‹ Chants populaires arméniensChapitre 57 sur 87 · LE CHŒUR DES FEMMES · texte numérisé non relu

LE CHŒUR DES FEMMES

Bel homme au manteau rouge,

Où t'en vas-tu tout seul ?

Attends! que saint George t'accompagne,

Pour te défendre contre les cavaliers qui t'attaqueraient.

Que saint George monte sur son cheval,

Saint Nicolas sur son blanc mulet.

Saint George ! saint Démètre !

Saint Nicolas ! écoutez ma prière :

Tenez mon émigrant par le bras,

Aidez-le à passer les montagnes lointaines *.

t. Ce chant provient des villages de Vank et de Tzorak (Eghine), où se trouvent les Haï-Horom, les Grecs arménisés, qui parlent l'arménien, appartiennent à l'église arménienne, mais portent encore des noms grecs et ont conservé le culte de saints grecs comme saint Démètre et saint Nicolas.

L'émigré en pays étranger A le cœur serré : sa vie se consume.

A voir la fièvre de son cœur, Les rochers même se fendraient.

Quand vous voulez maudire quelqu'un,

Dites-lui : « Deviens un émigré !

Que la montagne te serve de chevet ;

Que tu te couches sur le sable;

En te rappelant ton pays,

Que toute ta personne soit endolorie. »

Mon cœur est comme une cruche fêlée;

J'ai beau y verser de l'eau, il ne s'emplit pas.

Chaque oiseau a trouvé sa compagne,

Moi, je reste tout seul;

Chaque pierre s'est arrêtée à sa place,

Moi, je roule toujours.

Va

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