‹ Chants populaires arméniensChapitre 7 sur 87 · LA MAUVAISE NOUVELLE · texte numérisé non relu

LA MAUVAISE NOUVELLE

J'ai interrompu mon travail,

J'ai versé de l'eau, j'ai lavé mes cheveux,

J'ai mis du pain et du fromage dans un paquet,

J'ai rempli de vin la cruche verte.

Je me suis revêtue de ma robe verte et rouge,

J'ai orné ma tête de fleurs,

J'ai oint mes cheveux avec de l'huile de musc et d'ambre.

J'ai pris des roses, j'en ai fait un bouquet,

Je suis sortie. Arrivée au milieu de la plaine,

J'ai rencontré mon ennemi, la [mauvaise nouvelle à la

bouche»

Je l'ai questionné, pour avoir une petite nouvelle. " Il m'a donné la noire nouvelle : il avait à la main le

papier noir.

— « Où vas-tu? me dit-il, où vas-tu?

Où t'en vas-tu à pas pressés?

Ton aimé est mort! à quoi bon t'y rendre ? Il a amené le jour noir sur ta vie. »

Mon pied resta suspendu, ma force fut brisée; Monts et vaux s'assombrirent à mes yeux; La cruche se cassa, le vin coula par terre ; Des milliers de fleurs en jaillirent.

— (( Fleur ! fleur du balsamier !

Que la fleur du balsamier pousse désormais sur la peau

des serpents noirs!

Mon aimé est mort; à quoi me servent désormais les

ornements ?

Pendant des années je le pleurerai.

« Ennemi, que te dirai-je?

Mon cœur est agité! malheur à toi si je te maudis! Ennemi, tu m'annonças la mauvaise nouvelle; Ennemi, que ta maison soit démolie! que tu restes sans enfants!

« Ennemi, que ta maison soit démolie ! que tu restes

dans les champs déserts!

Que ta porte s'ouvre au méchant Scribe l ! Que ta lucarne s'ouvre à l'ennemi, au vent mauvais ! Que le Scribe puisse entrer chez toi à son aise durant

toute la journée, Quxil enlève de dessus son trône ta nouvelle mariée 2 Et ton nouveau marié de dessus les sept sièges 3.

i. Messager de la mort, qui inscrit sur son registre ceux qui doivent mourir et les emmène.

i. On élevait jadis en Arménie, dans la chambre où l'on fêtait le mariage, un trône où l'on faisait asseoir la mariée, près de laqueUe s'asseyait la grand-mère. Dire à quelqu'un : « Qu'on enlève de dessus son trône ta nouvelle mariée », ou « que ta mariée meure sur son trône », c'était prononcer la plus terrible des malédictions.

3. On plaçait sept sièges près du trône de la mariée, pour le marié et ses compagnons, autour desquels dansaient et chantaient en rond les vierges et les adolescents.

Que le Scribe fasse retentir ta maison de lamentations,

Et qu'il la plonge dans le deuil.

Va n.

J'ai tant soupiré que le soupir s'est mis à m'aimer;

J'ai fait un rêve, mais le Destin Ta dissipé.

Que puis-je faire, ô Destin, contre ta volonté ?

Tu ne m'as jamais laissé accomplir mon vœu.

Qui possède la bien-aimée, n'a plus d'amour dans son

cœur; Qui aime la bien-aimée, n'a plus de graisse dans son

cœur.

Van,

Jusqu'à quand resteras-tu loin de moi ?

Mon cœur frémit ici.

Viens ici, viens !

Sors de ta maison et viens ici !

Je vais mourir ici, à l'instant même,

Et tu porteras mon sang sur ton front.

Si tu ne veux pas de moi,

Prends un couteau, égorge^moi ici,

Verse mon sang dans un verre

Et garde-le près de toi;

Chaque fois que tu te rappelleras mon amour, '

Trempes-y tes lèvres, bois-en une goutte,

Eghine,

Cette nuit, je suis sorti,

Un nuage sombre glissait doucement.

Il glissait vers la montagne.

Bien des saluts à ma bien-aimée !

Ma bien-aimée dormait au jardin,

Ayant posé la tête sur des coussins de Brousse;

Elle dormait et elle était toute en sueur;

Je me suis baissé pour lui donner un petit baiser;

J'ai trébuché et je suis tombé dans un cachot, Un cachot, un grand cachot, Tout plein de roses et de basilics.

