LE CANDIDAT OFFICIEL
ou
BONIMENT DE M. BOBICHON, MAIRE DE FOUILLIS-LES-ANES A SES ADMINISTRÉS, LE JOUR DES ÉLECTIONS, 1869.
Air lie la Femme à barbe.
Xous avons un gouvernement Qu'on ne trouve pas dans l'histoire, C'est un phénomène vraiment Qui de la France fait la gloire; Au moment des élections 11 nous fait des concessions;
Chaiits ci C h an s 071 s
Il est si bon ! C'est sa manière De plaire à la classe ouvrière *.
Entrez, bourgeois et paysans !
Votez, mais votez dans mon sens.
Les démocs-socs auront beau dire, Rien ne vaut le second empire ! (Bis.)
Grande est sa popularité,
Il la mérite à plus d'un titre;
Il aura pour l'honnêteté
Dans l'avenir un long chapitre,
Chez lui de très honnêtes gens
Touchent de très gros traitements;
Ils trouvent que le prolétaire
Peut vivre d'un mince salaire.
Entrez, bourgeois et paysans !
Votez, mais votez dans mon sens.
Les démocs-socs auront beau dire, Rien ne vaut le second empire !
Notre candidat, c'est certain,
Est débonnaire et pacifique.
C'est un ancien républicain
Oui déteste la République.
Quand il eut changé de côté
Pour le Mexique il a voté - ;
Xon, jamais pour la gloire en France
On ne regarde à la dépense.
1. En vertu d'un décret de l'empereur, l'exemption de la contribution] mobilière fut étendue aux loyers de 250 à 40u francs, et la taxe qu'ils supportaient fut mise à la charge de la caisse municipale (décembre 186S ). :
2. L'expédition du Mexique fut désastreuse. C'était une idée napoléonienne. Elle eut pour dénouement l'exéoution de MaximiUen d'Âu-j triche à Quereiaro et un milliard de dettes potu" la France. M. Eouher, au milieu des risées de l'Europe, appelait pompeusement cette expédition] la i>lui grande pensée du riçne.
de Paul Avenel. 85
Entrez, bourgeois et paysans !
Votez, mais votez dans mon sens.
Les démocs-socs auront beau dire, Rien ne vaut le second empire.
Il fut de toutes les couleurs, Il a passé la soixantaine, Les plus âgés sont les meilleurs Dans une chambre souveraine ; Si, pendant que l'on parle, il dort, C'est qu'il sait que l'Etat est fort, Et qu'il ne faut pas contredire Les grands ministres de l'empire !
Entrez, bourgeois et paysans !
Votez, mais votez dans mon sens.
Les démocs-socs auront beau dire.
Rien ne vaut le second empire.
Aussi, grâce au gouvernement,
Tout s'agrandit et tout prospère :
Même commercialement,
Nous l'emportons sur l'Angleterre.
On a des écoles partout,
Et des jésuites plus du tout*,
Plus de classe aristocratique;
On se croirait en République !
Entrez, bourgeois et paysans !
Votez, mais votez dans mon sens.
Les démocs-socs auront beau dire.
Rien ne vaut le second empire.
1. Les robes uoires et l'aristocratie u'ont jamais eu plus de privilèges que sous le second eiupirc.
Cil an t s et Chansons