‹ Chants et chansonsChapitre 57 sur 202 · LA SOCIÉTÉ DES GOURDINS-RÉUNIS · texte numérisé non relu

LA SOCIÉTÉ DES GOURDINS-RÉUNIS

Air : Veillons au salut de l'empire.

Veillons au salut de l'empire.

Veillons au maintien des gandins; On aura beau faire et beau dire :

L'empire a besoin de gourdins.

1. Galand, armurier, inventeur de revolvers et fusils qui portent son nom.

de Paul Avenel. \o-

Rallions-nous au chant des Pompiers de Nanterre ^ ;

Ce chant patriotique est bien digne de nous! Vous verrez, à ce cri de guerre, Paris succomber sous nos coups. (Bis.)

Saint Gourdin, il faut que tu croies

A nos privilèges sauvés;

Le Capitole avait ses oies,

L'empire a ses petits crevés.

Rallions- nous au chant des Pompiers de Nanterre ; Ce chant patriotique est bien digne de nous !

Vous verrez, à ce cri de guerre,

Paris succomber sous nos coups.

Remplaçons la gendarmerie,

Par nos bons gourdins-réunis;

Basile est de la confrérie.

Nous irons tous en Paradis.

Rallions-nous au chant des Pompiers de Nanterre; Ce chant patriotique est bien digne de nous !

Vous verrez, à ce cri de guerre,

Paris succomber sous nos coups.

Figaro porte la soutane Et révère saint Chassepot, Depuis qu'il met sa tête d'âne Dans le chapeau rond de Veuillot.

Rallions-nous au chant des Pompiers de Nanterre;

Ce chant patriotique est bien digne de nous ! Vous verrez, à ce cri de guerre, Paris succomber sous nos coups.

Le bon Veuillot, cet honnête homme, A foi dans saint Martin-Bâton;

1. Chanson que les orgues de Barbarie rendirent ijopulaire (1869). La Société des Gourdins-Réunis sortit des bureaux du Figaro. Elle avait pour président un sieur Prévet, ami de M. de Villemessant.

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S'il nous revient jamais de Rome * Nous le mettrons dans du coton.

Rallions -nous au chant des Pompiers de Nanterre;

Ce chant patriotique est bien digne de nous ! Vous verrez, à ce cri de guerre, Paris succomber sous nos coups.

Villemessant, en politique, Est une personnalité Qui vaut bien la statue antique Qu'on appelle la Probité.

Rallions-nous au chant des Pompiers de Nayiterrc ;

Ce chant patriotique est bien digne de nous ! Vous verrez, à ce cri de guerre, Paris succomber sous nos coups.

Par zèle, dans les cas extrêmes.

Nous parcourrons les boulevards; Nous nous ferons mouchards nous-mêmes Pour mieux moucharder les mouchards.

Rallions-nous au chant des Pompiers de Nanterre;

Ce chant patriotique est bien digne de nous ! Vous verrez, à ce cri de guerre, Paris succomber sous nos coups.

Et dans notre roîtsse nouvelle Nous mettrons Cochin, Janicot, Coquille et toute leur séquelle Pour graisser la patte à Jocko^.

1. Louis Veuillot alla à Kome et y resta ])eudaut le concile œcuménique, pour soutenir l'infaillibilité du pape (1870). Il s'est toujours po3é en iMladin de l'Eglise et n'eu a jamais été que le baladin.

2. Jocko, singe habitant le palais des Tuileries, que S. M. l'impératrice avait rapporté d'Egypte, lors de sou voyage à l'inauguration du canal de Suez, en 1869.

de Paul Avcfiel. 107

Rallions-nous au chant des Pompiers de Nivitcrre ;

Ce chant patriotique est bien digne de nous ! Vous verrez, à ce cri de guerre, Paris succomber sous nos coups.

Faisons grand pour sauver l'empire 1, Son docteur le dit au plus bas; Si le ridicule conspire, L'empire n'en reviendra pas.

Rallions-nous au chant des Pompiers de Nanterre ;

Ce chant patriotique est bien digne de nous ! Vous verrez, à ce cri de guerre, Paris succomber sous nos coups.

Guizot, Thiers et les deux Chambres Au moribond tâtent le pouls ; Pour le saigner aux quatre membres, II ne manque plus que Falloux ^.

Rallions-nous au chant des Pompiers de Nanterre j Ce chant patriotique est bien digne de nous ! Vous verrez, à ce cri de guerre, Paris succomber sous nos coups.

9 mars 187U.

1. L'expression /c«>5 (//Yf/;,/ l'ut mise à la mode par M. Clément Duvernois, en parlant de l'empire. Ce^ monsieur, de républicain socialiste, devint le confident du chef de l'État. Il est connu sous le nom de VEgérie des Tuileries. — ■ Il a pris la fuite après la débâcle de Sedan ; Londres eut le bonheur de lui donner asile. Le tribunal de police correctionnelle lui a créé, en 1874, de nouveaux loisirs, pour le punir d'avoir voulu faire grand dans la direction de la Banque territoriale d'Espagne.

2. Orateur distingué, grand éleveur de bêtes à cornes, et l'un des chefs du parti clérical. — M. Palloux, comte de Coudray, était né en 1811. Il

est mort le 6 janvier 1886, à Angers, lieu de sa naissance.

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