La pille au Ré£in?ent
>r Modéré
Je suis dé- lais-sée. sans a- inant, J' te fais mes
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a- dieux, chèr ma- man, Pour suivre
l’ar- mée du Va-
lais; Je pars de- main de grand
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Comp-tez moi de lar- gent blanc; Voi- là mon pa-quet
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fait, prêt :
Cest pour al- 1er à grands pas:
C’est
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pour
quand lar- mée dé- cam- pe- ra,
C’est
On bisse le dernier vers.
pour
quand Par- mée dé- cam- pe- ra.
« Je suis délaissée, sans amant.
J te fais mes adieux, chèr' maman.
Pour suivre l’armée du Valais ;
Je pars demain de grand cœur.
Comptez- moi de l’argent blanc ;
Voilà mon paquet fait, prêt ;
C’est pour aller à grands pas ;
C’est pourquand l’armée décampera. »
— Mais là, ma fille, où iras-tu,
Etant en pays inconnu ?
Tu te verras après tout c'Ia Réduite dans un grand embarras.
Comprendras-tu le jargon ? Non.
Que tu ne l'aies appris, dis.
Que sont donc tous ces Français r*
Ils sont tous Allemands ou Anglais.
— J’ n’irai point chez les paysans, Maman, je resterai au camp ;
Les serviteurs de notre roi Sauront bien parler comme moi.
— Pour ces officiers, il faudra Du café et du chocolat ;
L' tabac d’ cantine pour fumer Du papier, des cartes à jouer,
D’ la pommad’ en bâton rond,
D' la liqueur dans un pot clos,
Petits pains sortant du four :
C’est pourdéjeuner au point du jour.
— Tu seras là comme un chiffon.
Méfie-toi surtout des dragons ;
Ne te tiens pas trop au hasard ; Méfie-toi surtout des z’hussards.
Si tu les vois venir, fuis.
Cache-toi dans un coin, loin.
Embrasse-moi, mon enfant.
Prends tout ton équipage et va-t’en.
Gruft'y : Chantée par M. P. Paccard.
L’An?ourcux retire au Couvent.
Modéré .
a-mou- reu-se, Malheu-
ie
reu- se : J’ai
Je suis fille amoureuse, Malheureuse :
J'ai perdu mon amant 1 Un soir l'on vient me dire Qu'il est dans le couvent.
De bon matin j' me lève.
J’ m’habille.
Promptement je m’en vas Aux port's du monastère Du père Capucin.
« Bonjour, Révérend Père, Si sévère,
Pourrais-je bien parler Au plus jeune des frères Que vous y retenez ?
LE RÉVÉREND PÈRE répond en psalmodiant : Ad libitum
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— Di- tes- moi , ma fill di- tes- moi promp- te- ment ,
si cest un de vos frères ou de vos pa- rents.
, Musique à titre d'indication seulement , car les passages psalmodiés sont de longueurs très inégales.)
— C'est ni parent, ni frère,
Mon père ;
C'est un de mes amours Dont j'avais l’espérance De l’avoir pour époux.
LE RÉVÉREND PÈRE, psalmodiant :
— Frère Jacques, descende ; bas promptement ,
Un fille vous attend à la porte du couvent.
LE FRÈRE JACQUES, de même :
— Dites-moi , Révérend Père , dois-je y aller ,
Si elle est amoureuse, faut-il la r consoler ?