‹ Chants et chansons militaires de la FranceChapitre 17 sur 164 · LA LÉGENDE DE SAINT MARTIN · texte numérisé non relu

LA LÉGENDE DE SAINT MARTIN

(Air inconnu)

Quand d'Amiens Martin se partist Pour cheminer soubz loy panenne (1), Au poure son manteau partist, Faisant euvre de foy chrestienne.

Et le trouvère qui chante ainsi glorifie Téminente charité qui valut au soldat le don de faire des miracles.

Martin reposant, l'anemy La paille et la chambre enflamma...

Mais de Dieu le parfaict amy Par prière extinct la flamme a.

Saint-Martin était contemporain de Saint-Nicolas, le patron des bons garçons, de l'aumônier zigue qui ne manque jamais de venir confesser La Ramée quand le vieux troupier se trouve à l'article de la mort, — ce qui lui arrive souvent.

Voici le texte d'une de ces confessions ou chansons de gestes recueilli par M. Maxime du Camp, de l'Académie française :

— ■ Tu t'es soûlé?

— Oui.

(1) Sous ie pennon, sous l'étendard.

• — Tu as fait les cent dix-neuf coups ?

— Oui.

— Tu as chat-pardé ?

— Oui.

— As-tu volé ?

— Non.

— - Tu as aimé le régiment ?

— Oui.

— • Tu as été fidèle au drapeau ?

— Oui.

— Tu t'es bien battu ?

^ Oui.

— Tu meurs de bon cœur pour la France ?

— Oui.

— Sois en repos, mon vieux ; le ciel est fait pour les braves comme toi. En route pour le Paradis !

Les Franks savaient aussi célébrer leurs faits d'armes. Voici l'une de leurs chansons de gestes :

Page 1