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SUR LE DEUXIÈME CHANT DE L'ODYSSÉE

Page 70: 1. 'P~oSoSdcxTuXo; 'Htiç. Virgile, Énéide, VII, 25.

Jamque rubeicebat radiis mare, et aihert ab alto

Avrora in roseis fulgcbat lutea bigii.

- On peut rapprocher des douze premiers vers de ce chant un pas-sage évidemment imité d'Homère par Virgile, Énéide, VIII, 454. — 2. Atya Sè ~KYJpvKEaat. fjyetpovxo ¡J.(Í).' WKCX. Ces trois vers se trouvent aussi au douzième chant de l'Iliade, lorsque Agamem-non convoque l'assemblée des guerriers.

- 3. IlaXdiiJLyi. ëyx0?- Dans les temps héroïques, un guerrier ne sortait jamais de sa maison sans être armé.

Page 72 : 1. rtpovTEÇ, les vieillards, c.-à-d. les sénateurs; ils se rangent devant Télémaque, ils lui font place, honorant en lui le tils du roi.

— 2. E~uraoXov, comme eûïraiov, épithète donnée à Troie à cause des pâturages de l'Ida.

— 3. II~lû[AaTov S' witXîffffaTo Sdpirov. Bothe veut rapporter ~7t0iiatOv à cov (A~ v'nipov) et non pas à ôôp7iov : il dit avec raison qu'Anti-phos fut le dernier des compagnons d'Ulysse que dévora le Cyclope, mais que ce ne fut pas pour cela son dernier repas, puisque Ulysse ne le fit pas périr. Ceci n'empêche pas de joindre Tc-Jpa-rov ~66p7tov, et d'entendre le dernier repas que fit le Cyclope en dévorant les com-pagnons d'Ulysse.

— 4. "Ex°v Ttaxpwïa ëpya, ils soignaient les travaux paternels, c.-à-d. ils cultivaient les champs de leur père. "Epya se dit très-souvent des travaux d'agriculture.

— 5. Ovo' <&!. Bien qu'il lui restât encore trois fils, il n'oubliait pas pour cela son autre fils absent.

Page 74 : 1. Nvv SE Tt; wo' f/yeipe; On a voulu conclure de ce vers que tout citoyen avait le droit de convoquer une assemblée. Cette conclusion manque de justesse. On pourrait plutôt, d'après les deux iiers précédents, admettre que le roi seul avait le droit de convoquer s peuple. Or Ulysse était absent, et Ithaque ne s'était pas donné î'i'autre roi ; il est donc naturel que le vieillard demande qui a con-voqué les citoyens.

— 2. "H. ElatV, comme s'il y avait ÈXErVWV, ot ~•rfpoyEvéarepoi ~•laiv, ou simplement î) tûv ~npoYEVEaTÉpwv.

— 3. Nous n'entendons point par ~cTpa-roç une armée ennemie, irui viendrait pour s'emparer d'Ithaque ; ce qui préoccupe le vieillard, ."est le retour de cette armée partie d'Ithaque pour Troie, et dont [.:>n fils faisait partie.

— 4. 'O~V^HEVOÇ, utilis, frugi.

— 5. ~1~, le présage, c.-à-d. les paroles de bon augure d'Ë-fyptios, qui souhaite que Jupiter accomplisse les vœux de celui qui 1 convoqué l'assemblée.

— 6. Les orateurs, au moment où ils s'avançaient pour parler, ruenaient en main un sceptre ou bâton qu'ils déposaient ensuite.

— 7. K~a0a7tTQtJL £ voç, adortus senem verbis.

Page 76 : 1. Remarquez ~O3TOÇ àvr,p, 6ç Xaov ^yeipa, au lieu de n~YYeipe. Télémaque fait cesser aussitôt, en employant la première per-lIOnne, le doute que la tournure d'abord plus générale de la phrase otouTait laisser dans l'esprit de ses auditeurs. Sophocle, Électre, 1279: fiH aù XELVOÇ ~et, 8; TOVSS xâjj.' eawa-cxç èx. 710XXûv 7uômv X. T. X.

- 2. Aoià, adverbialement, comme Õtxooç.

- 3. Nvv 8e au répond à tà [AÉV, comme s'il y avait simplement d oÉ. II~oXù [i £ ÎÇov. — Sous-entendez xcxxèv éfiTreuev oïxw.

— 4. 'EvGàSe ne doit pas s'entendre d'Ithaque seulement, mais L'ussi des îles voisines. Voy. chant 1, 245-248.

— 5. 'A~îtEpp-Iyacri vÉ £ ff0ai, korrent ire, doit s'entendre comme i.:ne expression un peu emphatique pour nolunt ire.

— 6. D'après les traditions les plus accréditées, Icarios, père de Pénélope, originaire de Lacédémone, était venu s'établir en Acar-sianie.

