Oui, je pourrais me plaindre Du poids de mes travaux
Si mon cœur pouvait craindre D'être seul en ses maux.
Mais n'est-ce pas mon Père, Qui me dit : « Me voici f Je te vois sur la terre : ^
Je connais ton souci? »
5. Prends donc, prends, sans tristesse, mon âme ! ta croix, Et bénis la sagesse Qui mesura son poids. Ton Dieu, ton Dieu fidèle.
Te tient sous son regard :
A souffrir s'il t'appelle.
Ah ! sache aimer ta part !
Lahent. m, 58. Seigneur ! tu as plaidé la cause de mon ftme et tu as garanti ma vie.
Jean xv, 2. II retranche tout sarment qui ne porte point de fruit en moi ; et il émonde tout celui qui porte du fruit, afin qu'il porte encore plus de fruit.
HÉBR. XII, 7. Si vous souffrez le châtiment. Dieu vous traite comme ses enfants ; car quel est l'enfant que soii père ne châtie pas?
362 L£ TJUfPS l>£ L*ÉPBEUYE
(Imité du PsoMfM XJJl.)
1 . Comme en un jour d'été, cherchant une eau courante. Dans le fond des forêt§, le cerf brame à longs cris ; Ainsi mon Ame, 6 Dieu ! brame après tes parvis. Et sent d'un saint dé$ir la flamme d^vorai^tp.
2. Oui, j'ai soif du Dieu-Fort, j'ai soif de sa présence. Oui, je te cherche, ô Dieu ! je t'appelle en mon cœur. Oh ! rouvre-moi ton ciel ! Oh ! jusqu'à toi. Seigneur ! Rend&4noi ce libre accès que donne ta clémence !
3. Jour et nuit, devant toi, j'ai répandu mes larmes, Lorsque d'ennui mon cœur était tout oppressé : Hélas ! il me semblait que tu m'avais laissé ; Quej'étais sans appui, dans mes longues alarmes.
4. Oik sont, disais-je à Dieu, ces brillantes journées Oùtoujours, en ta paix, mon ciel était serein ; Oii ton service était mon breuvage et mon pain ; Où je trouvais en lui tant d'heures fortunées ?
LE TIMPS DE L'ÉPMUTE. 363
5. Alors, plein d'allégresse, au milieu de mes frères. Avec eux entonnant des cantiques joyeux, J'adressais au Seigneur mon hommage pieux, Et de mon cœur ému les {érventes prières.
6. mon Ame ! pourquoi perds-tu ton assurance ? Pourquoi toujours te plaindre et t'agiter en moi ? Reprends ta force en Dieu : vers lui retourne-toi I mon Ame ! rends-lui toute ta confiance !
7. Oui, tu seras encor par ton Sauveur bénie. Oui, bientôt tu pourras encor le célébrer. Son lEunour est fidèle et veut te délivrer :
Un çeui de ses regards va te rendre la vie !