‹ Chants populaires de la Grèce moderne (volume 2)Chapitre 66 sur 146 · CHANSONS AFFECTÉES À DIVERS USAGES . DE LA VIE DOMESTIQUE · texte numérisé non relu

CHANSONS AFFECTÉES À DIVERS USAGES . DE LA VIE DOMESTIQUE

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CHANSONS ΝΟΡΤΙΑΙ Ε.Ο

L y a, comme je l'ai dit ailleurs, dans chaque village de la Grèce, une multitude de chants populaires exclusivement appropriés aux diverses cérémonies du .mariage. Ces cérémonies sont à peu près partout les mêmes, et ont partout des chansons qui y sont spécialement appropriées, et qui varient de canton à canton, de province à province, de sorte qu'elles formeraient à elles seules un recueil volumineux. Les échantillons suivants de cette riche branche de la poésie populaire des Grecs appartiennent tous à-la Thessalie,

On chante le premier la veille du mariage, dans la maison de la fiancée , pendant que ses jeunes compagnes la peignent et lui nattent les cheveux. |

Le send se chante au moment où la fiancée quitte la maison paternelle, pour se rendre, avec son cortège, à l'église, et de là chez son mari. C'est proprement l'adieu de la fiancée à ses voisins et à ses proches : le morceau est assez remarquable, tant pour le sentiment, que pour l'expression: Par ces trois verres de breuvage amer qu elle laisse à sa mère, en la quittant, la jeune fiancée fait allusion aux regrets dont elle sent bien

qu'elle va être l'objet pour cette tendre mere, surtout à certaines heures et certains jours où elle était plus particulièrement l’objet de ses ‘soins. |

Arrivée dans la maison de son époux, la nouvelle mariée y reste voilée jusqu’au moment où tout le monde se met à table. Alors celui qui porte le titre et remplit les fonctions de paranymphe lui détache son voile; et c'est pendant cette cérémonie que les convives et assistants chantent le troisième morceau, dont le motif est d'avertir la jeune épause des travaux et des devoirs qui l'attendent dans sa nouvelle position.

Le quatrième et cinquième morceau n’ont, je crois, pas de destination spéciale dans l'ensemble des cérémonies nuptiales : ils se chantent seulement aux danses qui ont lieu à la suite de la noce.

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φίνω JELav ‘6 τὸν µαχαλαν, χαὶ γειαν ςτοὺς ἐδικούςμου; Αφίνω καὶ 'σ τὴν µάνναν µου τρία ὑαλιὰ φαρμάκι"

Tôva νὰ πίνη Tù ταχὺ, τ) ἄλλο τὸ μεσημέρι,

To τρίτον, τὰ φαρμακερὸν, ταῖς ᾿πίσημαις ἡμέραις.

» . , , μ CSS SOS SOS SSSR *

(Dv haut ) des montagnes à triple cime, — un épervier a parlé : — « Calmez-vous, vents; calmez-vous , —-pour ce soir et dernain soir, — La noce d’un jeune garçon se fête : —une fille blonde se marie.

van enn dense tes

Je laisse le bonjour à mon voisinage, le bonjour à mes proches; — et à ma mére, je laisse trois flacons d’amertume : — du premier, elle en boira le matin; du second à midi; — et le troisième, le plus amer, sera pour les jours de fête.

ten νὑόσυυυσυοώνω

TPATOYAIA TOY ΓΑΜΟΥ.

K° οὐδὲ νεὸν φοθᾶται, οὐδ) ἄγωρον, Moy τὴν ἀνδραδέρφην τὴν πύρινην, Οποῦ τὴν σηχόνει πολλὰ ταχύ:

Notre petite colombe de bru, — Ya s'asseoir, en chantant, le long du chemin; — et ne craint ni garçon, ni jeune homme. — Elle ne craint que sa belle - sœur, cette (belle-sœur) ardente (à l'ouvrage), — qui la fait lever matin : — « Levezvous, dame la bru; car il fait jour. — Quand (donc) les ferez-vous (ces) neuf pains, — qu’il faut envoyer à neuf bergers , — en attendant les neuf autres ? »

2/0 . TPATOTAIA TOY TAMOT.

ὔλες ἡ μελαχροινὲς κ ἡ µαυρομάτες, | Με ταῖς ἐλεαῖς γεμάτες, λες φιλὶ μοῦ δώσανε: xai μιὰ δέν μοῦ τὸ δίνει: Πολὺν καὐμὸν pe ἀφίνει.

Εἰς βουνὸν DEV ἀναιθῶ, νὰ χάµω κῆπον Éxet νὰ στήσω χῆπον, Κῆπον καὶ παρἄκηπον, x’ ὡραιὸν ἀμπέλι Καὶ θύραν νὰ ἐμθαίνη.

CHANSONS NURTIALES. 241

Toutes les brunes et les (belles) aux yeux noirs, — (aux joues) pleines de petits signes, — toutes m'ont donné un baiser; mais l’une (d'elles) ne m'en donne pas ,— (et) me laisse (en) grand chagrin. — Je veux monter sur la colline, { pour y) faire un jardin, — y planter un jardin — et un verger, avec une jolie vigne, — et une porte pour entrer. — Les belles (y) viendront manger du raisin, — avec le baiser sur les lèvres. — Elles viendront toutes, les (belles)aux yeux noirs, — toutes (pour mon tourment), que Dieu les confonde! — (Elles sont venues), ont appelé le jardinier: « Jardinier, donne-nous du raisin, — et baise-nous sur les levres. » — « (Belles), ôtez vos chaussures, et entrez ici, —ici, tout au milieu. — Voulez-vous des pommes? prenez-en; voulez-vous du coing?