— 7. ~Aoir,. iXQot. Construisez : AOIÏ] OS (~ïouTM), ci xe iOiloL ~ôSiSovai), xal (-cou-Hp, 8;) ÉX0oi x £ xapi(7[x. £ voç.

Page 78 : 1. El; ~FJJIÉTSPOV, sous-entendez ~ÕÓ!Lov. Ce vers et les uuivants, jusqu'à 'H^EÏÇ a, ou vu ri, se retrouvent au chant XVII, M5-540.

— 2. "E~tc', ETCEortv ~oïxqj 'ÍI!J.E't'ÉP!f', non prœest domui nostræ. — Au sers suivant, ~&p'!Ív, damnum, perniciem. 113o NOTES SUR LE IIE CHANT DE L'ODYSSÉE.

— 3. TH xai ~ETTEHK. SESOCTIXOIE; &).x'¡¡v. La pensée de Tél maque est celle-ci : Je suis Incapable de repousser les prétendant et sans doute d'après cet aveu on me jugera .lâche et sans force; ma Je saurais bien les chasser à moi seul, si j'en avais la force. Le verii çîvai est donc employé ici avec la valeur du latin haberi.

- 4. TH T' av. ~TrapEiY). Iliade, XXII, 20 :

TH a' av 'nacxtp:'/¡V, et ~(.LOt ôúva.(.I.£r;; ye sapeur!.

- 5. Ncjieaffr^yixe. xaxà ~Ip-ya. Que les habitants d'Ithaqu~ aient honte des peuples voisins, c'est-à-dire, craignent leur méprli qu'ils redoutent la colère des dieux qui, dans leur indignation, pou raient bien faire retomber sur eux quelque malheur.—K~ai aôxo de vous-mêmes, sans avoir besoin de mes paroles.

— 6. A~Cd(TO(j.AI. 0 £ [MOTOÇ. Matthiae, § 372 : «Souvent, avi les verbes qui signifient prier, on a le génitif du nom de la persom ou de la chose que doit prendre en considération celui ILqul la prièi s'adresse, et qui doit l'exaucer d'après cette même considératlQl Od. B', 68 : Haao(.l.ext FIJXÈV Z~ÏJVÔÇ 'O),u(.I.'It£OU, je vous su% plie par Jupiter, au nom de Jupiter, per Jovem.

Page 80 : 1. EXiaOF., abstenez-vous, ne me faites point sub d'outrage, d'injustice. Télémaque s'adresse aux habitants d'ithaqui et en particulier aux pères des prétendants (Égyptios était du non bre); car, en ne réprimant pas leur audace, Ils semblent trait* eux-mêmes en ennemi le fils de leur roi.

— 2. T~OUTOU;, les prétendants. Mais si Ulysse, mon père, vous causé des maux, faites-les moi expier, excitez, animez encore ei hommes contre moi.

- 3. T~ÎFFI, pensatio, retributio.

'—4. Bothe : 'A~:-tp';¡x't'ouç, upôç &ç oôôÉv dan 7tpà|a<j0ai, tntral tabiles dolores.

— 5. 4œxpu' œvex'l"p'Íjaexç, lacrimas incendens, comme on dit E latin incendere dolorem, cupiditatem.

Page 82: 1. MÉvoç aax,E't'E répond tout à fait au latin tmpoter animi, et au vers suivant, (iû(xov ~àvdtyai, s e. ¡1¡p.iv, répond maculam inurere.

— 2. 'A~xaiwv, Achivorum, inter Achivol.

— 3. KépSoç prend très-souvent dans Homère le sens de nue.

— 4. Taxa à' ETCJI Té-rapxov, et bientôt une quatrième année s'i coulera, c.-à-d. se sera écoulée; et voici bientôt la quatrième anné<

— 5. 2r»i<7a(iivï) niyav ~tffrov x. T. X. Ces vers se retrouvent en-core, chut XIX, 139-151, et chant XXIV, 128-146. — 6. joignez fL£l/-ven à elçoxe, en plaçant dans la construction ~Iu«y6[aevoi tèv i^àv ylifLov avant [«[i.vete. Page 84 : 1. TÕ ~jxév, c.-à-d. TO <¡Iapoç.

Page 86 : 1. Ilipt, comme TOpiocrûi;, en abondance. - 2. ~+pÉvcxç ~ÈffQXaç, ingenium, bonam mentem, c.-à-d. le talent. - 3. Tyro, fille de Salmonée et d'Alcidice ; elle eut de Neptune Pélias et Nélée, père de Nestor.

— 4. Mycène, fille d'Inachos; elle donna son nom à la ville de Mycèus.

— 5. II~oisit', élision pour tojieïtoci. - Au même vers, uoQïj, le re-gret qui suit la perte d'une chose.

