‹ Chants et chansonsChapitre 50 sur 202 · LE CHANT DE L'ATELIER · texte numérisé non relu

LE CHANT DE L'ATELIER

Peuples, soyons frères, Plus de sang, plus de guerres !

Et de notre fraternité Naîtra la liberté.

Nos ateliers sont pour nous les vrais temples Où de la paix s'assemble le congrès ; De nos labeurs les vertueux exemples A nos enfants enseignent le progrès.

Nous sommes fiers, nous autres prolétaires, O Liberté ! de crier en ton nom :

C'est au travail qu'il faut des volontaires, Il n'en faut plus pour la chair à canon.

Peuples, soyons frères, Plus de sang, plus de guerres!

Et de notre fraternité Naîtra la liberté.

Nous avons tous l'amour de la Patrie, Mais nous rêvons la gloire en travailleurs ; Nous sommes, nous, soldats de l'industrie. Le monde eut trop de Césars mitrailleurs. L'art seul domine, il faut le reconnaître; Napoléon est moins grand que Fulton.

Dieu, citoyens, ne nous a pas fait naître Pour devenir de la chair à canon.

Peuples, soyons frères.

Plus de sang, plus de guerres !

Et de notre fraternité Naîtra la liberté.

Peuples, assez de combats, de conquêtes, Notre avenir doit être plus humain; Détournons-nous de ces sanglantes fêtes, Pour nous unir et nous tendre la main. Ne souffrons plus de pouvoir despotique ; Aux fils des rois il faut répondre : « Non ! » Laissez-nous vivre en paix, en république ' ; L'homme n'est plus de la chair à canon.

Peuples, soyons frères.

Plus de sang, plus de guerres !

Et de notre fraternité Naîtra la liberté.

Page 1