‹ Chants & chansons populairesChapitre 49 sur 88 · EE · texte numérisé non relu

EE

EëE-J

Bien le bon - jour, mon per’, ma mè - re; Bien le bon¬

Hz]

jour, mon périma mè - re Obi la - vou donc qu ma sœur é eue?

V’ia ben sept ans que jMai pas vue

Bien le bonjour, mon pèr\ ma mère, (bis)

Oh ! lavoù donc qu’ ma sœur é eue ? *

V’iaben sept ans que jTai pas vue.

— OIi ! ma mèr’, vous n’y pensez guère (bis) (1) De l’envoyer toute seule aux champs,

Lavoù que les soldats y passont.

— Oh ! de ta sœur n’aye donc point peur(e), (bis) 11 en pass’rait des mille et millions,

Jamais ta sœur ils ne gagneront.

— V’iez-vous gager avec moi, ma mère, {bis) Qu’ell’ s’rait à moi si je le voulais,

Mais c’est ma sœur et je n’oserais. (2)

— Bien le bonjour, petite bergère, (bis)

Que le bonjour il vous soit donné. (3)

Auriez vous pas besoin d’un berger ?

— Oh ! d’un berger, je n’en ai que faire, (bis) Car je m’en suis toujours bien passée, (4)

Et je vous prie de vous retirer.

— J’ai un bouquet de toutes fleurettes (bis) (5) J’ai un bouquet, c’est pour te donner,

Belle bergèr’, si tu veux m’aimer.

Variantes :

* é eue = est allée.

(1) Hélas ! ma mèr’ vous perdez voire lille. Vous l’envoyez garder les moutons Les garçons du roi vous l’emmèneront.

(2) Le cavalier monte à cheval ;

Il s’en va raide comme le vent,

S’en va trouver la bergère aux champs.

(3) Auriez-vous besoin d’un berger Pour vous aider vos moulons garder?

(4) J’ai mon p'lit chien pour les virer.

(5) J’ai cent écus dans ma boursette.

La bell’ si vous vouliez m’aimer,

Oh ! oui, la bell’, je vous les donnerai.

CHANSONS ANECDOTIQUES

— De vot’ bouquet, je n’en ai que faire, (bis)

Car je m’en suis toujours bien passée, (l)

Et je vous prie de vous retirer.

— J’ai une bague, une jolie bague, (bis)

J'ai une bagu’, c’est pour te donner,

Belle bergèr’, si tu veux m’aimer.

— De votre bagu’, je n’en ai que faire, (bis)

Car je m’en suis toujours bien passée,

Et je vous prie de vous retirer.

— J’ai un’ bell’ robe, une jolie robe, (bis)

J’ai un’ bell’ rob\ c’est pour te donner,

Belle bergèr’, si tu veux m’aimer.

— De votre rob’, je n’en ai (pie faire, (bis)

Car je m’en suis toujours bien passée,

Et je vous prie de vous retirer.

— J'ai cent écus dedans ma boursette (bis) (2)

J’ai cent écus, c’est pour te donner,

Belle bergèr’, si tu veux m’aimer.

La bergèr’ quitte sa quenouillette : (bis) (3)

— Gard’ra les moutons qui voudra,

Avec mon berger je m’en vas.

Quand ils y sont sur la montagne, (bis)

Elle a donné la vue en liant :

— Hélas ! mon Dieu, le cœur me faut !

— Uentourne-toi, petite bergère, (bis)

Rentourne toi vite à tes moutons,

C’est moi qui suis ton frère Simon.

— Hélas ! mon Dieu, si vous ét’ mon frère, (bis)

Ne dites pas à la maison

Que j’ai quitté mes blancs moutons.

— Oh ! non, ma sœur, je n’ie veux pas dire, (bis)

Je n’ie dirai rien qu’à mes parents,

A ma chèr’ mèr’ tout d’suite en rentrant.

— Tenez, ma mèr’. voilà votre fille, (bis)

EH’ s’rait à moi si je le voulais, (4)

Mais c’est ma sœur et je n’oserais.

(Françoise Bourfjaud, femme Duplessis , La Celle-sur Nièvre, 1847).

Variantes :

(1) Votre boursette ne m'appartient pas.

(3) La bergèr’ jelle sa voulelle.

Je n’ai pas de poche pour les loger.

(2) J’ai un’ bell’ ceinture en orette

(4) Si j’eus voulu, si je voulais,

Je l’emmèn’rais au travers des bois.

