Rossignol du vert bocage
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se; Tu la trouve- ras seu-let- te, Sur son lit couvert de Heurs. On bisse les deux derniers vers.
« Rossignol du vert bocage,, Messager des amoureux.
Va-t’en trouver ma maîtresse ; Tu la trouvras seulette.
Sur son lit couvert de Heurs. »
Rossignol prend la volée ;
Au château d'amour s’en va.
Se posant sur la fenêtre,
Disant un' chansonnette ;
Et la bell’ s’est réveillée.
— Belle, je m’en vas dimanche,
Je n’emporte rien de vous ; Donnez-moi quelque assurance,
Un bouquet, une Heur d’orange, Pour me souvenir de vous.
Que veux-tu que je te donne ?
J’ t’ai déjà que trop donné.
T'ai-je pas donné la rose La plus belle de mes roses Que j'avais sur mon rosier?
— Rose, tu me coùt’s bien cher(e).
Tu me coûtes bien d'argent ;
Tu me coûtes double et double, Encore une fois cent doubles,
La monnaie de six cent francs.
— « Qui sont ces mauvaises langues,
Q)ui font des chansons sur moi? »
— Ce sont vos amants, la belle,
Qui ont fait la chansonnette,
Le soir en s’y promenant.
— Six cents francs, c’n’est pas grand’chose, A l’égard de mon honneur;
Mon honneur, mon cœur en gage,
N’en valaient bien davantage :
Avec toi, je l'ai perdu !
Gruflfy : Chantée par M. P. Paccard.