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Allcgvo non troppo.
Je suis gar - çon, vi - ve la joie ! Je fais Ta-
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mour à u - ne bru - ne. Je Pau -rai - li? JTau-rai li
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pas Si ses pa - rcnls ne vou-lont pas? Ali ! je l’au - rai
quoi qu’il m'en cou - te. Mon beau mon - sieur, j’en suis en
clou - le.
Je suis garçon, vive la joie !
Je fais l’amour à une brune.
Je l’au rai- ti ? JTaurai-ti pas Si ses parents ne voulont pas ?
Ah ! je l’aurai quoi qu’il m’en coûte. Mon beau monsieur, j’en suis en doute.
Etc.
( Voir aux variantes)
[Philibert Berlhier , Saint-Sulpicc, J807).
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C’é- tait la lil - le d’un pa - y - san. Oh! elle est r>
belle, elle est char - inanl’ I C’é-tait le
>-saE£E3E~:
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gneur qui vou-lait lui ga-gnerson cœur.
C’était la fille d’un paysan,
Oli î elle est belle, elle est charmant’.
C’était le fils d’un grand seigneur Qui voulait lui gagner son cœur.
Du bon matin je m’suis levé,
En mon jardin m’y promener.
J’y ai trouvé l’fils d’un seigneur Qui voulait me gagner mon cœur.
— Quoi qu’vous soyez l’fils d’un seigneur Et moi la fill’ d’un laboureur,
Y a des dam’ dedans la cour Pour accomplir(e) vos amours.
L’beau galant cherche en son gousset.
Cinq cents francs lui a présentés :
— Tiens, ma bell’, voilà cinq cents francs Pour me rendre le cœur content.
Y a longtemps que j’ai désir
De prendre avec toi mes plaisirs.
— Vos cinq cents francs n’me disent rien,
Moi, mon honneur(e) c’est mon bien.
L’beau galant cherche en son gousset,
Six cents francs lui a présentés :
— Tiens, ma bell’, voilà six cents francs,
Pour inc rendre le cœur content.
Les six cents francs fur’ pas comptés,
Hélas ! la bell* se laisse aller
— Mais si mon cœur tu as gagné,
Ce n’est pas de t’en glorifier.
( Jeanne Boulanger , femme Couron , Fours, 1817).
CHANSONS ANECDOTIQUES
Le Flamand ou le Marchois
Moderato.
blon - de, En al - lant voir sa blon - de,
(Té - lail pour lui par - 1er, En lui di -
sant : la bel - le,
Vou-drais tu bien m’ai - mer?
C/était un beau Flamand, (1) En allant voir sa blonde,
En allant voir sa blonde, (2) C’était pour lui parler, (3)
En lui disant : la belle, Voudrais-tu bien m'aimer ?
— Oh ! oui, je t’aimerai (4)
Si tu n’as pas d'maitresse.
Tous les jours j’entends dire, Par un de nos parents, (5) Dans ton pays de Flandre,
Tu as femme et enfant.
— Qui sont ces envieux (6)
Qui t’ont dit ça, la belle ?
C’est ton père ou ta mère Qui t’a conté cela ;
Nous viv(e)rons ensemble,
En parl’ra qui voudra !
— Mais dis-moi donc, Flamand, Si je deviens enceinte ?
— Si tu deviens enceinte,
Dell’, je t’épouserai.
Dans mon pays de Flandre, Bell’, je t’emmènerai.
Variantes :
(1) C’était un jeune Flamand.
( Moussy ).
(2) Qu’allait voir sa maîtresse,
Le soir après souper.
(3) En s’allant promener.
(. Murlin ).
En voulant lui parler.
(i) — Flamand, mon beau Flamand, Comment veux-tu que j’l’aime ?
Tous les jours j'entends dire *
Que tu es marié Avec la plus bell* lille,
Qu'y ait dans ta contrée.