(Femme Poulin , Ciez , 1813).

SUJETS FAMILIERS — PETITES AVENTURES

Moderato

-Nt—

Ouand le sol - dat re-vient de guer re

dat re - vienl de guer re, Un pied cliaus-sé

cT—

EE

nu, Son pèr’, sa mèr’ l’ont

bien

r’con-nu,

Quand le soldat revient de guerre, [bis)

Un pied chaussé et l’autre nu,

Son pèr’, sa mèr’, l’ont bien r connu.

A dit : Bonjour, mon pèr’, ma mère, (bis)

Que le bonjour vous soit donné !

Ma sœur Hélène, où donc qu’elle est ?

— Elle est aux champs, ta sœur Hélène, [bis) L ii haut, là-bas dans ces vallons

Qu’elle y garde nos blancs moutons

— Oh ! ma mèr’, la raison vous manque (bis) De l’envoyer, ma sœur, aux champs Ousque les gens duj*oi passont.

— 11 en pass’rait bien cinq cent mille, (bis) Cinq cent mille et ciiicj cents millions,

Jamais ta sœur n’emmèneront

— Ma mèr’, voulez-vous, fai r’ gageure, (bis) En cas qu’ma sœur n’me r’connaiss’ pas,

Je l’emmèn’rai dedans ces bois

A pris son cheval par la bride, (bis)

Il s’en y va tout promptement Vers la plus belF bergèr’ des champs.

A dit : Bonjour, belle bergère, [bis)

Que le bonjour vous soit donné !

N’avez-vous besoin d’un berger ?

— Oh ! d’un berger je n’ai que faire [bis)

J’ai mes blancs moutons à garder,

Monsieur, j’vous prie de vous r’ tirer

— J’ai cent écus dans ma boursette ; (bis)

La bell’, si vous voulez m’aimer,

Tenez, je vas vous les donner.

CHANSONS ANECDOTIQUES

— D’vos cent écus je n’ai que faire ; (bis)

J’ai ma quenouillette à filer,

Monsieur, jVous prie de vous retirer.

— J’ai un anneau d’or dans ma pochette, (bis) La beir, si vous voulez .m’aimer,

Tenez, je vas vous le donner

— Oh ! adieu donc, mes berbisettes, (bis)

Mes berbisett’, mes blancs moutons !

Peut-ètr’ jamais nous n’nous reverrons

— Hélas ! si vous n’étiez ma sœur(c), (bis) Dedans ces bois j’vous emmèn’rais,

Peut-ètr’ jamais l’on n’vous reverrait.

— Hélas ! si vous êtes mon frère (bis)

N’en parlez point à la maison,

Car ça me ferait grand affront, (i)

(■ Joséphine Petit , Treigny , /843)

Moderato

D> Il

Dien le bon - jou - r(e) donc, ma mè - re. Là ous qu’est

donc ma sœur Ai- niée? Y a sepl ans que jTai quit - lée.

Dieu le bonjour e) donc, ma mère.

Là ous qu’est donc ma sœur Aimée ?

Y a sept ans que j’iai quittée.

Elle est là bas dedans la plaine,

Elle est là-bas dans ces vallons, Seulett’, gardant ses blancs moutons.

Etc.

(Françoise Martin, Semetay , 1843 1.

Variante :

(1) Ça me ferait mauvais renom.

(F. Montupet, La Fermeté , 1808).

SUJETS FAMILIERS — PETITES AVENTURES

La Fille d’un Capitaine

Un poco moderato.

IflÉS

En re - ve-nantde Bor-deaux, En re - ve- liant de Bor¬

ft rï

deaux, J'ai pas - sé par La Lor - rai - ne, Ma - lu - ron don

ilü^

(1) J’ai passé par La Rochelle.

(Veuve Charron, Nolay , 1804).

Un jour, passant par Paris Revenant par La Rochelle,

(J. Magnand, Martin , 1812).

L’autre des jours me promenant Tout le long de la rivière.

[Veuve Brunet , Nolay , 1802).

dain\ J’ai pas - sé par la Lor - rai - ne, A la - la - ron don - don.

En revenant de Bordeaux, (bis)

J’ai passé par la Lorraine, (1)

Maluron doniain',

J’ai passé par la Lorraine,

Maluron dondon

Dans mon ch’min j’ai rencontré (bis)

C’est la AU’ d’un capitaine,

Maluron , etc.

