‹ Chants populaires arméniensChapitre 79 sur 87 · LE CHANT DE LA MORT · texte numérisé non relu

LE CHANT DE LA MORT

Il est mort, celui qui avait amassé une grande fortune ;

Il est mort, celui qui commençait à en amasser une.

Il est mort, le médecin Djalalentz,

Qui guérissait toutes les plaies :

Il eut au cœur une plaie qu'il ne put guérir.

Il est mort, le prophète David,

Qui, du fond de son cœur, a dit huit canons de psaumes.

Il prit la cognée, se rendit à la forêt, Coupa du bois, façonna sa harpe colorée, Il y passa les cordes d'acier :

Quand il la touchait, elle chantait.

Il est mort, Salomon le Sage,

Qui bâtit un temple lumineux,

Où il ouvrit trois cent soixante fenêtres ;

Un rayon, une fois entré, n'en sortait qu'au bout d'un jour.

Toutes les villes accoururent pour admirer ce temple.

Il y arriva une fille de la maison d'Arabie :

Elle était revêtue d'une chemise en papier,

Elle portait, par-dessus, une chemise en mousseline ;

Salomon en tomba amoureux.

Les anges vinrent enlever sa couronne lumineuse.

Il se mit à conjurer Dieu,

La couronne lui fut rapportée, mais les diamants n'y

étaient plus.

Mogk.

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