J'ai mis mon espoir en saint Serge i ;

Il vint et me délivra.

Boulanek.

Combien de fois je t'ai dit :

« N'aime pas la rose, elle a des épines;

Aime la violette,

Elle n'a pas d'épines et elle a un très doux parfum,

N'aime pas la rose épanouie

Qui vient se faner sur ton sein ;

Aime la rose en bouton,

Qui vient s'épanouir sur ton sein. »

i. Saint Serge est celui parmi les saints que les prisonniers, les captifs, tous les hommes se trouvant en peine ou en péril appellent à leur aide, et que les jeunes filles invoquent pour avoir un beau fiancé.

Je voudrais me fondre et me changer en eau, Me mêler aux fleuves à Tonde abondante, Aller jusqu'à la source des fleuves.

Ma bien-aimée viendrait emplir sa cruche, Je coulerais en glougloutant dans sa cruche ; Elle poserait sa cruche sur son épaule, Je m'égoutterais le long de ses seins.

Djavahk.

J'ai dressé ma tente dans la forêt, sur la montagne; D'un côté paissent les béliers, de l'autre les agneaux ; Tu m'as ensorcelé, je le crains fort.

Mon cœur coule comme un fleuve, ma langue s'est paralysée.

Du soleil ou de l'ombre, lequel est le plus doux?

La grande rose rouge s'est épanouie, plus belle que toute

fleur; Je ne sais s'il est plus doux d'aller en paradis Ou d'aller avec mon aimée aux vallons ombragés.

Mogk.

Sont venus, sont venus, les longs jours du printemps ;

Je vais monter sur les montagnes avec ma douce bienaimée ;

La tenant par le bras, je vais cueillir des roses et des violettes.

0 mon aimée! au milieu des neiges, si je te serrais toute nue dans mes bras,

L'hiver pour moi serait changé en été .

Zeïtoun.

Montagnes, montagnes? ô froides, froides eaux ! Vos demeures sont maintenant sans âme, puisque ma bien-aimée ne vous visite plus.

Que tu es heureux, rossignol des jardins, Qui n'as jamais connu le mal des poumons ! Si tu avais connu le mal des poumons, Tes plumes colorées seraient tombées.

Van.

Ne dormons pas,bien-aimée, restons ainsi jusqu'au jour; Nous aurons beaucoup à dormir!

Nous dormirons bien des automnes et bien des printemps,

Pour ne plus jamais nous réveiller.

Erzeroum .

Je ne veux pas dire mes peines au soleil, De peur qu'il n'en perde sa lumière; Je les dirai à la lune

Qui se renouvelle chaque mois.

Èghine.

Viens danser, Choghère, ma petite âme!

Une eau froide tombe de la haute montagne; Viens danser, ma chère petite aine ; Que je meure pour ta taille et pour ton aspect!

Une eau tombe de la haute montagne; La source descend à flots limpides ; Elle sort en chantant du profond cachot; Elle va arroser les champs et les arbres.

Au matin, au point du jour,

Je vais invoquer le Dieu unique.

Viens danser, Choghère, ma petite âme!

Une eau froide tombe de la haute montagne.

Les oiseaux se sont rassemblés en nos vastes plaines; Ils se sont attablés dans notre champ ; Qu'il est doux, le chant du rossignol ! Les voici qui s'envolent tous ensemble.

Viens ! allons en notre champ et verger,

Cueillons des roses et des violettes;

Tressons des couronnes à nos fronts,

Aimons-nous, seuls l'un avec l'autre ! j

Promenons-nous, reposons-nous en plein soleil; Je te dirai mes noires peines ; Viens, Choghère, donne-moi ta main; Cruelle, qu'as-tu donc à me reprocher ?

Heureux, mille fois heureux, le jour

Où moi je labourerai, toi tu porteras le repas,

Quand nous attellerons ensemble la charrue,

Et que le conducteur chantera les chants de labour!

Tu as pris ta cruche à ton épaule,

Tu t'en vas vers la source.

Je voudrais poser ma tête sur ton genou,

Et m'endormir doucement.

La nuit, dans mes rêves, Comme tu m'apparais charmante !

Ta clarté se reflète dans la source.

Tu es la houri demeurant au manoir.

Viens, Choghère, promets-le-moi !

