‹ Chants et chansonsChapitre 45 sur 202 · LE CLAIR DE LUNE · texte numérisé non relu

LE CLAIR DE LUNE

Air du Mcnage de garçon.

« Ninette, vous êtes charmante, Daignez m'accorder un baiser; Car, à votre âge, on est aimante Vous ne pouvez me refuser.

Oh ! ne faites pas la coquette, Nous sommes seuls sur le chemin.

Laissez -moi vous baiser, Ninette, Laissez -moi vous baiser la main.

(Bis.)

(Bis.)

« Voyez comme le clair de lune Sourit à nos tendres discours.

Mon cœur est toute ma fortune Et je vous aimerai toujours.

Vous n'êtes donc pas inquiète D'approfondir le cœur humain ?

Laissez-moi vous baiser, Ninette, Laissez-moi vous baiser la main.

« — Monsieur Arthur, dit l'innocente, Ecoutez donc ! J'entends du bruit.

— Non. C'est le rossignol qui chante, Heureux au milieu de la nuit.

Arrêtons-nous, là, sur l'herbette.

Pour savourer son gai refrain.

Laissez-moi vous baiser, Ninette, Laissez-moi vous baiser la main.

« — Chut ! On a marché, ce me semble. Cachons-nous dans ce petit bois.

Soutenez-moi, j'ai peur, je tremble, Monsieur Arthur, j'entends des voix.

de Paul Aven eh %n

— C'est le cri de quelque chouette Qui maraude dans le lointain, Laissez-moi vous baiser, Xinette, Laissez-moi vous baiser la main.

« — Arthur, malgré moi je frissonne, Et je sens fléchir mes genoux.

— L'un près de l'autre, ma mignonne, Sous le feuillage, asseyons-nous.

Là, nous pourrons mieux en cachette Admirer la lune en son plein.

Laissez-moi vous baiser, Xinette, Laissez-moi vous baiser la main.

« — Cher Arthur, ma peur est si grande, Que je n'ose rentrer chez nous.

— Dam ! consentez à ma demande Et je m'en retourne avec vous.

— Bien vrai, s'écria la fillette.

— Je vous conduis jusqu'au moulin.

— Alors, baisez-moi, dit Xinette, Baisez-moi, baisez-moi la main. »

L'IMMORTEL GEAXT

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