( Châlcauneuf ).
Je voudrais bien l’aimer,
Mais je n’sais comment faire.
(Sa i n t-Pa ri zc-cn- Vi ry).
(5) Tant de mal(e) do toi.
(Moussy).
(6) — Qui t'a écrit cela,
Marguerite, ma mie ?
( Moussy .
SUJETS FAMILIERS — PETITES AVENTURES
— Mais dis-moi donc, Flamand, Que ferons-nous en Flandre ?
— Nous monterons boutique, (1) Boutiqu’ de gros marchands, Vendant notr marchandise,
Gros marchands négociants.
— Mais dis-moi donc, Flamand, Quell’ sort' de marchandises ?
— Nous vend(c)rons des jupes, Pantalons de velours,
De belP chemises fines Brodées tout alentour.
Quand le Flamand eut pris (2)
Les plaisirs de la belle :
— Bien le bonjour, la belle,
En vous remerciant.
Dans mon pays de Flandre,
Oui, j’ai femme et enfant.
Pierre
— Oh ! va, galant trompeur,
— Oh ! va, galant volage,
Tu as mon cœur en gage,
A présent tu t’en vas.
En passant la rivière,
Galafit, tu périras
— Non, je n’périrai pas,
Je suis un garçon sage,
Je suis un garçon sage,
Je suis bon marinier,
En passant la rivière.
J’évit’rai le danger.
— Ah ! lavou donc le temps Que j’étais à ma porte,
Que j’étais à ma porte,
Soyée desur un banc !
Je me moquais des autres,
M’y voilà z-à-présent !
Pou relier, Beaumont-la Ferrière, 18?8).
(i) On fera du commerce, (2) Quand il eut bien joui
Chandelle, aussi savon, Des amours de la belle.
Nous vend(e)rons, la belle, ( Chàteauneuf ),
Tout c’que les aulr’ vendont.
Ces variantes sont de :
Femme Laville, Moussy , 1846 ; veuve Gammé, Martin, 1833 ; Garnier, Chdteauneuf, ISO. ; femme 7 bureau, Saint -Parizc-en-Viry, 1843.
C’était un p’tit Français ) ^ .
Davec une Allemande. )
A vont jouvô z-aux cartes,
A vont joué tous deux,
A vont jouvé z-ensemble Au jeu des amoureux.
— Dis donc, petit Français, j
Si je deviens enceinte ? i üls
— Si tu deviens enceinte,
Bell’, je t’emmènerai ;
Dans mon pays de France,
Bell’, je t’épouserai.
— Dis donc, petit Français, J ^ Que ferons-nous ensemble *? i Jls
— Nous y ferons ensemble Ce que les autr’ y font ;
De tout’ ces marchandises,
Bell’, nous en vend r)rons.
— Dis donc, petit Français, ) Quell* sort’ de marchandises ? \ Jls
— Des coifïur’ en dentelles,
Des jupons de velours,
De cesbell’ ceinturettes,
Bell’, nous vendrons de tout.
— Dis donc, petit Français, Tu attrap’ l’Allemande,
Tu attrap' l’Allemande,
Moi, je n’y croyais pas.
En passant la rivière, Galant, tu périras.
bis.
( Louise Joubert , Arien [ , 1861 1.
; * I "jgJ-
a-mour d’u - ne blon - de, A
n’o - sant lui par - 1er, Lui
tt» & # * # <
tre: Dell’ vou - lez -vous m’ai - mer?
C/est un garçon Marchois,
A l’amour d’une blonde,
A l’amour d’une blonde.
En n’osant lui parler,
Lui fait dir’ par un autre :
Bell’, voulez-vous m'aimer ?
Eli’ lui dit : Mon ami,
Comment veux-tu cjue j't’aimc ?
Tous les jours j’entends dire Par un de tes maçons Dans ton pays de Marche,
Tu as femme et enfants.