Nous allons monter sur un cheval puissant,

Tu vas enlacer ma forte taille;

Je ne te donnerai à personne, tu es à moi !

Je vais prendre mon arc, mes flèches et mon épée,

Je mettrai en pièces ceux qui viendraient contre nous.

Viens me donner un petit baiser,

Et que ma mère devienne ta belle-mère.

Que le monde entier vienne contre nous !

J'ai mon épée à la ceinture, mon bouclier à la main,

Tu verras comment ton vaillant amoureux

Va les égorger tous et les mettre en fuite.

Viens, Choghère, mon âme! promets-le-moi! Donnons l'un à l'autre la bague ornée d'un diamant! Que notre père le prêtre nous bénisse! J'adore ta bouche mignonne!

Je vais attacher sur ma poitrine les deux mouchoirs en forme de croix, De couleur verte, rouge et jaune; Je vais tenir une pomme sous mon nez Et la croix du parrain sur ma tête.

Tu es mon âme, douce Choghère!

Mets tes boucles à tes oreilles,

Pends tes zilifs i le long de tes joues, Et ton large collier le long de ta gorge.

De quarante maisons, de quarante portes, Les gens viendront à notre mariage.

On nous conduira à l'église...

Le tendre amour que j'ai pour toi me fait perdre la tête !

Grande fête de noces, avec tambour et fifre !

Toi la mariée, moi le marié.

Qu'y a-t-il de plus doux en ce monde ?

Ton nom est Choghère, mon nom est Vardan.

Le garçon d'honneur tiendra le nourk 2 ; La marraine te prendra par un bras, La belle-sœur te prendra par l'autre, Le voile rouge sur ta tête.

A cheval, en foule,

Nous irons à l'église.

Nous recevrons le sacrement du mariage,

Nous ferons le vœu d'un cœur ferme.

i. Ornement d'or, ou d'argent que les jeunes filles pendent à leur coiffure et laissent tomber le long de leurs joues.

a. Arbre artificief orné de plumes de coq et de fleurs, et "chargé de toutes sortes de fruits, que l'un des garçons d'honneur porte , devant les mariés, de l'église jusqu'à la maison.

Viens, chérie! je vais te dire encore une petite chose douce :

Laisse-moi couper une mèche de tes cheveux, Portons-la à Saint-Karapet, le souverain de Moush, Pour qu'il accomplisse le désir de notre cœur.

Moush .

Au mont d'Arderth plein de cailloux, Allons avec des chaussettes fines et bariolées, Au mont d'Arderth plein de cailloux, Paré de roses rouges et vertes.

Viens, que je t'emmène sur notre mont, Que je t'orne de fleurs de la tête aux pieds, Au mont d'Arderth plein de cailloux, Avec des chaussettes fines et bariolées.

Viens, que je t'emmène sur notre mont, Vois comme les pelouses sont jolies. Essuie tes yeux, ne sanglote pas, J'y trouverai un remède à ton mal.

Le mont d'Arderth s'est revêtu

De beaux atours,

Il a mis une couronne à la tête, il a passé au cou

Un collier de violettes et de lys.

Quand tu essuies à ton front la neige du printemps, Toi, incomparable mont d'Arderth !

Le monde entier s'enivre à ton doux parfum ; Tu te pares de fleurs de mille sortes.

Du mont d'Arderth une eau froide

Coule à flots limpides;

Allons cueillir avec toi

Des grenades et des pommes délicieuses.

Le berger avec ses agneaux

Est monté sur la brune colline;

Il s'est fait une couronne avec des perce-neige ;

Que je sois immolé pour toi, beau sommet!

Les vents frais de l'est Frôlent tes tendres flancs, Tes larges bras verdoyants Ombragent les vastes plaines.

0 vents, vents errants,

Soufflez doucement autour d'Arderth;

Passez par la vallée, je ne vous embrasserai pas;

Apportez-moi seulement une nouvelle de ma bien-aîmée,

Arderth, ton sommet est charmant; Cette haute forteresse s'y est majestueusement assise. Tes flancs sont pleins de suaves senteurs; Respire-les toujours, insatiable Arderth!

Allons avec des chaussettes fines et bariolées, Au mont d'Arderth plein de cailloux, Qu'entourent de nombreux villages

Couverts de feuillages verdoyants.

Moush.

J'ai cueilli des roses en des corbeilles Je les ai mises par terre dans la rosée. Et voici mon aimé qui arrive Sur son fougueux cheval rouge.

