LA JEUNE FILLE VOYAGEUSE
L y a, dans cette pièce, un contraste singulier entre la clarté du fond, et la mystérieuse obscurité des accessoires. Rien de plus simple, en effet, que l'aventure historique ou fabuleuse racontée dans les quatorze premiers vers. Îl s'agit d’une jeune fille qui abandonne son pays pour éviter des persécutions auxquelles sa beauté l'expose , et qui périt dans le vaisseau où elle s’est embarquée, victime de la précipitation brutale avec laquelle le capitaine du navire la jette en mer pour morte, quand elle n'est qu'évanouie du saisissement que luimême lui a causé en alarmant sa pudeur.
Mais rien de plus bizarre que les six derniers vers; rien de plus difficile à imaginer que l'intention qui les a inspirés , que la pensée à laquelle ils se rapportent. Je laisse cette intention, cette pensée à deviner au lecteur. Quant à moi, si Je cherche un motif et un sens aux vers dont il s'agit, je n'y puis voir qu'une hyperbole merveilleuse, suggérée par le désir de célébrer , dans la jeune passagère , cette timidité virginale, cette susceptibilité de pudeur, pour laquelle la moindre offense devait être mortelle. C'est de la rougeur céleste de cette
pudeur blessée, qu'une seule goutte du sang de la jeune infortunée semble avoir reçu la vertu magique de teindre les fleuves et la mer. Telle me paraît avoir pu être l'idée du poète: cette idée serait sans doute étrange et recherchée; mais elle aurait aussi quelque chose de profond et de hardi ; et, à ce titre du moins, elle serait bien grecque.
Nul doute que la pièce n'ait été composée dans quelqu’une des îles de l'Archipel, surtout si le mot κατέχω» comme synonyme de ἠξεύρω, et quelques autres encore, y appartiennent primitivement.
Μιὰ xp” ἀπὸ τὴν εὐμορφιὰν νὰ ταξειδέψη θέλει" Νὰ ταξειδέψη δὲν ᾽μπορεῖ, νὰ Adun δὲν κατέχει. Δίν) ἑκατὸν βενέτικα, καράθι νὰ ναυλώση, K° ἀλλ) ἑχατὸν βενέτικα νὰ ma μὲ τὴν τιμήν της, Ovr’ ἤτονε δυὸ μίλια τριὰ μακρυὰ ἀπὸ τὸ χάστρον, Ô ναύχληρος τοῦ καραθιοῦ ἀπλόνει 'σ τὰ βυζιά της. Ἡ xdp” ἀπὸ τὴν ἐντροπὴν ἔπεσε x’ ἑλιγώθη.
.Ἀπὸ «τὸ χέρι τὴν κρατεῖ, *o τὴν θάλασσαν τὴν ῥήχνει. KL’ ἡ θάλασσα τὴν ἄραξε ᾿σ τὸ Μωριανὸν πηγάδι. Πᾶν αἱ Μωριάτες γιὰ νερὸν, πᾶν αἱ Μωριανοποῦλες, Καὶ ῥήχνουν τὰ λαγήνια τους, καὶ πιάνουν τὰ μαλλιά τής. « Ίδὲς χορμὶ γιὰ δουλαμᾶν, δάχτυλα γιὰ τὴν πέναν | » Ίδὲς ἀχείλη γιὰ φιλὶ, κ᾿ ἂς ἦν) καὶ µατωμένα ! » Καὶ μὲ μαντῆλι τ’ ἄσουρα, κ’ ἔθαψε τὸ μαντῆλι" Καὶ σὲ ποτάμι τό Ἴλυνα, x’ ἔθαψε τὸ ποτάμι, ὔθαψ) ἡ ἄκρη τοῦ γιαλοῦ, x’ ἡ µέση τοῦ πελάγου, Έθαψε κ’ ἕνα χάτεργον, x’ ἓν εὔμορφον γαλοῦνι,
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