J’lui ai demandé son nom : (bis)

— Je m'appelle Madeleine, etc.

— Madelein’ c’est un beau nom (bis)

Pour la fiir d’un capitaine...

J’ai détaché mon bidet {bis)

J’iai m’né boire à la fontaine. ..

A bien bu cinq ou six coups (bis) Sans reprendre son haleine. .

Variante :

En revenant de Bordeaux De Bordeaux à La Rochelle.

Chambon , Saint-Bonnot, 181 7)

C’était un jour, me promenant (G Colas, Prèmery, 180.

CHANSONS ANECDOTIQUES

— Tout beau, tout beau, mon bidet! (bis)

Tu tarirais la fontaine ..

— N’craignez rien, mon beau monsieur: (bis)

La fontaine est toujours pleine...

Quand vous pass’rez’par chez nous (bis)

N’oubliez pas Madeleine...

Y a du pain, du vin pour vous, (bis)

Pour vot’ bidet de Taverne,

Maluron dondain\

Pour vot’ bidet de Taverne,

Maluron dondon.

(Pierre Lauverjon , Ar bourse, 1822).

Allegro moderato .

En

re - ve - liant

de Bor - deaux, En

re - ve - liant de

Dor-deaux.

* — ml — 1

J’ai pas - sé par La

Ko - cliel-le, Ma - lu - ron

don don.

J’ai pas - sé par La Bo - chel- le, Ma - lu ron don - don.

(Veuve Brunei , Nolay. 1802).

Alleg o moderato.

re - ve- liant de Bor-deaux, En

re - ve - liant de

La Bo-

SUJETS FAMILIERS — PETITES AVENTURES

En revenant de Bordeaux, (bis)

De Bordeaux à La Rochelle,

Durandondaine tralala,

De Bordeaux à La Rochelle,

Durandondon.

Dans mon cli’min j’ai rencontré Un' tant belle demoiselle, etc.

Etc.

(Anne Chambon , Saint- Bonnot, JS 17).

Allegro moderato.

Un jour pas-santpar Pa - ris.

Re - ve - liant par La Ro-

SB

frszm:

xr

chel - le,

Dans mon ch’minj’ai ren-con-tré, La bel - le di - guc

mm

don , la bel - le di - guc dain, La fil - le d’un ca - pi -

tm- Z*

lai - ne, La di - guc don di - guc don don dai - ne, la di - guc

kj

don .

Un jour, passant par Paris, Revenant par La Rochelle,

Dans mon ch’min j’ai rencontré La belle diguedon,

La belle diguedairC La fille d’un capitaine,

La diguedon ,

Diguedon dondaine,

La diguedon.

J’lui ai demandé son nom.

— Je m’appelle Madeleine.

— Madeleine, c’est un beau nom, La belle diguedon , etc..

Pour la fill* d’un capitaine...

(Jacques Magnand , Murlin, J Si 2).

CHANSONS ANECDOTIQUES

Allegro non troppo.

■l—U — U — U — U—1 L’aut1 des jours me pro-me-nant Tout le long de la ri-

Èczà=.=|^t=i=

viè - re, Dans mon clf minj’ai ren-con - tré La fil - le d’un ca - pi-

tai - ne.

Ma di - y ne -à

éiéèéiü

L’autr’ des jours, me promenant Tout le long de la rivière,

Dans mon eh’min j’ai rencontré Ea fille d’un capitaine.

Ma diguedon ,

Diguedon dondaine,

Ma diguedon Etc.

( Veuve Brunei , Nolay , 1802).

Allegro moderato.

mm

pd: i N ài

L’au-tre jour, me pro - me

nant, Tout le long de la ri¬

ng - m-

=tf=fct?

vie

re, En mon ch’min j’ai ren -con - tré La fil - le d’un

IiSl^=^ — U-'— — — *—4 — C — >-

ca - pi - tai - ne, Tra-de - ri de - va - la - la.

L’autre jour, me promenant Tout le long de la rivière,

En mon ch’min j’ai rencontré La fille d’un capitaine, Traderi deralala •

Je lui ai d’mandé son nom.

— Je m’appelle Madeleine.

— Madelein’, c’est un beau nom Pour la fiir d’un capitaine,

Traderi deralala.

Etc.

(Pierre Hisquin. Dompierre-sur- Nièvre, 188 J). Nombreuses formes du refrain :

Laderi deri et tralala ,

Hê la déridera lala , etc

SUJETS FAMILIERS — PETITES AVENTURES

La Marchande d'Oranges

Allegro non troppo.

