‹ Chants hellènesChapitre 7 sur 8 · CHANT SECOND · texte numérisé non relu

CHANT SECOND

Dût le sabre ottoman se lever sur ma tète,

Mes vœux sont d'un chrétien et mes chants d'un ■.poète ;

Et ma lyre excitant votre ardente valeur,

Est fidèle à ses dieux , la gloire et le malheur.

Poursuis , peuple-martyr de chrétiens et de braves , Qu'un joug de trois cents ans n'a pu garder esclaves , Qui trahis tour à tour, accusés, égorgés , Abandonnés de tous et par vous seuls vengés.

Prouvez aux nations, par un exemple austère , Que la gloire , du moins, est un droit volontaire ; Enfans de Miltiade et de Léonidas, Du Dieu deMacbabée intrépides soldats, Sous vos usurpateurs moins sujets que victimes, De vos débris sanglans souverains légitimes, Peuple grec, sois béni dans tes hardis travaux; Va, le Dieu que tu sers n'a pas de dieux rivaux; Demande au Syrien que son ange extermine, S'il ne peut te donner une autre Salamine; Si de Sennachérib les bataillons poudreux , Moins que ceux du' grand roi traînaient des chars ;

$4 IPSARA.

Et , de ce jour vengeur , si l'aube inexorable

Vit fuir un seul guerrier de tour camp innombrable.

Eh bien , du même Dieu le glaire t'est remis;

A sa juste furent livre tes tititiemis ;

Lève-toi : fonds sur eux sans mesurer leur nombre;

Le labarum vainqueur te couvre de son ombre.

Et moi qui de si loin ose t'encourager,

Qui gémis sur ton sort qu'il faudrait partager,

Moi qu'indigne l'Europe oisive et financière ,

Méconnaissant le prix de ta noble poussière,

Que ne puis-je t'aideren tes nouveaux efforts?

Que n'ai-je à t'apporter un nom et des trésors !

J'irais, j'évoquerais les ombres généreuses l

Dont la France a peuplé tes îles malheureuses ,

J)e ces derniers croisés voués au TTout-Puissant ,

Qui t'ont laissé leur gloire et peut-être leijir sang ; Mais un plus saint devoir enchaîne çncçr ma vie. Eh bien ! je chanterai tes périls que j'çjnvie , Et déjà mes accens réveillant l'Hellespont. « . . Dieu ! quel long cri de mort tout à coup y répond !

1 Nous avons peut-être des frères dans les Grecs que nous abandonnons : les rôts de tJhypre, les comtes d'Athènes, etc., étaient des français , et tôUte h. suite de ces Seigneurs tétant mêlée aux naturels-du pays, il fcêr* demeura e& Gvèce tout lé sàhg frtaçafe que le QVnttevre n'aura pafc répwwku

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