EU’ lui dit : Mon ami,
Que f’rons-nous dans la Marche ?
— Nous vend r)rons des jupes, (1) Des jupes, du velours,
Tout’ sort’ de marchandises,
Au plaisir de l’amour.
Quand le galant eut pris Les plaisirs de la belle :
— Je vous remercie, belle,
De tous vos agréments.
Dans mon pays de Marche,
Oui, j'ai femme et enfant.
(Louis Mangin, Saint Lé ger-dc-Fougcrel, 1808).
Variante :
(1 ) On taillera la pierre,
Tiendra des compagnons,
Et vous resl’rez, la belle,
Tranquille à la maison.
{Veuve Boucher , Montigny-aax- Amogncs, 1840 .
Moderato.
dolcs
y s * ! * y— r —art tel E3
— d=<p:,:n:rhia= N,
C’csl un jeu - ne Fla-mand Qui s’en va voir sa blon - de, Qui
s’en va voir sa blon - de, En s’al - lant pro-me
ner,
1 1 ii
lui di-sant : Ma mi - e, Vous plaît - il de m’ai - mer.
SUJETS FAMILIERS
PETITES AVENTURES
C’est un jeune Flamand Qui s’en va voir sa blonde,
Qui s en va voir sa blonde.
En s’allant promener,
En lui disant : Ma mie,
Vous plait-il de m’aimer ?
Etc.
{Henri Thibaudat , Sichamps. 1822),
Sc chante aussi sur l'air donne page lï>2 du premier volume.
(Veuve Bauchcry Montigny-aux-Amogncs , ISbO).
La Marchande de Froment
Modérément s
Mon père ans - si ma mè - re N’a - vaient que moi d’en-
faut, U Al - le -mai
nd. Mon père aus - si ma me - re N’a-
fl" m --m m m I * - p • m. ■ m- m 1
faut, U Al - le - mand. Je suis Fla-man - de d'Al - le-
à S * : . - ê * tra
■ jf— > - ^ >
vaient que moi d’en-
ma - gne, La filf d'un Al - le - mand, La fill' d'un Al- le - mand.
Mon père aussi ma mère N’avaient que moi d’enfant,
V Allemand.
Je suis Flamande d'Allemagne , La fdV d'un Allemand, {bis)
Ils m’envoyaient à Nantes Pour y vendr’ du froment, L'Allemand Je suis Flamande , etc.
— Cinquante sous le seigle, )
^IS‘ Un écu le froment S ;,,s
Etc.
bis.
Viens-t’en dedans ma chambre, Je te paierai comptant.
Etc.
Mon père aussi ma mère ) f .
M'ont bien cherchée sept ans. ) J Etc.
Tout en rentrant sous l'Italie, J’aperçois un marchand,
L Allemand, etc.
Il me dit : Ma mignonne, Combien vends-tu l’froment ?
Etc
Tant cherchée, m’ont trouvée, Tout au bout de ce temps.
Etc.
Mon pèr’ qui me soulage, Ma mèr’ va me frappant.
Etc.
bis.
C H AN SONS A N ECDOTIQ C ES
— Allons, allons, ma mère, Ne frappez donc point tant.
Etc.
) I . Celui qu’en est le père, S ' ,s' L’nourrira bien autant.
Etc.
bis.
Par-dessous ma ceinture, Je porte un bel enfant.
Etc.
) ^ J’lui ferons prend’ les armes, )
S ,ls' JTenvoirons battre aux champs. (
Etc.
- Mais dis-moi donc, ma fille, Qui t'a fait ce présent ?
Etc.
Au premier coup d’bataille, 11 a tué trois sergents.
Etc.
— Un marchand de dentelles, Un faiseux de rubans.
Etc.
I Ee roi, qu’est en fenêtre,
) ,,s‘ Qui regard’ cet enfant, Etc.
bis.
— Oh ! dis-moi donc, ma fille, |
Qui nourrira l’enfant ? ) b,s
Etc.
