‹ Chants du soir [microforme]Chapitre 10 sur 34 · L'AUTOMNE · texte numérisé non relu

L'AUTOMNE

"AIME à voir courir vers l'automne J De blancs nuages au ciel blen, A suivre leur cours monotone Poussé par le souffle de Dieu.

Dans cette nuée aux tons roses

A l'heure du soleil couchant

Je lis un poème attachant.

Ils vont. La brise les emporte Rapide à l'horizon lointain Jetant un peu d'ombre à ma porte

Par un soleil napolitain.

Quand tombe le soir sur la plaine

Je ne vois qu'une frange d’or Flottant comme un flocon de laine

Autour du soleil qui s'endort.

Or ce beau nuage qui passe,

La brise le ramènera,

Mais la jeunesse qui s’efface Jamais plus ne me sourira.

Vainement mes regrets futiles Evoqueront tous ces beaux jours.

Heureux si des œuvres utiles

En avaient pu marquer le cours !

Epitre à M. l'Abbé A. Gingras ‘”

ON cher, je n’ai reçu que ce matin ta lettre Où, moderne Aristarque, avec art tu sus mettre

Ton sourire caustique et ton esprit frondeur

Sur l’éloge amical dont rougit ma candeur.

(1) On aimait autrefois à causer en ve Heureuse mode qui a donné à la littérature d canadiens ont aussi cultivé ce genre,

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