/ .frfl" PT-

p . m - fV~~1

zjz: m rzl

Au jar-din de mon pè - re, Un o - ran - ger y

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Au jar-din de mon pè - re, Un o-ran-ger y

lfe|

a. Nous roi - le). Hé! bon bon , nous y som-mes , Tra - la - /#, nous voi¬

là!

Au jardin de mon père, \ ^ Un oranger il y a, 1

Nous voilà.

Hé ! bon bon , nous y sommes ,

Tralala , nous voilà !

Il porte des oranges,

Savoir qui les cueill’ra, etc.

La beir prend son échelle,

Sur l’oranger monta.

E1F cueilla les plus mures,

Les vert’ les laissa

Les porte au marché vendre,

Son panier à son bras.

Dans son chemin rencontre Le fils d’un avocat.

— Que portez-vous, la belle,

Dedans ce panier-là ?

[Marie Lasne , femme

— Je porte des oranges Pour celui qu’en voudra.

— Montez dedans ma chambre, Ma mèr’ les comptera (1)

Quand ell’ fut dans sa chambre.

Sa mèr’ n’y était pas.

11 s’approche, il l’embrasse,

La prit, la caressa,

— - Qu’est-c’ que dira ma mère Quand ell’ voira cela?

— Vous lui direz, la belle, 1 Qu’c’est mis d’un avocat, j Nous voilà.

Hé ! bon bon bon, nous y sommes , Tralala , nous voilà !

Musset , Beaumont-la-Ferrière , J 800).

Variantès :

(l)Ma mèr’ les achètera,

( Laurent Dubois , La Machine, i83i).

Montez donc chez mon père,

On vous les marchandera !

( Femme Guinard , Dornecy, 1821),

CHANSONS AN EC DOTIQU ES

Plusieurs des versions de cette chanson sont des rondes. La suivante est une danse mimée .

Allegro non troppo.

YsjEzhmfzz 1

•dr- : # *

Dar - rié vés cheuz mon pé-e, Ein o - ran - ger y

Ous-ta. Dar - rié vés cheuz mon pé e, Ein o- ran -ger y

Ffî — - N' N n N ~ |

a, O us - la. Tour-nom du c.., de la lu gtic-don-

Darrié vés cheuz mon pée, ) , .

El- ( OIS,

Ein oranger y a, )

Ousta.

Tournons du c.., delà higiiedondctme, Tournons du c.., delà oustaga , Ousta.

I pou rte tant d’oranges Je creis qui nen cass’ra, Ousta , etc.

J’ai pris moun achelette, Mon pagnier à mon bras

Je les pourte à la fouée, )

A la fouée à Cassia. (1) | f)ls

Parsoun’ me les demande, j

Que rflls d’ein avocat. ( f>ls

11 a pris mon pagnier, (2) )

1 me les empourta. )

— Monsieu, mais mes oranges, ) Vous me les payez pas. ) t,ls

— Venez dedans ma chambre, j

Nen vous les payera. (3) \

Etc.

[Veuve Carroué , Mur lin, /S$S).

Variantes :

(1) A la foire à Gannat.

(2) Lui en prend une couple Ne les lui paye pas.

(Femme Guimard , Dornecy , J<S2i).

(3) Elle est entrée pucelle,

Mais femme elle en sorla.

(E. Saujot, Donzy, 1802).

sujets Familiers

PETITES AVENTURES

Joyeusement

rp # (# \

jP^=b. s>J

Der - rie -re chez mon pè - re, Yi-ve la ta-ba-

data M~m- -

— y-'mfrn

-, - y - ut. J - er ' •T ^ ^ ^

lié - re! Un o- ran-ger y a, Vi - ve le bon la -

ran-ges.

no - vem-bre , dé-

ccm-bre Je crois qu’il en rom - pra. Vi - ve la ta-ba-

lière cl le ta - bac.

Derrière chez mon père,

Vive la tabatière ,

Un oranger y a,

Vive le bon tabac !

Il amèn’ des oranges.

Octobre , novembre , décembre ;

Je crois qu’il en rompra, Vive la tabatière et le tabac !

La bell’ prend une échelle, Vive la tabatière ,

Les plus meùr’s elle cueilla, Vive le bon tabac.

KH’ cueille les plus meures, Octobre, novembre, décembre.