Celle que j'aime est comme le lait avec la crème dessus, Elle est comme le basilic avec le duvet dessus; Ceux qui ne me donneront pas mon aimée, Que le feu de Dieu tombe sur eux!

J'ai une pomme, qui est mordue;

Elle est toute dorée.

Mon frère l'a demandée, je ne la lui ai pas donnée.

J'ai dit : C'est mon bien-aimé qui me Ta envoyée.

te CHANTS POPULAIRES ARMÉNIENS

La pluie tombe doucement, Les feuilles du saule frissonnent; Voici mon frère qui arrive Sur son fougueux cheval rouge.

Jeune fille, tresse tes cheveux, Frotte tes joues contre les miennes, Monte sur mon oreiller, Et chante comme un rossignol.

La porte de ton jardin est ouverte, Tes pieds sont humides de rosée]; Tu te trouves loin de ton aimée, Tes yeux sont chargés de larmes.

Sont venues, sont venues les jeunes filles de Mogk,

Grakhanor nananor !

Les jeunes filles de Mogk portant des lyres.

Grakhanor nananor !

Sont venus, sont venus les jeunes hommes de Segh,

Grakhanor nananor !

Les jeunes hommes de Segh portant des poignards. Grakhanor nananor !

Nous sommes allés à Bitlis ;

Grakhanor nananor !

Sa taille était fine, son cou, élancé.

Khanik nanik, djan nanik !

Pour l'amour de Dieu, donne-moi un baiser.

Khanik nanik, djan nanik !

Nous sommes allés à Bitlis en pèlerinage à saint Nichan ;

Khanik nanik, djan nanik !

Nous sommes allés embrasser le bon saint Nichan ;

Khanik nanik, djan nanik !

Nous avons passé l'alliance d'or à ton doigt,

Khanik nanik, djan nanik!

Allons, viens! beau jeune homme de Moush !

Khanih nanik, djan nanik!

Viens, beau jeune homme au poignard d'argent!

Khanik nanik, djan nanik !

Moush.

J'ai un boisseau et demi de blé pour semer;

Les moineaux sont venus en foule pour le manger;

Je me suis baissé, j'ai ramassé des pierres, pour les frapper ;

Ils ont pris leur vol, ils sont allés sur le toit de la forteresse pour se plaindre.

Les notables sont venus pour les juger, Les curés sont venus pour les bénir, Les garçons sont venus pour les tuer.

Les nouvelles mariées sont venues pour en faire des sachets à khôl ;

Les jeunes filles sont venues pour en faire des pinceaux à khôl.

0 les moineaux

Au petit ventre blanc,

Aux petits pieds rouges !

Ils mangent les grains,

Ils boivent l'eau

Au bord du ruisseau.

Puis ils s'enfuient et vont se promener.

J'ai un boisseau et demi pour semer; Donnez, par maison, deux hommes, pour semer; Attelez, par maison, deux bœufs, pour labourer; Donnez, par maison, deux hommes, pour herser; Donnez, par maison, deux hommes, pour arroser; Donnez, par maison, deux hommes pour récolter ; Donnez, par maison, deux hommes, pour battre ;

Veillez bien, afin que les moineaux ne dispersent pas le blé pour le manger.

0 les moineaux

Au petit ventre blanc,

Aux petits pieds rouges !

Ils mangent les grains,

Ils boivent l'eau

Au bord du ruisseau,

Puis ils s'enfuient et vont se promener.

Van.

Je te donnerai le diadème de ma tête,

Va chercher dans la mer le << dsamtel i » de mes cheveux.

— Je suis un bon nageur,

Mais je n'irai pas chercher dans la mer le « dsamtel » de tes cheveux.

— Je donnerai la parure de ma tête,

Va chercher dans la mer le « dsamtel » de mes cheveux.

— Je suis un bon nageur,

Mais je n'irai pas chercher dans la merle « dsamtel » de tes cheveux.

— Je donnerai la chemise que je porte,

Va chercher dans la mer le « dsamtel » de mes cheveux.

— Je suis un bon nageur, etc.

i. Le « dsamtel » est une longue et épaisse « faveur » terminée par de lourds glands de soie, que les jeunes filles des villages arméniens nouent au bout de leurs deux nattes et qu'elles laissent pendre le long de leur dos jusqu'aux jambes.

