‹ Chants et chansons de la SavoieChapitre 97 sur 202 · La pille au Ré£in?ent · texte numérisé non relu

La pille au Ré£in?ent

>r Modéré

Je suis dé- lais-sée. sans a- inant, J' te fais mes

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a- dieux, chèr ma- man, Pour suivre

l’ar- mée du Va-

lais; Je pars de- main de grand

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Comp-tez moi de lar- gent blanc; Voi- là mon pa-quet

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fait, prêt :

Cest pour al- 1er à grands pas:

C’est

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pour

quand lar- mée dé- cam- pe- ra,

C’est

On bisse le dernier vers.

pour

quand Par- mée dé- cam- pe- ra.

« Je suis délaissée, sans amant.

J te fais mes adieux, chèr' maman.

Pour suivre l’armée du Valais ;

Je pars demain de grand cœur.

Comptez- moi de l’argent blanc ;

Voilà mon paquet fait, prêt ;

C’est pour aller à grands pas ;

C’est pourquand l’armée décampera. »

— Mais là, ma fille, où iras-tu,

Etant en pays inconnu ?

Tu te verras après tout c'Ia Réduite dans un grand embarras.

Comprendras-tu le jargon ? Non.

Que tu ne l'aies appris, dis.

Que sont donc tous ces Français r*

Ils sont tous Allemands ou Anglais.

— J’ n’irai point chez les paysans, Maman, je resterai au camp ;

Les serviteurs de notre roi Sauront bien parler comme moi.

— Pour ces officiers, il faudra Du café et du chocolat ;

L' tabac d’ cantine pour fumer Du papier, des cartes à jouer,

D’ la pommad’ en bâton rond,

D' la liqueur dans un pot clos,

Petits pains sortant du four :

C’est pourdéjeuner au point du jour.

— Tu seras là comme un chiffon.

Méfie-toi surtout des dragons ;

Ne te tiens pas trop au hasard ; Méfie-toi surtout des z’hussards.

Si tu les vois venir, fuis.

Cache-toi dans un coin, loin.

Embrasse-moi, mon enfant.

Prends tout ton équipage et va-t’en.

Gruft'y : Chantée par M. P. Paccard.

L’An?ourcux retire au Couvent.

Modéré .

a-mou- reu-se, Malheu-

ie

reu- se : J’ai

Je suis fille amoureuse, Malheureuse :

J'ai perdu mon amant 1 Un soir l'on vient me dire Qu'il est dans le couvent.

De bon matin j' me lève.

J’ m’habille.

Promptement je m’en vas Aux port's du monastère Du père Capucin.

« Bonjour, Révérend Père, Si sévère,

Pourrais-je bien parler Au plus jeune des frères Que vous y retenez ?

LE RÉVÉREND PÈRE répond en psalmodiant : Ad libitum

iiuuu m £ v

— Di- tes- moi , ma fill di- tes- moi promp- te- ment ,

si cest un de vos frères ou de vos pa- rents.

, Musique à titre d'indication seulement , car les passages psalmodiés sont de longueurs très inégales.)

— C'est ni parent, ni frère,

Mon père ;

C'est un de mes amours Dont j'avais l’espérance De l’avoir pour époux.

LE RÉVÉREND PÈRE, psalmodiant :

— Frère Jacques, descende ; bas promptement ,

Un fille vous attend à la porte du couvent.

LE FRÈRE JACQUES, de même :

— Dites-moi , Révérend Père , dois-je y aller ,

Si elle est amoureuse, faut-il la r consoler ?

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