‹ Chants héroïques des montagnards et matelots grecsChapitre 20 sur 26 · K1.ÉPHTES DU VAI.TOS · texte numérisé non relu

K1.ÉPHTES DU VAI.TOS

Mes frères , de leur znont sauvage Tous les Klephtes ont pris Tessor :

L'Agrapha s'ouvre à leur passage ,

Le Valtos les voit, brillans d'or.

Buvant à leur table enfumée , Ils tracent un cartel hardi Qui , dans Arta toute alarmée , Porte insulte au poil du Cadi.

Privés de leurs droits , de leur titre , Ils les réclament en soldats Du turban , comme de la mitre De leurs despotiques prélats.

« Rendez-nous nos Armatoliques ; (( Ou vous nous verrez , en courroux ^ » Brûler vos toits , vos basiliques , % Et lou^ fondre ea lidns sur vous. )i

NOTICE

Cette espèce de ballade militaire est traduite en un même nombre de petits vers que les vers grecs dont le chant est mesuré pour la danse.

Les armatoliques sont les distriks ou capitaineries, dont les chefs de Tancienne milice grecque ont acquis le commandement en vertu de traités avec les Turcs et sous conditions de tributs annuels.

C'est un usage des Klephtes d'envoyer une première sommation pour des demander d'argent : elle reste toujours sans répoilse de la part des Turcs , alors ils en adressent une seconde , en brûlant les quatre coins du papier sur lequel elle est écrite , pour signifier que si on ne les satisfait , ils mettront le feu aux quatre coins de la ville ou du village.

DEPART DE STERGHYOS

BT DE SES

PALLIKARES.

Que la horde ottomane et les noirs janissaires Assiègent nos sentiers fermés de toutes parts ^ Que la force du nombre , ou l'art des émissaires Fasse tomber enfin nos agrestes remparts 5 Les liivers cesseront de blanchir nos montagnes Du voile humide des frimats ,

iâ6 Quand les fils de l'Epire et leurs fières compagnes

Suivront le joug des Pachas.

Parmi les loups cruels plutôt fuir leurs entraves !

Plutôt vivre en lions errans !

La plaine et les cités sont des berceaux d'esclaves. L'âpre sein des déserts est l'asile des braves. Luttons avec les mœurs des monstres déchirans Moins féroces pour nous que l'instinct des tyrans.

NOTICE

On reconnaît dans ce morceau la même fierté de sentimens et la même peinture de mœurs que dans le chant vingtième. L'éditeur du recueil, d'où je les ai extraits, les désigne justement à l'admiration, des bons juges.

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