— personne ne vous le disputera. — Voulez-vous du raisin muscat, du raisin de Corinthe ? — (Prenez encore, c’est) pour le tendre amour.

242 ΤΡΑΓΟΥΔΙΑ TOY l'AMOT.

É 9 5» 7 9 \ \ / 9 \ , ÿ βγᾶτ᾽, ἀγώρια, 'σ τὸν χορὸν, κοράσια, ’o τὰ τραγούδια, Na ἐδῆτε καὶ va μάθετε, πῶς πιάνετ᾽ ἡ ἀγάπη.

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Jeunes garçons, venez danser; jeunes filles, venez chanter : — venez voir, venez apprendre comment se prend lamour.— Il se prend par les yeux, il descend sur les lèvres; — des lèvres il se

glisse dans le cœur, et dans le cœur il prend racine.

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νου ωυσο ουυωυον ον νο υώωώωώυνο ών RTE VAR N/D EL ωωωουωυοωώυοςσώωνων

CHANSONS

J A1 parlé, dans l'introduction, de ces chansons de Ia saint Basile, ou du premier jour de l'an, et de celles du premier mars, que des troupes de jeunes gens chantent dans les maisons où ils vont demander des étrennes, à ces deux époques de l'année. Les huit morceaux qui suivent appartiennent à cette classe de chansons, ét peuvent en être regardés comme des échantillons.

Le premier morceau de huit vers, et que je crois complet, est un chant en l'honneur de saint Basile luimème. Je ne sais si l'aventure miraculeuse sur laquelle il roule, a pour fondement quelque légende écrite, ou quelque tradition orale. Mais, dans tous les cas, il est curieux pour la rudesse familière du ton et du langage.

Le second morceau est celui que l'on chante en s'adressant au maître de la maison : il n’est pas complet dans le texte; mais la traduction en présente l’ensemble.

C’est en l'honneur de la maîtresse de la maison , que se chante le troisième morceau : il s'y trouve une la-

cune que j'ai été obligé de laisser aussi dans la traduction, faute de dopnée, mêmp vague, sur le sens et le motif des vers qui manquent.

Lorsqu'il y a, dans la maison, un jeune homme déja assez avancé dans ses études pour mériter le titre de docte, de lettré, on chante pour lui le quatrième morceau. Ἡ s’y trouve des lacunes, comme dans les deux précédents , mais ici J'ai pu donner le sens, ét même, à peu de chose près, le sens littéral des passages manquants. Ce morceau est celui des huit compris sous cet argument, dans lequel il y a le plus d'imagination, et le mélange le plus piquant de naïveté et de bizarrerie,

Les quatre vers subséquents se chantent dans une maison où lon sait qu'il y a quelqu'un d’'absent. C'est une espèce de chant affectueux de condoléance, par lequel on s'associe spontanément à des regrets que l’on est censé avoir interrompus un moment.

Je ne sais point en quelle occasion particulière on chante les six vers dont se compose le sixième morceau : l'imagination en est fort gracieuse,

Tous ces morceaux appartiennent à la partie de la Thessalie la plus voisine des côtes , et probablement à beaucoup d’autres localités de la même province : mais je ne crois pas qu'ils soient chantés hors de ses limites. Je sais du moins qu’en Épire et en Acarnanje, ce sont d'autres chansons que l'on chante dans les occasions pour lesquelles celles-ci sont faites.

Il me reste un mot à dire des deux derniers mer-

ARGUMENT. 247 ceaux. L'un, qui est agréable et complet, se chante dans le Valtos, le premier mars : enfin les sept vers du huitième morceau sont le commencement d’une chanson charmante sur le retour de l'hirondelle; chanson extrêmement populaire dans la Grèce entiére, et dont on a le type dans des morceaux de très-ancienne poésie grecque dont j'ai parlé ailleurs.

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« Βασίλη μ’, πόθεν ἔρχεσαι, καὶ πόθεν κἀταιθαίνεις ; » — « ἀπὸ τὸν δάσκαλ᾽ ἔρχομαι, ᾿σ τὴν µάνναν µου παγαίνω.»- « ν ἔρχεσ) dm” τὸν δάσκαλον, ré µας τὴν ἄλφα Brita.» }Σ τὴν πατερίτα) ἀκούμθησε, νὰ "ri τὴν ἄλφα βῆτα, K’ à πατερίτσα ς Ἴταν χλωρὴ, κι’ ἀχάμησε χλονάρι

ρου νυν οσον οσο ους υ LR VV ων νυν A/R AR RAR υ υυουσυυ

CHANSONS

Saint Basile vient de Césärée : — il porte des souliers de bronze, un vêtement de fer. — « Saint Basile d’où viens-tu , et où vas-tu?» — « Je viens de l'école, et m'en vais chez ma mère.» —«Si tu viens : de l’école, dis-nous ton 4,8,c.»—Il s’est appuyé sur sa crosse, pour dire son A,B,C;—etsa crosse 4 a verdoyé, elle a poussé une branche, — une branche à rameaux d’or, (à feuilles) brodées d’argent. |

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