EPILOGUE
Femme, si l'être en qui tu mets ton espérance. Ne met son espérance et son bonheur qu'en toi. Si, Français, il peut vivre étranger à la France, Ne connaissant partout que son amour pour loi ; Si, sans te croire indigne et sans se croire infâme. Quand tout son pays s'arme, il n'accourt pas s'armer,
O femme, ta tendresse a déformé cette âme:
S'il ne sait pas mourir, tu ne sais pas aimer !
196 NOUVEAlJt CHANTS DT SOLDAT
Mère, si ton enfant grandît sans être un homme,
S'il marche eifémîné vers son devoir viril ;
Si, d'un instinct pratique et d*un sang économe,
Sa chair épouvantée a Thorreur du péril :
Si, quand viendra le jour que notre honneur réclame,
Il n'est pas là, soldat, marchant sans maugréer,
O mère, ta tendresse a mal formé cette âme:
S'il ne sait pas mourir, tu n'as pas su créer !