‹ Chants & chansons populairesChapitre 7 sur 88 · ENTRE PARIS ET SAINT-DENIS · texte numérisé non relu

ENTRE PARIS ET SAINT-DENIS

Saint-De - nis,

irh— rfVi

a un* jo - li’ fil - le. Elle est si bel

le que le jour;

Aj— V-l —

Un beau dra-gon

: - :»i f- iv- >

lui

fait

’a-mour,

II veut

1? vo -1er chez son

pè - re.

Entre Paris et Saint-Denis,

On dit qu’ y a un’ joli’ fille,

Elle est si belle que le jour ;

Un beau dragon lui fait l’amour,

Il veut la voler chez son père.

Il a pris son consentement,

Un soir, en passant à sa porte :

— Asseyez-vous sur ce banc-là ; Pendant qu’ mon pèr’ s’endormira,

Je passerai par la fenêtre.

Et quand ce vient sur la minuit,

Le beau dragon vient pour la prendre

— Fanchett’, Fanchette, levez-vous, Oh f bien promptement, levez- vous, Je tiens mon cheval par la bride.

Et quand ce vient au point du jour, Voilà son pèr’ qui se réveille : [jours ? — Ma femm’, ma femm’, dors-tu tou- Entends-tu le son du tambour Qui emmène notre Fanchette ?

Le pèr’ courut, levant les bras,

Disant : Trompett’, trompette, arrête !

Arrête, arrêt’ le régiment,

Car tu emmèn’ ma belle enfant,

Tu emmènes notre Fanchette !

Le beau dragon lui répliqua,

Disant : Trompett’, trompette, avance !

N’écoute pas ces compliments, Avance, avanc’ le régiment,

Puisque Fanchette en est contente !

( Louis Dcfosse , Arleuf, 1817).

SUJETS IMAGINAIRES OU ROMANESQUES

Promenades en Mer

LA FILLE DU PRINCE Moderato.

C’é - tait la

lé

»sêÊ5§Ë

EE*^=gâ :

d’im prin-ce, Trop

=z^= =ft=

ma - tin s’est le

vee,

C’é - tait la fill’ d’un

pria - ce, Trop ma - tin s’est le - vée, Trop ma - tin s’est le-

vé’ Sur le bord de l't - le , Trop ma - tin s’est le-

~ÊÊËÈmmrnË^È

vé* 1 2 * * * * 7, Sur le bord de l'eau , charmant ma - le - lot.

C’était la fi 11’ d’un prince (1)

Sur le bord de Vile (3) Sur le bord de Veau , Charmant matelot .

| bis .

Variantes

(1) La belle se promène Le long de son jardin.

(. Montsauche ).

(2) Tant matin si leva.

( Donzy , Sermoisc).

Un matin. ...

( La Ch apelle-Saint-A ndré ) .

D’ grand matin .

(. Prémery ).

D' bon matin...

Saint-Pierre-le-Moùtier).

Voulant se marier.

( Gouloux ).

Qui s’allait promener.

( Pougues )

En s’allant promener.

( Marzy , Saint-Père).

Du matin s’est levée.

(Sougy).

(3) Sur le bord de la France.

( Montir/ny-en-Morvan ).

Sur le bord du navire.

( Bulcy ).

Chantant des airs nouveaux ,

Sur le bord de l'eau ..

(Langeron)

CHANSONS ANECDOTIQUES

Aperçoit une barque (1) )

Trent* matelots dedans, ) Trent’ matelots dedans,

Sur le bord , etc.

Le plus jeune des trente ; Disait une chanson. )

Etc.

— La chanson que vous dites (2) )

Je voudrais la savoir. )

— Entrez dedans la barque (3) ) Nous vous l’apprend(e)rons. i

Ne fut point dans la barque, ) E1F se prit à pleurer. )

— Qu’avez-vous donc, la belle, ) Qu’avez- vous à pleurer ? \

bis.

— Je pleur’ mon cœur volage (4) J Que vous m’avez gagné. \

bis .

bis .

— Ne pleurez point, la belle, j Je vous le rend(e)rai. |

j bis .

— C’ n’est pas un’ chose à ren- j

bis .

Comm’ de l'argent prêté, [dre] ^ Gomm’ de l’argent prêté,

ois .

bis .

Sur le bord de l'île,

Comm’ de l’argent prêté.

bis .

Sur le bord de Veau , Charmant matelot. (5;

(Pierre Hisquin , Dompierre sur Nièvre, 1831).

Variantes :

(l)Eir mont’ de chambre en chambre, Pour voir la mer couler.

(Saint-Léger-de-Fougeret).

(2) La belle en fut envieuse,

Qui voulait la savoir.

(Saint-Léger).

Est montée dans sa chambre,

Tant qu’elle a pu monter.

Regarde par sa fenêtre,

Si ell’ voit rien venir.

(Fours).

Regarde par la fenêtre.

(Poiseux).

Mit la tête en fenêtre,

(Donzy, La Machine , Saint-Franchy , Gimouille , Chantenay).

Pour voir les barques passer.

(Chantenay).

Pour voir la mer passer.

( Varennes-les-Nevers) .

(3) Montez, la belle, en barque.

(Saint-Léger).

Routez le pied en barque,

On vous rapprend(e)ra.

(Glux).

(4) Ce sont mes amourettes Que vous m’avez gagné.

(Sougy).

Que vous m'allez ôter.

( Saint-Père ).

(5) Une version se termine par ces vers Tu as la mer à boire,

Les poissons à manger.

( Gouloux ).

Ces variantes sont de:

Louise Pemay, femme Collas, Montsauchc 1853; Victor Chabin, Donzy, 1825 ; Marie Dufond, Scrmoise, 1808 ; Jean Juste, La Chapelle-Saint- André, 1850 , L. Rabdeau, veuve Rodier, Prémcry, 185.; veuve Rénard, Saint-Pierre-le-Moûtier, 1851 ; Jacquette Beugnon, veuve Joyaux, Gouloux, 1811 ; Mérite Ranvier, Pougues 1842 ; veuve Belliard, Saint-Père-sous-Vézelay, 1830 ; Louis Ranvier, Marzy, 1800 ; Marie Guiroux, femme Baudin, Sougy, 1840 ; Lazare Bonnot, Montigny-en-Morvan, 1834 ; Charles Gagnepain, Bulcy, 1829 ; veuve Brassière, Langeron, 1814 ; Louis Mangin, Saint-Léger-de-Fougeret, 1858 ; Jeanne Boulanger, femme Couron, Fours, 1817 ; veuve Peyronnet, Poiseux, 1850 ; Claude Barbotte, La Machine, 1820 ; veuve Luthereau, Saint-Franchy, 1837 ; Gaspard Blondeau, Gimouille, 1812 ; Jacques Senotier, Chantenay, 1809 ; veuve Bernard, Varennes-les-Nevers, 1810 ; P. Doreau, Glux, 1804.

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C’é - tait la fill’ d’un pria - ce, Dou - da di, la - ri -

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