II
MYRIOLOGUES.
Doris ce que j'ai dit des myriologues en général, dans l'introduction à ce recueil, on présume aisément combien j'aurais désiré pouvoir donner quelques exemples de ce genre de composition, ou, pour mieux dire,
improvisation. Mais on a dû voir aussi que c’est, par la nature même des choses, celle de toutes les branches de la poésie populaire des Grecs, dontil doit êtrele plus difficile de recueillir des morceaux. Il n'y a peut-être pas un homme élevé dans les contrées montagneuses de la Grèce, qui n'ait eu l'occasion d'entendre, au moins une fois en sa vie, quelque chose de singulier et de frappant en ce genre. Mais il n'y en a peut-être pas un non plus à qui l'idée soit jamais venue que ces effusions poétiques de la douleur pussent être de quelque intérêt hors du lieu et du moment qui les inspirent. C’est donc en vain que j'ai cherché à me procurer quelques myriologues complets : tout ce que j'ai pu recueillir de ces sortes de pièces se borne à deux fragments de quatre vers chacun qui heureusement ont un certain caractère, et peuvent aider à se faire une idée du plus vrai, du
plus poétique et du plus populaire de tous les genres d'improvisation.
De ces deux fragments, le premier appartient à un myriologue prononcé à Iannina par une dame turque de haute condition qui avait perdu son fils, sur le Danube, dans la guerre entre les Turks et les Russes, de 1786 à 1792. Que si quelqu'un s’étonnait de voir une dame turque faire un myriologue, et le faire en grec, il n'aurait qu'à se rappeler qu'en Épire » presque toutes les femmes turques sont des grecques devenues musulmanes , mais qui, du reste, n'ont oublié ni les usages, ni la langue de leur nation.
L'autre est le commencement d'un myriologue improvisé par une dame de Zagori, dans le Pinde, sur la mort de son époux. Cette femme était une personne remarquable par l'élévation de son caractère, par la gravité de ses mœurs et la force de ses affections. Elle avait deux fils dont j'ai connu l'un à Paris; tous les deux étaient absents lorsque leur père mourut, le plus jeune se trouvant en Valachie, et l'aîné à Constantinople. Le myriologue dont ces quatre vers font partie n’en avait pas, en tout, plus de seize ou de dix-huit. Mais telle fut la véhémence et la chaleur du transport dans lequel la veuve éplorée l'improvisa et le chanta, qu'elle tomba, au dernier vers, évanouie de fatigue et d'émo- Ποῃ.
ουν νωωωσοσου σου ωσοωωυοσουοσ σου ALLO ELAS LAS LARG R LR LR οσο
Χάρου τὸν κόσμον χάρου τον, χάρου καὶ τὴν ἡμέραν - Ιάννη µου, Ὑένε σύγνεφον, καὶ σχίσε τὸν ἀέρα Καὶ où, puxpé µου Κωνσταντῆ, σὰν χελιδόνι πέτα"
Απὸ τὸν Δοῦναν πέτα où, x’ ὁ Ἰάννης ἀπ᾿ τὴν πόλιν.
COLLIER RRRIORS VIDAL ουν σου οσο οσο νο.
MYRIOLOGUES.
Qu’accais - Tu chercher, que demandais-tu à ce terrible Danube? — L’herbe a poussé sur (le seuil de }tes portes; ta cour est devenue déserte. — Tes écuries pleurent tes chevaux ; ta demeure les agas ; — et ton morne tribunal pleure les procès et les sentençesé …."
COLLE LLELRRR VS ο à
Jouis de ce monde, jouis-en; jouis de ce jour (encore :)—[ demain tu seras sous terre, et il n'y aura plus de jour pour toi. |--- Ο mon (fils) Jean; fais-toi nuage et fends l'air; — et toi, mon petit Constantin, vole comme une hirondelle ; — vole du Danube (ici), et toi, Jean, (reviens) de Constantinople ; [venez tous dire adieu à votre père]...
ΜΕΡΟΣ TETAPTON.
ΔΙΣΤΙΧΑ TPATOYAAKIA.