Les vertes el Y les laissa, Vive la tabatière et le tabac.

Etc.

(E. Saujot , Donzy , ISO. )

Variante :

Derrière chez mon père Vive ta tabatière,

Un oranger y a,

Lata,

Un oranger y a.

[E. Million , Bona, 1890).

CHANSONS ANECDOTIQUES

Moderato

\mm £iïËÊÊÊ

Der - riè • re chez mon pè - re Un o - ran ger y

e^Êeéeïe^

a, Ho -là! Mais il a tant d’o - ran - ges, Je crois qu’il en rom-

m i iè : i* i : i Ï\: ml- 1

pia, Ho-làl Oh! fai du non, j'ai du din\ J'ai du non de

:lâ==riV=

^ 'jb ^ P — m — ^ —

*ig:l

dm' , J’ai du di-no gé. J'ai du zon zon - zon, J’ai du Ira- la -la

^=É=b=b-lEbr ^=§EËgË={

la, J'ai du vert, du jaun’, J'ai du vi - no - le I, J'ai du Ideu tein-

Wm-. • ■ i Il

du, J'ai de l'o - ran - ger.

Derrière chez mon père,

. Un oranger y a,

Holà !

Mais il a tant d’oranges,

.le crois qu’il en rompra, Holà !

Oh ! fai du non, fai du din\ J'ai du non de din\

J'ai du dinogé.

J'ai du zonzonzon ,

J'ai du tralala la,

J'ai du vert , du jaun'

J'ai du visolet ,

J'ai du bleu teindu ,

J'ai de l'oranger.

Etc.

(Veuve Fait ter re, Saint-Amand, 1801).

SUJETS FAMILIERS — PETITES AVENTURES

Allegro moderato.

Au châ- Icau d chez mon père, Un o - ran-ger y

l^=:è:èa

i ti

ja! Au cliâ-teau d’chez mon père, Un o- ran-ger y a, 0-

Ê==6p=fc=l

ja ! J ai du vi, J ai du vi - son - dè - wæ, J'ai du vert au

|2:fc=^=d

TT

sr

s: — fer1 ~N — f\l

if - : »

gris. Oh! fai du vert au grand, J'ai du zon-zon-zon, J'ai du tra - la -

E.E5=fI

IÇr*

/a, ./’«/ (/« co- ton vert. Oh! j'ai d'là ver - le nèr’, J’ai du co - Ion

lü

vè - re, Oh! fai du vert au gris, Grand Dieu! que c'est jo - U!

Au château d’chez mon père, )

Un oranger y a, ( fc/#.

Oja ! \

J'ai du vi ,

J' ai du vison dène ,

J* ai du vert au gris ,

Oh ! fai du vert au grand ,

J'ai du zonzonzon ,

J'ai du tralala ,

J'ai du coton vert,

Oh ! fai cl' la vert nier',

J'ai du coton vère ,

Oh ! fai du vert au gris ,

Grand Dieu ! que c'est joli !

Etc.

{(lubricité /toy, femme Valet, Fours, 18(18).

‘2e VOL

CHANSONS A N EC D 0T1 QU ES

210 CHANSONS ANECDOTIQUES

Les trois versions qui suivent sont des chansons de « labour », dites a pleine voix , lentement , pour animer les bœufs , tioler. — Dans la seconde , V oranger a disparu ; il s'agit d'un poirier — adaptation au terroir nivernais.

F] Allegro moderato.

à pleine voix — = - -

Der - riè - re chez mon pè

æn - — -

lg£-^=F - - , - -

a, O - gé! Der - riè- re chez mon pè

re, Un o-ran-ger y

d?r=fcp:

re Un o - ran-ger y

a 0- gé! Oh j’ai du vin, o- gé ! J t

dfcr&ti-

/ J 'ai du zon-zon - zon , J’a/ </

li -la -la, J'ai du vert de jonc , ♦/’«/ ^ w o - W,

IL =\ - Il

B se

JV// */w />te te/fl - rfw, </’«*' de l'o - van - ger.

Derrière chez mon père, Un oranger y a,

Ogé !

Oh j'ai du vin, ogé!

J'ai du zonzonzon ,

J'ai du lalala ,

J'ai du vert de jonc ,

J'ai du violet,

J'ai du blé teindu ,

J’ai l'oranger.

Etc.

tes.

(François Guimard, Dornecy, 1821).

SUJETS FAMILIERS — PETITES AVENTURES

Allegro non troppo.

