‹ Chants et chansonsChapitre 183 sur 202 · LE BRAV GENERAL · texte numérisé non relu

LE BRAV GENERAL

Air de SdltareJlo.

Ah ! Boulanger est un vrai mâle A pied, à cheval, en amour * !

Ce n'est pas pour le duc d'Aumale Que, certe, il fait chauffer le four.

Il adore la République Pour en devenir président, Et voilà comment on explique Ses allures de prétendant.

Dans le fond, c'est peut-être un sage Que l'on devrait encourager?

Oui, mais rien que son entourage Dégoûte de ce Boulanger.

Si comm.e Badingue il s'obstine A vouloir reprendre le Rhin, Etant de la même farine :

Il tombera dans le pétrin.

Du peuple Boulanger se fiche.

Autant que du moindre Auverpin, Ses bons dîners du café Riche Ne lui donneront pas du pain.

1. M. Georges Boulanger, ancien ministre de la guerre, après s'être fait expulser de l'armée, se fit ngitateiir pour troubler la marche régulière de la République. Oii arrivei'a-t-il avec son amlntiouV C'est ce que l'avenir nous apprendra.

Il aime panache et tapage :

Pour la France cela promet; Et son carrosse de louage Rehausse encore son plumet.

En flattant l'homme et le carrosse, Naquet fut terne et bien petit ^.

A quoi sert d'avoir une bosse, Si les bossus n'ont plus d'esprit ?

Bref, le brav'général désire Emplir de son nom l'univers; Il ne voit pas, le pauvre sire, Qu'il met sa culotte à l'envers.

Ah ! Boulanger est un vrai mâle A pied, à cheval, en amour!

Ce n'est pas pour le duc d'Aumale Que, certe, il fait chauffer le four.

28 avril 1887.

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