D'UN FILS MALTRAITÉ
Cx sont ici les plaintes d’un fils maltraité par sa mère, et qui cherche à l’attendrir ôu à l’effrayer par les menaces qu'il lui fait de s'enfuir loin d'elle, et par le tableau qu'il lui met sous les yeux des misères et des fatigues auxquelles il est résolu de s’exposer dans les pays étrangers, plutôt que de continuer à supporter l’injustice et les duretés dont il est l'objet. Il finit par prédire sa propre mort, et les regrets tardifs dont sa mère sera saisie, lorsqu'après plusieurs années de souci et d'attente, elle recevra enfin la nouvelle qu'il a péri dans la terre étrangère. |
On peut, si l'on veut, joindre immédiatement les deux premiers vers aux suivants, en les placant de même dans la bouche du fils maltraité. Mais on peut aussi, et il vaut, Je crois, mieux les regarder comme un prologue distinct, par lequel le poète prélude à l'effusion des peines du pauvre jeune homme.
Une certaine douceur de versification et de langage
doivent faire supposer que cette pièce a été composée plutôt dans les Îles, ou sur les côtes de la mer, que dans les contrées montagneuses de la Grèce; mais je n’ai là dessus aucune donnée plus positive. Ce qui est certain, c'est que la pièce est regardée comme belle partout où elle est connue, et qu'elle est connue dans presque toute la Grèce. Sa popularité serait, au besoin, suffisamment attestée par les variantes des différentes copies : j'en ai eu trois, dans chacune desquelles j'ai choisi les leçons qui m'ont paru les plus heureuses.
οουυοωοσυουο ωυωσωωωσ σσ σου RE RS ον ουσ ωοωωσαωυονωυν