— La nourrie’ qui le porte, j
L’nourrira bien sept ans. j
Etc.
— Qu’on m’amèn’ la nourrice Qui l’a nourri, l’enfant,
IJ* Allemand,
Je suis Flamande d'Allemagne, La fin* d'un Allemand, [bis)
(Simon I foli , La Guerche , J86I).
La Princesse de Pantin
Un poco moderato.
Oli ! c’é - tait la prin - ccss\ La prin-cess’ tle Pan-
tin, S’en va le
soir au
bal, S’cn re- vient le
ma -lin.
Oh ! c’était la princess’ La princess’ de Pantin, S’en va le soir au bal, S’en revient le matin.
Eli’ s’en revient malade D’un’ grande maladie, EU’ s’en revient malade, En danger d'en mourir.
Elle appell’ la servante :
— Venez me secourir !
J'ai une maladie En danger d’en mourir.
Allez. qu’rir la bonn’ mère, Qu’ell’ vienne auprès de moi !
Fermez bien tout’ les portes, Qu’ell’ soient bien tout' fermées
Son père aussi sa mère Qui entendaient du bruit :
— Ecoute donc, ma femme,
On dirait qu’c’cst un cri.
•— Restez, je vous en prie, Restez là, mon mari.
Je vais voir chez ma fille,
J viendrai vous avertir.
SC.1ETS FAMILIERS — PETITES A VENT T R ES
— Qu’est ce donc qu’il arrive, Que tout est renversé ?
- Ma mer’, ma bonne mère, J'ai bien saigné du nez.
— Mon mari, venez vite, Promptement arrivez.
Apportez donc des verges On va la verge n ne r !
— Frappez, père et mère, Mais frappez doucement !
Si vous tuez la mère,
Vous nourrirez l’enfant
(Eugénie Daugy , veuve Daudet , Haveau , /#/.).
Les Trois Baigneuses
Mouvement de ronde.
Nous
lions trois
fil - les, Nous al - lions bai gnant, Nous al¬
lions bai-gnant Dans un ruis-seau cou - lant. La ro - se ver¬
meil - le Fieu - rit sur nos gants.
Nous étions trois filles, (1) Nous allions baignant, Nous allions baignant, Dans un ruisseau coulant, La rose vermeille Fleurit sur nos gants.
Par ici il passe L’fils d'un gros marchand.
Nous a pris nos chausses, Nos souliers fringants.
La rose } etc.
Variante :
(1) C’était Irois fillettes,
Trois Mlles j> de vingt ans,
( d’un temps.
Qui s'allaient baigner Dans les ruisseaux coulants La rose vermeille Fleurit dans nos champs.
(P, Peyronnet y Saint-Bonnot , i8i2).
CHANSONS A N EC DOTIQ U ES
La plus jeun’ des filles Court après criant :
Hendez-nous nos chausses, Nos souliers fringants.
La rose , etc.
Son père et sa mère La cherchaient pleurant.
Cherchée, tant cherchée, L’ont cherchée longtemps.
Si longtemps cherchée, L’ont trouvée pourtant Au coin d’une trace, Logeant son enfant.
Un beau berceau d’ivoire, Un bel enfant dedans,
Un beau poêlon d’or,
Un’ bell’ cuillèr’ d’argent
— Frappez, père et mère, Frappez doucement ;
Si vous tuez la mère,
Vous nourrirez l’enfant.
— Qui en est le père De ce bel enfant ?
— 11 est à la guerre Dans un beau régiment.
Il est à la guerre Dans un beau régiment,
Porte l’épaulette En or et en argent.
— Qu’en ferons-nous donc De ce bel enfant ?
— Nous le porterons Au Saint-Sacrement.
La rose vermeille ,
Fleurit sur nos gants.
( Veuve Brunei , Nolay , 1802),
Les Délaissées