‹ Chants et poésiesChapitre 62 sur 204 · LES PLATANES · texte numérisé non relu

LES PLATANES

A l'heure où l'étoile du soir Jette ses lueurs diaphanes, ma divine! quel espoir Vous attire sous les platanes?

Mon cœur suit vos pas cadencés.

Oh ! qu'allez-vous faire à la brune, Sans moi, dans l'ombre où vous glissez, Blanche comme un rayon de lune?

Des lutins malins et cruels Ne craignez-vous pas les surprises, Ni la rosée aux pleurs mortels, Ni la froide haleine des brises?

J'ai l'oreille et les yeux craintifs; Mon sang dans mes veines se glace Lorsque dans l'ombre des massifs Votre forme blanche s'efface.

Une lueur, le moindre bruit, Un rien fait que ftion cœur se trouble; Je crois voir des yeux dans la nuit, Je crois que votre pas se double.

Des lutins malins et cruels Ne craignez-vous pas les surprises, Ni la rosée aux pleurs mortels, Ni la froide haleine des brises?

Vous revenez, et vos cheveux, Humides comme les corolles Des lis arrosés par les cieux, Semblent emplis de lucioles.

Sur votre cou, sur vos bras blancs, Qui sont restés à Fair sans voiles, Je veux de mes baisers tremblants Sécher les larmes des étoiles.

Des lutins malins et cruels Ne craignez-vous pas les surprises, Ni la rosée aux pleurs mortels, Ni la froide haleine des brises?

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