Sy 1

l4àz^xz. -

Dans 1 jar-din de mon pè - re. Yoh! les pe-lits, yoh!

wm\

W — W — > lé! Dans Ujar-din de mon

pè-re, Un

grand poi-rier

Las-

lvay Un grand poi-rier y a.

Dans Pjaidin de mon père, Yoh ! les petits , yoh ! lé !

Dans l’jardin de mon père.

Un grand poirier y a, Lustra ,

Un grand poirier y a.

L’est si chargé de poires.

Oh ! les petits , oh lé !

L’est si chargé de poires, Je crois qu’il en rompra, Lustra ,

Je crois qu’il en rompra

Mon amant vient dimanche,

11 me les cueillera.

Nous prendrons mon échelle, Nos paniers dans nos bras.

Nous porterons les poires A la foire à Gannat.

Nous somm’ ’té à la foire,

On nous les acheta.

[Femme An gilherl, Luzy , 1831).

Moderato

in

Par der-rièr’ chez mon pè - re. Oh!

- lets , oh !

der-rièr’ chez mon pè - re,

fl fj

ri

si

a, La - la - la. Un o - ran-ger y a.

Par derrièr’ chez mon père, Oh ! les valets , oh ! lai !

Par derrièr’ chez mon père, Un oranger y a,

Lalala ,

Un oranger y a.

Il est chargé d’oranges,

Que la branche en ploya.

Qu’on m’apporte une échelle.

Un panier à mon bras.

Je cueillerai les mûres,

Les vertes restera.

Je les ai porté’ vendre A la foire à Gannat.

Etc.

{Laurent Dubois, La Machine, 183!).

CHANSONS ANECDOTIQUES

Le Verre cassé

Allegretto.

marcato

l^»i/ÿrtE^=i^=p=^— ^==pE=^=l=r=^=t>=prrt=w/itrl J’ai fait u - no maî-tres - se, Beu - votis, nous en al- Ions, J’ai

h=±=SE$E$EïE$i

te

- b=p=^b=tm/:^t

fait u - ne mai-tres - se, Heu - vous. nous en al- Ions. Je

§>§^Î1^eH

z£=à^gj

l’ai faile à mon gré. Il faut boire , il faut

boi - re, Je

l*ai faite à mon gré, Il faut boir\ s'en al - 1er .

J’ai fait une maîtresse, (1) (

Bravons , nous en allons , \

Je l’ai faite à mon gré,

// faut boire, il faut boire ,

Je l’ai faite à mon gré,

Il faut hoir ’, s’en aller .

J’irai la voir dimanche, (2) j ^

Beavons , etc. )

Lundi, sans plus tarder,

// faut boire , etc.

Tout en entrant chez elle, (3)

Un verr’ m’a présenté.

A u premier coup de trinque, (4) Son verr’ je l'ai cassé.

La belle a l’cœur si tendre, (5#

Eli’ s’est mise à plorer.

— Qu’avez-vous donc, la belle.

Qu’avez-vous à plorer ?

C’est-il donc votre verre ?

Je vous le payerai.

— Oh ! ce n’est pas mon verre,

Ce qui me fait plorer

Mais c’est mon cœur volage, Galant, tu m’I’as gagné.

— Ne pleurez point, la belle,

Je vous le rend(e)rai.

— C’est pas un’ chose à rendre, Connu’ de l’argent prêté.

femme Denis , Montambert , 1829).

(Jeanne Fou met ,

Variantes :

(1) J’ai fait une maîtresse, )

Buvons et nous partons. S

(Pougues).

(2) Je fus la voir ..

J la* trouve à déjeuner.

(Planchez).

Je la vas voir dimanche,

Dimanche, sans plus tarder.

Je la trouve à dîner...

( Champlemy ).

Je la trouve seulelle Sur son lit, qui pleurait.

<3) La bell’ me rince un verre.

Un verre pour trinquer.

(Champlemy).

O) D'un’ main je prends le verre,

De l’autre, je l’ai cassé.

(Planchez).

(5) Quand je fus pour partir,

EU* se prend à pleurer.

( Pougues ).

Ces variantes sont de :

M. Ranvier, Pougues, 1842 ; femme Guillaume, Planchez , 1800 ; Fr. Franchard, Champlemy] 18... ; Ch. Ledoux, Pougues, 1818.

SUJETS KAMI U EPS — PETITES AVENTURES

J’ai

fv

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