Page 88: 1. IIcx..Y¡p Õ' ÈfLÓC;. oye. llcxrl¡p ÈfL6ç est un nominatif tout à fait indépendant, quant à mon père; il est suppléé ensuite par le pronom 6ye. Télémaque ne peut renvoyer sa mère, puisqu'il Ignore si son père est encore en vie.

— 2. Kaxèv àÉ (ic. 7répl«o. Lorsqu'on renvoyait une femnC Éar pur caprice, sans aveir aucun motif de plainte grave, non-seule-ment la femme remportait sa dot, mais il fallait encore payer à ses parents une somme considérable.

— 3. Tou ~TOXTpoç désigne Icarios.

— 4. est encore une élision de diphthongue pour àpiî-- ~OExai.

— 5. ~T[i. £ Tepoi;. aÛTwv, comme s'il y avait Ojjujov ocùtCv. Quel-ques interprètes aiment mieux faire de afoûv le régime de ~vefjisai- ~Çe-cai, hisce indignatur.

— 6. "A~XXaç 8' &ÀE"fvve't'e ~Saïxaç. Ces mots, et les vers suivants, se trouvent déjà au chant I, 374-380.

Page 90 : 1. CIEroç est employé ici d'une manière elliptique : tant qu'ils volèrent, ils volèrent avec le souille du vent. — Au vers suivant, ~Titaivoulvo) TcrEpiJYEO'O'tv, alis contendentes.

— 2. Par ~itàvMûv, nous entendons avec Dugas-Montbel les pré-tendants.

— 3. II~apsiàç &fL<P£ te ÔEtpcic;, comme s'il y avait otjxqpl ~irapEià; ~ÓELpciç TE.

— 4. ~AeÇiw fjïilav, ils s'envolèrent à droite, c.-à-d. vers l'orient, ce qui était un heureux présage. A la fin du vers, ~aÙTûv, les habi-tants d'Ithaque.

Page 92 : 1. Oloç. Bothe : Oio;, ~[xôvo;, eî;, qui unus inter æqueles 1 maxime excellent avibus dijudicandis. Soph. OEd. R. 283 : Tàv ~Ôeïov ^ôï) (jkxvtiv a>8' ayouaiv, <J> T~àXr)6è; è|x7teçuxev ~àv0pw7tcav [aôvu>. Terent. Andr. 5, 6, 9 : Solus es, quem diligunt di. » - 'E~xÉxexa'ro de ~xaîvo|j.at, vaincre.

— 2. T~oiçoEaat désigne les prétendants. — 4>irteuei, molitur, struit.

— 3. Avant oî, sous-entendez ^pLtSv.

— 4. K~axaiia'jffojiev, l'indicatif pour le subjonctif, a pour régime sous-entendu ~rout ¡J.v"I]arijpexc;.

— 5. "Aœap doit se rapporter à ~iraûffauOat sous-entendu.

— 6. 'Exetvw désigne Ulysse.

Page 94: 1. Et ô', ciYE vvv. ~TixF-aatv. Et Se, membre de phrase elliptique : Si jamais tu as prédit l'avenir, eh bien, prédis-le à tes en-fants. - Théocrite, V, 23 :

Aùtàp ô ~(JLavTt; 6 T~^Àe(io;, l)tOp' àTfopevwv,

êjrôpà <pépotto Trpot olxov, ôrcu); rex&ffffi çuXàÇig. Et Virgile, XI, 399: Capiti cane talia, demens, Dardanio rebusque tuis.

— 2. NewTEpov civÕpex, Télémaque.

Page 96: 1. TWVÕE, les prédictions du vieillard. Ce vers est con-sidéré par tous les éditeurs comme une interpolation. — 2. 'Ev itStiv, en présence de tous, publiquement. — Nous avons déjà vu, chant I, 279, le verbe Ci7toTÎ9e<T0ai pris dans le sens de conseiller.

— 3. 'E; naxpo;, sous-entendez olxov.

— 4. 01 Se ~YcX¡J.ov x. t. 1. Ce vers et le suivant se trouvent déjà, chant 1, 277 et 278.

Page 98 :1. QùoÉ ~tïot' tua Êdfrexat. Bothe : a TIacx, jus xquumque; neque unquam jus obtinebis.

— 2. ~Atarpiêeiv, mot à mot, différer, remettre, faire traîner en longueur. "Ov ~yà(jiov, quant à ce qui concerne son mariage, tient lieu du datif ~if> yot~M.

— 3. E~ïvexa rijc; àprrèpt8aîvo(i £ v, de præstantia contendimus, nous luttons pour l'emporter les uns sur les autres, pour écarter nos rivaux.

— 4. Et¡J.L yàp x. t. X. Voyez les mêmes vers, chant 1, 281-292. Page 100 : 1. Mentor ne parait plus personnellement dans l'Odys--

NOTES SUR LE ne CHANT DE L'ODYSSÉE. 133

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