— Je te donnerai la parure de ma gorge,

Va chercher dans la mer le « dsamtel » de mes cheveux.

— Je suis un bon nageur, etc.

— Je te donnerai les manchettes de mes bras,

Va chercher dans la mer le « dsamtel » de mes cheveux.

— Je suis un bon nageur, etc.

— Je te donnerai le collier de mon cou,

Va chercher dans la mer le « dsamtel » de mes cheveux.

— Je suis un bon nageur, etc.

— Je te donnerai le « djetik A » de mes joues,

Va chercher dans la mer le « dsamtel» de mes cheveux.

— Je suis un bon nageur, etc.

— Je te donnerai mes cheveux soyeux ,

Va chercher dans la mer le « dsamtel » de mes cheveux.

— Je suis un bon nageur, etc.

— Je te donnerai mon large front,

Va chercher dans la mer le « dsamtel » de mes cheveux.

— Je suis un bon nageur, etc.

— Je te donnerai mes sourcils arqués,

Va chercher dans la mer le « dsamtel » de mes cheveux.

— Je suis un bon nageur, etc.

— Je te donnerai mes yeux de faïence,

Va chercher dans la mer le « dsamtel » de mes cheveux.

— Je suis un bon nageur, etc.

— Je te donnerai ma bouche de miel,

Va chercher dans la mer le « dsamtel » de mes cheveux.

i. Sorte de pendant attaché à la coiffure et tombant le long des joues.

— Je suis un bon nageur, etc.

— Je te donnerai ma face rondelette,

Va chercher dans la mer le « dsamtel » de mes cheveux.

— Je suis un bon nageur, etc.

— Je te donnerai mes mains menues,

Va chercher dans la mer le « dsamtel » de mes cheveux.

— Je suis un bon nageur, etc.

— Je te donnerai ma gorge blanche, Va chercher dans la mer le « dsamtel » de mes cheveux.

— Je suis un bon nageur,

Mais je n'irai pas chercher dans la mer le « dsamtel » de tes cheveux.

— Sous le poids de ma chevelure

Mon a dsamtel » se cassa et tomba dans la mer; Va chercher mon « dsamtel » et donne-le moi, Pour l'amour de ta jeunesse!

— Sur mes deux yeux !

J'irai chercher ton «dsamtel » et te le donnerai. Quand est-ce que Dieu nous accordera ce jour Où Ton dira de nous : « Ils sont bien heureux? »

Van.

Dans une variante d'Alachkerte (publiée par M. Lalayantz, dans sa Revue Ethnographique), ce chant a un commencement différent; le voici :

Je ne peux, ne peux, ne peux danser A cause de la lourdeur de ma chevelure ; Elle est si épaisse, ma chevelure, Que la perdrix y a fait son nid.

Comme mon « dsamtel » froufroutait trop,

La perdrix s'envola avec ses petits;

Mon « dsamtel » se cassa et tomba dans la mer.

Que dois-je donner au nageur,

Pour qu'il retire de la mer le « dsamtel » de mes cheveux, etc.?

VARIANTE

Que dois-je donner au nageur?

Koma koma heï !

Je donnerai ma chemise au nageur.

Zoma zoma heï !

Il n'en a pas voulu, il ue l'a pas prise,

Koma koma heï!

Il n'a pas retiré de la mer le « dsamtel » de mes cheveux.

Zoma zoma heï !

Que dois-je donner au nageur?

Koma koma heï !

Je donnerai ma ceinture au nageur.

Zoma zoma heï ! Il n'en a pas voulu, il ne l'a pas prise.

Koma koma heï !

Il n'a pas retiré de la mer le « dsamtel » de mes cheveux.

Zoma zoma heï!

Que dois-je donner au nageur?

Koma koma heï !

Je donnerai ce que j'ai au-dessus de ma ceinture.

Zoma zoma heï!

Il n'en a pas voulu, il ne l'a pas pris.

Koma koma heï!

Il n'a pas retiré de la mer le « dsamtel » de mes cheveux.

Zoma zoma heï!

Que dois-je donner au nageur ?

Koma koma heï!

Par une nuit de clair de lune, je lui ai donné un baiser.

Zoma zoma heï !

11 Fa trouvé bon, il l'a pris.

Koma koma heï !

11 a retiré de la mer le « dsamtel » de mes cheveux.

Zoma zoma heï !

Van-Mousk.

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