‹ Chants de la pluie et du soleilChapitre 28 sur 31 · CHANT DES NOUVEAUX PIRATES · texte numérisé non relu

CHANT DES NOUVEAUX PIRATES

Le ciel est clair ; la mer étincelle ; Le vent souffle. . .

Dans le port notre navire

Se balance,

Se balance et nous invite,

Comme une femme qui remue les hanches

Voluptueusement.

Puisque nous avons le vent pour nou?, Partons ! partons ! par ce ciel clair, Et bravons la mer tumultueuse, Et montons-la et domptons-la.

Fendons la mer ! Fendons l'écume !

A pleines voiles !

A pleines voiles !

Nous ne craignons pas la tempête ;

Nous nous soucions peu des nuages à venir et du vent ;

S'il faut périr, qu'inîporte !

Nous n'avons pas peur de la mort ;

Mais si nous avons la vie,

C'est pour l'étreindre !

C'est pour l'étreindre !

Fendons la mer ! Fendons l'écume !

A pleines voiles !

A pleines voiles !

Nos âmes étaient d'antiques arsenaux

Où depuis des ans,

Depuis des ans,

Mille énergies se rouillaient ;

Mais nous avons fourbi et fait luire nos épécs,

Et nous les levons pour qu'elles brillent,

Pour qu'elles brillent

Au grand soleil de la mer.

Nous n'avons pas peur des vaisseaux ennemis,

Et le cœur confiant,

Nous chevauchons la vague ;

Ah ! depuis si longtemps qu'elles sont enfermées,

Nos énergies sont impatientes !

Comme elles veulent jaillir au dehors

Parmi l'écume, parmi le sang !

Puisque nous ne sommes pas rois ici.

Nous allons vers des terres lointaines, Vers des conquêtes, " Batailler pour le butin Et notre sacre ; Nous voulons régner ou bien mourir, Nous, les pirates insoumis.

Que le sang coule !

Que le sang coule !

Peu importe lequel.

Fendons la mer ! Fendons l'écume !

A pleines voiles !

A pleines voiles !

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