon frèr’ Simon,

Pourquoi m’faisiez-vous des promesses ? (2)

Oh ! n’en dites rien à mon père,

Ni à ma très chèr’ mère aussi ;

Car de moi feraient grand mépris.

— A ton pèr’ je n’en dirai rien,

Mais je le dirai à ta mère,

Oui, je le dirai à ta mère, (3)

Et j’en ferai une chanson,

D’autres bergèr’ la chanteront

( Simon Pieucliol , Saint- André -en-Morvan, I8IO1.

Variantes :

(1) Quand ell' fut au milieu du bois,

La bell’ s’assit sous la coudrette.

— Retire-toi vit’, malheureuse,

Va-t-en garder tes blancs moutons, C’est moi qu'est ton frère Simon.

(Alligny).

(2) Pourquoi m’ parliez- vous d’amourettes. Il fallait donc vous fair’ connaître.

{Bulcy).

Oh î n’en dites rien à ma mère Ni à aucun de mes parents ;

Ils en seraient trop mécontents.

(Alligny).

Ça me ferait mauvais renom.

(Bulcy).

(3) .T’en ferai une chansonnette De la Nanon et du Simon,

Que tout le mond* la chanteront.

(Alligny).

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